Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA78DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2304260

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de contribuables demandant l'annulation d'un refus de réduction d'impôt Pinel et l'injonction à l'État de leur accorder cette réduction. Le tribunal a jugé irrecevable leur recours, faute d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 80 CB du Livre des Procédures Fiscales. La décision s'appuie sur les dispositions du Code Général des Impôts et du Livre des Procédures Fiscales.

2 avril 20267éme chambre
TA78DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308373

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours en plein contentieux par une SCI contestant le rejet de sa demande de remboursement d'un crédit de TVA. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requête par la société requérante, intervenu par mémoire enregistré le 24 février 2026. En conséquence, le tribunal met fin à l'instance sans examen du fond du litige.

Avocat : BOYARD EI - LEXINFLUENS AVOCATS

2 avril 20267éme chambre
TA78DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309973

Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête des époux C... qui contestaient la régularité de la notification d'une proposition de rectification fiscale pour l'année 2021. La juridiction estime que l'administration a apporté la preuve de cette notification, conformément aux articles L. 57 et L. 76 du livre des procédures fiscales. En conséquence, les cotisations supplémentaires et pénalités sont maintenues, et la demande de prise en charge des frais d'instance par l'État est également rejetée.

Avocat : CREAC'H

2 avril 20267éme chambre
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604305

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre effectivement un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à un ressortissant marocain, ou à défaut la carte de séjour sollicitée, dans un délai de dix jours. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée, notamment en raison de la suspension du contrat de travail du requérant, et que la mesure était utile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

2 avril 2026
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604828

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante marocaine demandant l'injonction au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour (type "passeport talent") ou de lui délivrer un document provisoire autorisant le travail. Le juge a constaté l'urgence, notamment au regard des risques de suspension de son contrat de travail, et a jugé la mesure utile. Il a en conséquence ordonné au préfet de statuer dans un délai de deux mois sur la demande de la requérante, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux procédures dématérialisées.

2 avril 2026
TA33DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602721

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Cahuzac de désigner un expert pour constater l'état d'un immeuble présentant un péril pour la sécurité publique. Le juge a ordonné cette mesure d'expertise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et selon la procédure de référé prévue à l'article R. 531-1 du code de justice administrative. L'expert devra, dans un délai de 24 heures après sa désignation, examiner l'immeuble et proposer les mesures nécessaires pour mettre fin au danger imminent.

2 avril 2026
TA34DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402154

Le Tribunal Administratif de Montpellier a jugé une demande en responsabilité contre la commune de Codalet suite à l'effondrement d'un mur de soutènement. Le tribunal s'est reconnu compétent, estimant que le mur litigieux, bien que n'appartenant pas en propre à la commune, constitue un accessoire indispensable d'une voie publique communale. En conséquence, il a condamné la commune à indemniser le propriétaire lésé pour son préjudice et à procéder aux travaux de réfection du mur, appliquant les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics.

Avocat : AMADEI

2 avril 20264ème chambre
TA34DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401628

Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par la commune de Cerbère pour liquider une astreinte prononcée contre une occupante sans titre de son domaine public. Le tribunal a fait droit à la demande de la commune, liquidant l'astreinte définitive à 10 700 euros pour inexécution tardive de l'injonction de libérer les lieux. Il a appliqué les articles L. 911-7 et R. 751-3 du code de justice administrative, rejetant les moyens de la défenderesse fondés sur des difficultés d'exécution et une notification incertaine du jugement initial.

Avocat : S.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C

2 avril 20264ème chambre
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200418

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de trois anciens associés d'une société de traiteur. Les requérants estimaient que l'État avait commis une faute en refusant initialement l'aide du fonds de solidarité COVID-19, causant la liquidation de leur entreprise. Le tribunal a jugé que le refus initial de l'administration était justifié, car la société ne remplissait pas une condition d'éligibilité (l'absence de dette fiscale impayée au 31 décembre 2019), et que le lien de causalité entre ce refus et la liquidation n'était pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité.

Avocat : ROCHE

2 avril 20261ère Chambre
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501674

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... qui contestait sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi et la suppression de son allocation. La juridiction estime que l'intéressé, en refusant les propositions d'accompagnement et en ne produisant pas de justificatifs de recherche d'emploi récents, a manqué à ses obligations de démarches actives et répétées. La décision de France Travail est donc légale au regard des articles L. 5411-6, R. 5411-11 et R. 5411-12 du code du travail.

2 avril 2026Juge unique 7
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2010285

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande d'indemnisation pour une infection nosocomiale contractée en octobre 2000 au CHU de Nantes. La juridiction a rejeté la demande de mise hors de cause de l'Office national d'indemnisation (ONIAM), estimant que la solidarité nationale pouvait être engagée malgré la date de l'infection. Le tribunal a appliqué les principes de responsabilité administrative et les dispositions relatives à l'indemnisation des infections nosocomiales.

Avocat : SELARL LEXCAP ANGERS

2 avril 20267ème Chambre
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2102365

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande principale de la société Assurances Crédit Mutuel – IARD visant à faire condamner le centre hospitalier de Cholet à lui verser une indemnité. La juridiction a estimé que l'assureur, ayant réglé l'intégralité des préjudices de la victime par une transaction, ne pouvait plus exercer de recours subrogatoire contre l'établissement hospitalier. La décision s'appuie sur les articles L. 124-3 et L. 124-5 du code des assurances, qui régissent les droits de l'assureur après indemnisation.

Avocat : SELARL FABRE ET ASSOCIES

2 avril 20267ème Chambre
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602193

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence, a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de proposer un logement de transition à la requérante dans un délai d'un mois. Le juge a constaté que l'État, garanti du droit au logement opposable (DALO), avait manqué à son obligation de résultat en ne proposant aucun hébergement malgré une décision prioritaire de la commission de médiation. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent cette obligation à l'administration.

2 avril 2026Magistrat : Mme GIBSON THERY - R. 222-13
TA45DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601336

**Sujet principal** : Recours en référé contractuel visant à annuler une procédure de délégation de service public pour l'exploitation d'une unité de valorisation énergétique, pour offre anormalement basse et irrégularité de la procédure. **Juridiction** : Tribunal administratif d'Orléans (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Paprec Energie Centre Est. Il estime que le syndicat mixte BGV n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en jugeant viable l'offre de l'attributaire, et que la requérante ne démontre pas que cette offre était anormalement basse ou fondée sur un tonnage de déchets non autorisé. **Textes appliqués** : Article L. 551-1 du code de justice administrative (référé contractuel).

Avocat : SELARL CABANES AVOCATS

2 avril 2026
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603519

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement universitaire géré par le CROUS d'Aix-Marseille-Avignon. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illicite portait atteinte au bon fonctionnement du service public en privant d'autres étudiants d'un logement. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestable, justifiant l'injonction de libérer les lieux sans délai.

Avocat : SELARL SKOV

2 avril 2026
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603524

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement universitaire géré par le CROUS d'Aix-Marseille-Avignon. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public de répondre à la demande étudiante. La demande a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant l'injonction de libérer les lieux sans délai.

Avocat : SELARL SKOV

2 avril 2026
TA06DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601373

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à une ressortissante marocaine, estimant que le refus de l'administration malgré un dossier complet créait une situation d'urgence. Le juge a cependant refusé d'y adjoindre une autorisation de travail, car la demande ne relevait pas des cas prévus par l'article R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La décision, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a également condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais engagés.

Avocat : DIASPARRA

2 avril 2026
TA34DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600287

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise présentée par une propriétaire concernant des désordres sur sa maison qu'elle imputait à des travaux de voirie communaux. Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, car les rapports d'experts déjà produits n'établissaient pas de lien de causalité manifeste entre les travaux et les désordres allégués. La demande de la commune d'une condamnation aux dépens sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.

Avocat : BONNET

2 avril 2026
TA06DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601557

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de convoquer un ressortissant américain pour lui remettre son titre de séjour "visiteur" expiré et lui permettre de déposer une demande de renouvellement, assortissant cette injonction d'une astreinte. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, considérant que la carence de l'administration plaçait le requérant en situation irrégulière. La décision s'appuie sur les articles L.521-3 du code de justice administrative et R.431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : CABINET LEXIDY (SELARL)

2 avril 2026
TA101DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-1700115

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la communauté intercommunale CIREST visant à annuler un protocole transactionnel de 2019 et à obtenir réparation pour des travaux défectueux sur un émissaire en mer. Le tribunal a jugé que la CIREST n'établissait pas l'existence des vices de consentement allégués (erreur, dol, déséquilibre manifeste) et que les sociétés Egis Eau et SBTPC SOGEA Réunion ne pouvaient être tenues pour responsables contractuellement des dommages survenus après la signature de ce protocole, qui avait mis fin au litige initial. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les dispositions du code de la commande publique relatives aux transactions.

Avocat : ROUX

2 avril 20262ème chambre