Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2308695

**Sujet principal** : Contestation de la majoration pour résidence secondaire appliquée à la taxe d'habitation 2022. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de réduction. Il considère que le logement parisien était bien une résidence secondaire au 1er janvier 2022, date de référence pour l'imposition. La convention de divorce produite, prenant effet en février 2023, ne modifie pas la situation fiscale à cette date clé. **Textes appliqués** : Les articles 1407, 1408, 1407 ter, 1414 C et 1415 du code général des impôts, qui régissent l'assiette, la majoration pour résidence secondaire et la date de fait générateur de la taxe d'habitation (1er janvier).

26 février 2026• 2e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600543

Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête en référé de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de démontrer avoir relancé les services préfectoraux après le dépôt complet de son dossier. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GAUTHIER

26 février 2026
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400177

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A..., fonctionnaire territorial, d’un recours contestant le refus implicite du maire de Cilaos de lui verser des indemnités pour 281,5 jours d’astreintes effectuées entre 2018 et 2023. Le tribunal a requalifié les conclusions indemnitaires en conclusions à fin d’injonction, accessoires à la demande d’annulation. Il a rejeté la requête en raison de son irrecevabilité, faute pour le requérant d’avoir présenté une demande indemnitaire préalable, et a également constaté que les rémunérations antérieures au 1er janvier 2019 étaient prescrites. La décision applique les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2005-542 du 19 mai 2005 relatif aux astreintes.

Avocat : DOMITILE

26 février 2026• 2ème chambre
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401365

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale de 219 euros. La requérante soutenait ne pas avoir perçu les sommes, versées directement à l'agence de location, et avoir payé son loyer. Le tribunal a rejeté l'opposition, considérant que l'indu était fondé sur le déménagement de Mme A... avant la fin du bail, et a validé la contrainte en application des articles L. 821-1, L. 823-6 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation.

26 février 2026• Juge unique
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301907

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. C... d’une demande d’indemnisation pour les inondations de sa propriété survenues les 18 mai 2020 et 12 janvier 2021, imputées au débordement d’un fossé d’évacuation des eaux pluviales. Le requérant recherchait la responsabilité, à titre principal, de la commune de Cayenne et, à titre subsidiaire, de la communauté d’agglomération du centre littoral de Guyane. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. C..., considérant que les préjudices allégués n’étaient pas établis et que les conditions météorologiques exceptionnelles constituaient un cas de force majeure. La solution s’appuie notamment sur les principes de la responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics et les dispositions du code général des collectivités territoriales.

Avocat : M'LANAO

26 février 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2302081

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme B... épouse A... d’une demande d’indemnisation de 125 000 euros pour les préjudices résultant de ses conditions d’emploi et de son licenciement par la chambre des métiers et de l’artisanat de la Guyane. La juridiction a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la défense, estimant que le litige relevait bien de sa compétence compte tenu du statut de l’agent et des motifs du licenciement, qui ne se limitaient pas à une faute personnelle. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal s’est fondé sur la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1952 et le statut du personnel des chambres de métiers et de l’artisanat pour statuer sur le fond.

Avocat : SCP DE CONTI.AVOCATS

26 février 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401109

Le Tribunal Administratif de la Guyane était saisi par Mme B... D... d'un recours en plein contentieux contre une décision de l'OFII lui imposant une contribution spéciale et une contribution forfaitaire de 30 000 euros pour travail illégal, ainsi que contre les titres de perception subséquents. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, en raison de l'abrogation de la contribution forfaitaire et de la modification de l'article L. 8253-1 du code du travail par la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens de la requérante, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du contradictoire, et le caractère disproportionné de la sanction.

Avocat : SEMONIN CLEO

26 février 2026• 1ère Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601724

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur demande du préfet des Bouches-du-Rhône, ordonne l'expulsion de M. A..., ressortissant sierraléonais, du logement qu'il occupe sans droit ni titre dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile à Aubagne. La demande d'asile de l'intéressé a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile, et il s'est maintenu dans les lieux malgré une mise en demeure. Le juge fait droit à la requête sur le fondement des articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, en raison de l'absence de contestation sérieuse et de l'urgence liée à la nécessité de libérer des places pour d'autres demandeurs d'asile.

26 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601730

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a fait droit à la demande du préfet des Bouches-du-Rhône. Il a enjoint à Mme A... C..., réfugiée se maintenant sans droit ni titre dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile après avoir refusé trois propositions de logement, d’évacuer les lieux. Le juge a autorisé le recours à la force publique et le débarras des meubles aux frais de l’occupante, tout en lui accordant un délai de deux mois pour quitter les lieux. La solution retenue écarte les moyens tirés de la vulnérabilité et de l’atteinte aux droits conventionnels, au regard de l’urgence et de l’intérêt général.

Avocat : TRAQUINI

26 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602869

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait une expertise et une provision de 3 000 euros suite à une chute sur la voie publique à Aix-en-Provence. Le juge a estimé que la matérialité des faits n'était pas établie en raison d'éléments contradictoires, notamment un certificat médical antérieur à la date alléguée de la chute. En conséquence, la demande d'expertise a été jugée dépourvue d'utilité sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, et la demande de provision a été rejetée faute d'obligation non sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du même code. Les frais d'avocat ont également été refusés, la commune n'étant pas la partie perdante.

Avocat : BONAN

26 février 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600271

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur la demande du CROUS Normandie, a ordonné l'expulsion d'un étudiant occupant sans droit ni titre un logement universitaire. La juridiction a retenu sa compétence, considérant que le litige relève du droit administratif car il affecte la continuité du service public du logement étudiant. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, l'occupation irrégulière empêchant l'attribution du logement à un autre étudiant dans un contexte de forte demande. Le juge a appliqué l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 822-1, R. 822-1 et R. 822-9 du code de l'éducation.

26 février 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600273

Le tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expulsion présentée par le CROUS Normandie à l'encontre de M. C..., occupant sans droit ni titre d'un logement universitaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en l'absence de démonstration d'une atteinte grave et immédiate à la continuité du service public, et que la mesure se heurtait à une contestation sérieuse compte tenu de la situation personnelle et académique de l'étudiant boursier. La décision s'appuie sur les articles L. 822-1 et suivants du code de l'éducation relatifs aux missions des CROUS.

Avocat : CAVELIER

26 février 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600275

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A... d'un logement universitaire occupé sans droit ni titre depuis la fin de son contrat, le 31 août 2025. Le juge a retenu la compétence de la juridiction administrative, considérant que le litige relève du service public de logement étudiant confié au CROUS Normandie. Il a estimé que l'occupation irrégulière, en empêchant l'attribution du logement à un autre étudiant dans un contexte de forte pression sur l'offre, caractérisait une situation d'urgence et d'utilité justifiant la mesure. En application des articles L. 822-1, R. 822-1 et R. 822-9 du code de l'éducation, l'ordonnance enjoint à l'occupante de libérer les lieux sous quinze jours, avec possibilité de recours à la force publique.

26 février 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600276

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur la demande du CROUS Normandie, a ordonné l’expulsion d’un étudiant occupant sans droit ni titre un logement universitaire depuis la fin de son contrat. Le juge a retenu sa compétence en raison de la mission de service public du CROUS et a considéré que l’occupation irrégulière, en empêchant l’attribution du logement à un autre étudiant, caractérisait une situation d’urgence et d’utilité au sens de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. L’étudiant a été enjoint de quitter les lieux sous quinze jours, avec possibilité de recours à la force publique. La décision s’appuie sur le code de l’éducation et le code de justice administrative.

26 février 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501546

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024 dans la Nièvre. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive (UE) 2018/1972, mais le tribunal a jugé le moyen inopérant, s’appuyant sur la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de restitution de 640 092 euros. Les textes appliqués incluent la directive 2018/1972 et le code général des impôts.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

26 février 2026• 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400098

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par la SAS Façades Bisontines d’un litige l’opposant à la communauté de communes Altitude 800, relatif au refus d’indemnisation pour imprévision concernant le lot n°1 du marché de travaux de la gendarmerie de Levier. La société requérante sollicitait le versement d’une indemnité de 40 909,41 euros TTC, estimant que la hausse des coûts de construction, consécutive à la crise du Covid-19 et à la guerre en Ukraine, avait bouleversé l’économie du contrat. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n’apportait pas la preuve d’un bouleversement de l’économie du contrat, faute de démontrer l’ampleur de la perte de marge nette subie, et que les surcoûts allégués n’étaient pas suffisamment établis. La décision s’appuie sur les principes de la théorie de l’imprévision en droit administratif et les dispositions du code de la commande publique.

Avocat : GERMAIN PERREY

26 février 2026• 2ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303315

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SAS Wallaby pour contester la résiliation pour faute de son lot n°2 d'un marché de transport d'enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une violation du contradictoire et le caractère disproportionné de la résiliation. En défense, le département de la Haute-Garonne a fait valoir que la décision de résiliation avait été retirée le 19 juin 2023, avant l'introduction de la requête. Le tribunal a constaté que le contrat était arrivé à son terme, rendant sans objet les conclusions en annulation et en reprise des relations contractuelles. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : VIMINI

26 février 2026• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2202858

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par l’office public Toulouse Métropole Habitat d’une requête en plein contentieux visant à faire fixer une créance de 1 928 970,91 euros à l’encontre de la société Athena Projets (en liquidation judiciaire) et à obtenir la condamnation de la société BMO, maître d’œuvre, sur le fondement de sa responsabilité contractuelle pour manquements dans le suivi des travaux. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité, estimant que les conclusions indemnitaires dirigées contre la société BMO excédaient la saisine, qui se limitait à la fixation de la créance contestée par le juge-commissaire du tribunal de commerce. La solution retenue est donc fondée sur les règles de compétence et de procédure, notamment les articles R. 811-1 du code de justice administrative et 49 du code de procédure civile.

Avocat : SCP D'AVOCATS SALESSE ET ASSOCIES

26 février 2026• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205763

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme Barbé, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser des indemnités pour préjudice financier et moral. La requérante soutenait que l’administration avait commis des fautes en refusant de lui octroyer l’indemnité de départ volontaire et en acceptant sa démission sous condition. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires, car les décisions de refus de l’indemnité, devenues définitives faute de recours dans les délais, ne pouvaient être contestées via une action en responsabilité. La solution retenue s’appuie sur les principes de sécurité juridique et les articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : RABASSA

26 février 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504044

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté les demandes d'expertise présentées par M. et Mme L... concernant trois logements situés à Saint-Nicolas-de-la-Grave. Les requérants contestaient les constats de non-décence établis par la CAF de Tarn-et-Garonne, qui avaient entraîné la suspension des aides au logement. Le juge a retenu l'incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige relatif à la décence d'un logement relève de la compétence du tribunal judiciaire, conformément à la décision du Tribunal des conflits du 4 novembre 2024. Les requêtes ont donc été rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent.

Avocat : CAMBRIEL GERBAUD-COUTURE ZOUANIA SIMEON

26 février 2026