Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2601732
mercredi 25 février 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2601732 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | BOUREGHDA |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au consul de France à Annaba de lui délivrer un visa de retour. Le juge a estimé que le litige, relatif à une décision individuelle en matière de visa prise par une autorité consulaire, relevait de la compétence exclusive du tribunal administratif de Nantes en application de l'article R. 312-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence ou le bien-fondé de la demande.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 février 2026, Mme A... B..., représentée par Me Boureghda, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au consul de France à Anaba de le convoquer afin de lui délivrer, ainsi qu’à sa fille, un visa de retour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
le code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». L’article R. 522-8-1 de ce code prévoit que : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance. ».
Aux termes de l’article R. 312-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises en matière d'autorisations de voyage et de visas d'entrée sur le territoire de la République française relevant des autorités consulaires ressortissent à la compétence du tribunal administratif de Nantes... ».
Il résulte de ces dispositions que la requête de Mme B..., qui vise enjoindre au consul de France à Anaba de lui délivrer un visa de retour en France, ressortit à la compétence du tribunal administratif de Nantes. Dans ces conditions, la requête doit être rejetée en application de l’article R. 522-8-1 du code de justice administrative, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Marseille, le 25 février 2026.
Le juge des référés,
Signé
T. Trottier
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Par une requête enregistrée le 3 février 2026, Mme A... B..., représentée par Me Boureghda, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au consul de France à Anaba de le convoquer afin de lui délivrer, ainsi qu’à sa fille, un visa de retour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
le code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». L’article R. 522-8-1 de ce code prévoit que : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance. ».
Aux termes de l’article R. 312-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises en matière d'autorisations de voyage et de visas d'entrée sur le territoire de la République française relevant des autorités consulaires ressortissent à la compétence du tribunal administratif de Nantes... ».
Il résulte de ces dispositions que la requête de Mme B..., qui vise enjoindre au consul de France à Anaba de lui délivrer un visa de retour en France, ressortit à la compétence du tribunal administratif de Nantes. Dans ces conditions, la requête doit être rejetée en application de l’article R. 522-8-1 du code de justice administrative, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Marseille, le 25 février 2026.
Le juge des référés,
Signé
T. Trottier
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
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