Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510148
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet des Bouches-du-Rhône avait légalement refusé le titre de séjour au motif que l'intéressée n'avait pas justifié d'une entrée régulière en France, condition exigée par l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour délivrer un certificat de résidence au titre de la vie privée et familiale. Les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme, n'ont pas été retenus.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510167
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, annule l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... et prononçant son obligation de quitter le territoire. La juridiction estime que la condamnation pour usage de stupéfiants invoquée par le préfet, compte tenu de son caractère isolé et peu grave, ne constitue pas une menace pour l'ordre public au regard de l'intégration socio-professionnelle et familiale de l'intéressé, résidant en France depuis 34 ans. La décision est donc illégale au regard des dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOUBENNA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603594
Le Tribunal Administratif de Marseille statue sur une demande de référé visant à obtenir la liquidation d'une astreinte et une nouvelle injonction pour l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Bouches-du-Rhône de réexaminer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que l'administration a, entre-temps, délivré un récépissé à l'intéressé et décidé de procéder au renouvellement, ce qui constitue un élément nouveau. Par conséquent, il rejette la demande de nouvelle injonction et de modification de l'astreinte, mais liquide partiellement l'astreinte provisoire déjà prononcée pour la période d'inexécution constatée, en application des articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative.
Avocat : TEYSSEYRÉ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603694
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du certificat de résidence d'un ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait quant à la légalité de la décision, notamment au regard des stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SAIDANI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604027
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la perte d'emploi et la situation irrégulière du requérant, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de l'arrêté préfectoral, notamment quant à l'examen de sa situation familiale. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté contesté, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHARTIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604150
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. C... visant l'annulation de son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, écartant le moyen d'incompétence et estimant que l'absence de risque de fuite n'affectait pas la légalité de la mesure. La décision s'appuie sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne subordonne pas l'assignation à résidence à l'existence d'un tel risque.
Avocat : SEKLY-LIVRATI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604517
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, en raison des graves conséquences immédiates pour le requérant, notamment sur son emploi et ses ressources. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : TEYSSEYRÉ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604718
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de rejet du renouvellement de la carte de résident d'un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus, au regard notamment de l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'administration n'ayant pas présenté de défense.
Avocat : CARMIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604763
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour « salarié ». Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, en raison de la présomption applicable aux refus de renouvellement et des graves conséquences sur la situation professionnelle et sociale du requérant. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en lien avec les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : RIOU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604784
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension du rejet de son renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Montreuil, lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée. Cette solution est fondée sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, appliqués en vertu de l'article R. 522-8-1.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605019
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant la Tunisie comme pays de renvoi pour l'exécution de son interdiction judiciaire du territoire. La juridiction écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance du droit d'être entendu, considérant que la décision est régulière. Elle applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 721-3 à L. 721-5) et rejette également la demande d'aide juridictionnelle provisoire comme superfétatoire.
Avocat : LLINARES
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600301
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a ordonné au préfet du Calvados d'enregistrer la demande de renouvellement de titre de séjour d'une ressortissante malgache et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit de travail. Le juge a estimé que la situation de la requérante, entrée régulièrement et vivant en France depuis cinq ans avec son époux français et leurs enfants, présentait un caractère d'urgence justifiant ces mesures conservatoires. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 423-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BLACHE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600830
Le Tribunal Administratif de Caen rejette la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français, assorti d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal estime que la mesure, prise à la suite d'interpellations pour usage de stupéfiants et port d'arme prohibé ainsi que d'une condamnation antérieure pour agression sexuelle, ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600839
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonction de Mme B... visant la commune, le syndicat des eaux et le préfet pour inaction face à une pollution. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, les éléments produits ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la santé publique ou à l'environnement. La requête est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL JURIADIS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601134
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté d'OQTF, pris sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était légal, le préfet ayant procédé à la vérification du droit au séjour requise par l'article L. 613-1 du même code. Aucun moyen n'a été soulevé contre l'arrêté d'assignation à résidence.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601145
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande d'annulation des arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence d'un ressortissant algérien. La juridiction estime que le préfet était compétent pour signer les décisions et que la mesure d'éloignement, prise après l'interpellation de l'intéressé pour usage de faux document, ne constitue pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NDONG NDONG PIERRE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600730
Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la requête de M. A... B..., ressortissant tunisien, visant l'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal estime que le requérant ne peut se prévaloir des dispositions protectrices de l'accord franco-tunisien de 1988 ou de l'article L. 435-4 du CESEDA, car il n'a pas déposé de demande d'admission exceptionnelle au séjour et que son séjour irrégulier ne lui confère pas de droit. Par conséquent, les arrêtés préfectoraux sont légalement pris.
Avocat : ABDELLI - ALVES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304803
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté municipal du 26 juillet 2023 ordonnant l'interruption de travaux. Le tribunal a jugé que la requête en excès de pouvoir n'était pas tardive, car les notifications de l'arrêté étaient irrégulières et pouvaient induire en erreur sur le point de départ du délai de recours, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. La décision s'appuie également sur le code de l'urbanisme.
Avocat : AARPI HORTUS AVOCATS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304815
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le retrait par le maire de sa décision tacite de non-opposition à une déclaration préalable de division foncière. Le tribunal a jugé que le maire, dont la commune n'était pas dotée d'un document d'urbanisme, était tenu de recueillir l'avis conforme du préfet en application des articles L. 422-5 et L. 424-5 du code de l'urbanisme. Le retrait de l'autorisation tacite était donc légal, étant fondé sur l'avis conforme défavorable du préfet qui estimait le projet non conforme au règlement national d'urbanisme, notamment aux articles L. 111-3 et L. 111-4.
Avocat : SCP COUDURIER & CHAMSKI
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400024
Le Tribunal Administratif de Nîmes, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'un permis de construire, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer. Le tribunal a constaté qu'une autorisation équivalente avait été délivrée ultérieurement pour le même projet, privant le recours de son objet. En conséquence, les demandes d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet, et aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.
Avocat : SELARL AUREA AVOCATS