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Jurisprudence administrative

370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

370 044

Décisions totales

384 929

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504441

Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande d'annulation du refus d'échange d'un permis de conduire marocain. Le juge estime que le préfet de la Loire-Atlantique a légalement refusé l'échange au motif que la requérante ne justifiait pas de la régularité de son séjour en France à la date de la décision administrative contestée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'arrêté du 12 janvier 2012 concernant l'échange des permis de conduire délivrés par des États tiers.

31 mars 2026• 3ème chambre magistrat statuant seul
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600999

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'un référé-suspension (article L. 521-1 du CJA) concernant le refus implicite d'un titre de séjour opposé à une ressortissante marocaine majeure, entrée en France enfant au titre du regroupement familial. Le juge constate que la délivrance ultérieure par le préfet d'une attestation de prolongation d'instruction, suivie d'une carte de séjour temporaire, a privé d'objet la demande de suspension. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur le fond de la requête, mais il met à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CHABBERT-MASSON

31 mars 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601211

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... A... visant à suspendre son exclusion définitive de l'IMT Mines Alès. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision disciplinaire attaquée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation relatives à la discipline dans les établissements d'enseignement supérieur et sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET GIL CROS

31 mars 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601232

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la mise en demeure du maire d’Avignon ordonnant la déconstruction de travaux. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, notamment au regard de la nature des travaux et de l'absence d'incidence sur les baux d'habitation, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'est établi. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

31 mars 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601307

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral s'opposant à un projet de parc photovoltaïque. La société requérante n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, condition cumulative avec l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a notamment examiné les moyens soulevés, dont ceux relatifs au code de l'urbanisme, sans les retenir.

Avocat : JEANTET

31 mars 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601329

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de la société Melvan visant à suspendre l'arrêté préfectoral s'opposant à son projet de parc photovoltaïque. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : JEANTET

31 mars 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601460

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et fixant un pays de destination. Le tribunal a jugé la requête recevable, considérant que le délai de recours avait couru à compter de la notification effective de la décision lors de la levée d'écrou du requérant. Sur le fond, il a annulé l'OQTF, estimant que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne tenant pas suffisamment compte de la vie familiale établie en France du requérant, marié à une ressortissante française et père d'un enfant français.

Avocat : BENCHIMOL BEN-HAIM

31 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601468

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant costaricain. Le tribunal a annulé l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées, relevant une erreur de base légale, l'autorité ayant invoqué à tort l'article L. 611-1, 1° du CESEDA alors que la situation relevait du 2° du même article. La décision a également été jugée insuffisamment motivée au regard de l'examen de la situation personnelle de l'intéressé et des conséquences de la mesure.

Avocat : FORUM RÉFUGIÉS-COSI

31 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305599

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de l'association France nature environnement Tarn-et-Garonne visant à annuler un permis d'aménager délivré par la maire de Montauban. Le tribunal a jugé irrecevable un moyen nouveau soulevé par l'association, tiré de l'absence d'examen au cas par cas au titre de la rubrique 39 de la nomenclature des études d'impact, en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme. Il a également écarté les autres moyens, notamment ceux relatifs à la compétence de l'auteur de l'arrêté, à la procédure et à la conformité au plan local d'urbanisme.

Avocat : ANTONIOLLI

31 mars 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305975

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de gratuité des transports scolaires pour sa fille. Le tribunal a jugé que la dérogation à la carte scolaire, motivée par la situation familiale et des raisons de commodité, ne permettait pas de bénéficier de la prise en charge gratuite au regard du règlement départemental. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement des transports scolaires de la Haute-Garonne, qui subordonne la gratuité au respect de la carte scolaire et exclut la prise en compte de motifs personnels.

31 mars 2026• 2ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307704

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., un éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a jugé que l'attribution de cette NBI, régie par le décret n°2001-1061 du 14 novembre 2001, est subordonnée à l'exercice effectif et à titre principal des fonctions dans le ressort d'un contrat local de sécurité, et non à la seule localisation géographique du service d'affectation. Il a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que ses missions principales s'exerçaient dans le cadre d'un tel contrat, et que la décision de refus n'était pas insuffisamment motivée.

Avocat : CABINET LABRY - NORAY ESPEIG

31 mars 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402976

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté ministériel mettant fin à sa nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a jugé que la cessation du versement était légale, car l'intéressé, muté dans une unité éducative ne figurant pas sur la liste des emplois éligibles, n'exerçait plus les fonctions ouvrant droit à cette prime. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du décret n° 93-522 du 26 mars 1993 et du décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001.

Avocat : SULLI CAROLE

31 mars 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601801

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'une demande de référé-suspension visant l'exclusion pour cinq ans d'un étudiant en soins infirmiers. Le juge a rejeté la demande, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée, notamment au regard de l'intérêt public au bon fonctionnement de l'établissement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SABATTE

31 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301532

**Sujet principal** : Recours d'une SCI contre des pénalités fiscales (majoration pour opposition à contrôle et amendes pour défaut de désignation des bénéficiaires de revenus distribués). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SCI. Il confirme l'application de la majoration de 100% pour opposition à contrôle fiscal (art. 1732 CGI) et des amendes pour absence de désignation des bénéficiaires (art. 1759 CGI), considérant que la société s'est placée en opposition passive en ne répondant pas aux demandes de l'administration. **Textes appliqués** : Articles 1732 et 1759 du Code Général des Impôts (CGI), et articles L. 66 et L. 74 du Livre des Procédures Fiscales (LPF).

Avocat : RECLEX AVOCATS BORDEAUX

31 mars 2026• 3ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2307203

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision d'exclusion définitive d'un enfant d'un centre de loisirs, ainsi que le rejet du recours gracieux. Le juge a estimé que l'autorité (la COBAS) avait commis une erreur de fait en retenant un motif non établi (une agression sexuelle antérieure) pour prononcer cette sanction. Considérant que cette erreur a vicié la décision et que la mesure était disproportionnée au regard de l'âge de l'enfant et du seul fait retenu, le tribunal a fait droit à la demande d'annulation pour excès de pouvoir.

Avocat : CAIJEO

31 mars 2026• 3ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406035

**Sujet principal** : Recours contre la suppression d'une inscription au registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance (ORIAS) pour une société et son dirigeant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de la décision de radiation. Il considère que l'ORIAS était en situation de compétence liée et tenu de prononcer cette suppression, car le dirigeant avait fait l'objet d'une condamnation définitive pour des infractions visées par les textes applicables, et ce malgré une réhabilitation. **Textes appliqués** : Les articles L. 322-2 du code des assurances et L. 500-1 du code monétaire et financier, qui prévoient une incapacité d'exercice en cas de certaines condamnations, ont été appliqués. Le tribunal a également examiné les dispositions relatives à l'immatriculation et à la radiation (articles L. 512-1, L. 512-3 et R. 512-5 du code des assurances).

Avocat : SCP PIWNICA, MOLINIE

31 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501027

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en annulation d'un classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que la mise en demeure de compléter le dossier a été régulièrement notifiée au requérant, comme l'atteste le bordereau postal portant la mention "pli avisé et non réclamé". La décision administrative est donc légale au regard de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

31 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501166

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi de recours pour excès de pouvoir contre des décisions préfectorales refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante géorgienne, mère d'un enfant nécessitant des soins. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les conditions de santé ne justifiaient pas la délivrance d'un titre, et que les décisions ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 CEDH) ou l'intérêt supérieur de l'enfant. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : HACHET

31 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503202

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "travailleur saisonnier" à un ressortissant marocain et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a retenu que le préfet de la Gironde avait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de la situation du requérant, en s'appuyant sur des motifs erronés (absence d'autorisation de travail et non-respect d'une obligation de résidence hors de France) qui n'étaient pas applicables en l'espèce. La décision est fondée sur les dispositions de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOUKOULOU

31 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503244

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 19 avril 2025 était légal, notamment parce que le requérant se trouvait en situation irrégulière après l'expiration de son visa et ne justifiait pas d'un droit au séjour. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LANNE

31 mars 2026• 5ème Chambre