Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309890
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale de Mme A... visant à obtenir une injonction de relogement. Cette demande était devenue sans objet après que la requérante a signé un bail pour un logement adapté le 6 juin 2024. La juridiction a également rejeté sa demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif qu'aucun frais non couvert par l'aide juridictionnelle totale n'était justifié.
Avocat : CHENU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400065
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'injonction de logement d'urgence formée par le requérant. Le sujet principal est l'accès au logement locatif social pour une personne reconnue prioritaire par la commission de médiation. La juridiction constate que le requérant dépasse désormais les plafonds de ressources réglementaires, condition essentielle pour bénéficier de ce type de logement, et applique à cet effet les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment ses articles L. 441-1 et L. 441-2-3.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400527
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet pour obtenir un logement d'urgence. Le juge a constaté que l'intéressé, pourtant reconnu prioritaire par la commission de médiation, avait lui-même signé un bail pour un logement répondant aux critères de surface et générant un taux d'effort de 28%, ce qui fait disparaître l'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401849
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer un logement adapté à Mme A... dans un délai de quatre mois. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre conforme à ses besoins et capacités dans le délai légal. Il a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, en rappelant que la rareté de l'offre locative ne dispense pas l'État de son obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401850
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer un logement à la requérante dans un délai de quatre mois. Le juge a constaté que Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre adaptée dans le délai légal. Il a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, relevant que l'État a une obligation de résultat et que le défaut d'actualisation des ressources de la requérante ne fait pas obstacle à cette injonction.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401856
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger Mme B... dans un délai de quatre mois. Le juge a constaté que l'État, désigné comme garant du droit au logement opposable, n'avait pas proposé d'offre adaptée à la requérante, pourtant reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Cette injonction est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose une obligation de résultat à l'autorité administrative dans ce cadre.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402431
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence le requérant, M. B..., sous astreinte. Le tribunal a constaté que l'État, désigné comme garant du droit au logement opposable, n'avait pas satisfait à son obligation de résultat, malgré une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la situation de M. B... depuis mai 2023. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, rejetant l'argument de la préfecture selon lequel l'urgence aurait disparu.
Avocat : CARVIN-GENEVOIS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602749
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. A... en réparation d'un préjudice contre l'AP-HM et son assureur. La juridiction constate que le requérant n'a pas produit la décision administrative attaquée ni justifié d'une demande préalable indemnitaire, malgré une mise en demeure de régularisation. L'ordonnance est fondée sur l'irrecevabilité manifeste de la requête au titre de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Avocat : SLIMANI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604366
Sujet principal : Demande de suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur pour recouvrement d'un trop-perçu de traitement. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête comme étant manifestement irrecevable. Textes appliqués : Articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative. La requête est irrecevable car la requérante n'a pas introduit de recours au fond distinct préalablement et car la mesure de saisie contestée s'était déjà épuisée par son exécution.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600059
Le Tribunal administratif de Besançon rejette la requête de Mme A... qui contestait la décision du conseil départemental du Jura lui réclamant un trop-perçu de RSA. La juridiction applique une procédure d'ordonnance prévue par les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, constatant que la requérante, bien qu'invitée à le faire, n'a pas fourni les justificatifs nécessaires pour permettre au juge d'apprécier sa situation de précarité, condition essentielle pour obtenir une remise gracieuse de la dette au titre de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600247
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. La requête, qui visait à engager la responsabilité de la CAF et à obtenir diverses réparations, n'était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser sa requête, la requérante n'a pas produit les pièces manquantes dans le délai imparti, justifiant le rejet en application de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601109
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête de contribuables demandant la décharge de leur taxe d'habitation. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit la décision de rejet de leur réclamation préalable obligatoire auprès du service des impôts, comme l'exige l'article R. 190-1 du Livre des Procédures Fiscales. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1 du Code de Justice Administrative, pour défaut de régularisation d'une irrecevabilité manifeste.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2102209
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur une demande en responsabilité médicale suite à un accouchement instrumental ayant entraîné des lésions. Il a rejeté la requête, estimant que le défaut d'information allégué n'était pas établi et que l'utilisation des forceps était justifiée par l'urgence de la situation clinique, conformément aux obligations déontologiques. La juridiction a ainsi jugé que ni le centre hospitalier de Valence ni l'ONIAM n'étaient tenus d'indemniser les préjudices invoqués par la patiente et sa famille.
Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517808
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... relative au bénéfice et au montant de son aide personnalisée au logement. Le tribunal a constaté que la requête, déposée sans la décision attaquée, était manifestement irrecevable et n'avait pas été régularisée malgré une mise en demeure notifiée par voie électronique. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, qui régissent l'obligation de joindre la décision contestée et les modalités de notification électronique.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503862
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a déclaré irrecevable le recours d'un usager contestant le refus d'attribution de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Il a jugé que ce litige relevait de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire, conformément aux dispositions du code de la sécurité sociale. La requête a donc été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512009
Le Tribunal Administratif de Lille statue sur une demande de décharge de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2023 à 2025. Concernant 2024, il constate qu'il n'y a plus lieu de statuer, l'administration ayant déjà prononcé un dégrèvement total. Pour l'année 2023, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable, la réclamation préalable ayant été présentée hors du délai légal fixé par l'article R. 196-2 a) du livre des procédures fiscales.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600203
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. B... qui demandait la décharge de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2025. Le juge estime que les moyens invoqués (sinistre et vacance du local) sont inopérants pour contester le bien-fondé de l'imposition elle-même. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes fondées sur des moyens inopérants.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600701
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de Mme A... contestant un indu de prime d'activité. La juridiction estime le recours prématuré, car la requérante n'a pas préalablement épuisé la voie du recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable de la caisse, comme l'exige l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600873
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus d'un dégrèvement de taxe foncière pour les années 2016 à 2023. Le tribunal estime que ses moyens, fondés sur une prétendue erreur de dénomination de la parcelle, sont inopérants et manquent de précisions suffisantes pour être appréciés. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes par ordonnance dans ce cas de figure.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601648
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de la société Coca Cola Production, qui contestait des impositions de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2019 et 2020, comme irrecevable pour tardiveté. La juridiction estime que, même en l'absence de preuve d'information sur les voies de recours, le principe de sécurité juridique impose un délai raisonnable d'un an pour agir, délai dépassé en l'espèce. La décision s'appuie sur les articles R. 190-1, R. 196-2 et R. 198-10 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les articles R. 421-2 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Avocat : BOMMIER