Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400807
**Sujet principal** : Le litige concerne une poursuite pour contravention de grande voirie liée à la construction d'un mur de soutènement sur le domaine public maritime à la Martinique. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en formation de juge unique. **Solution retenue** : Le tribunal rejette les moyens soulevés par la défense concernant l'irrégularité des poursuites. Il constate que l'agent verbalisateur était régulièrement commissionné et assermenté, et que le préfet était compétent pour saisir la juridiction. La régularité de l'action publique est donc établie. **Textes appliqués** : Les articles L. 2132-2 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques, notamment l'article L. 2132-3-2, ainsi que le code de justice administrative.
Avocat : NICOLAS AUTET AVOCAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501138
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la métropole Aix-Marseille-Provence pour constater une contravention de grande voirie. Le tribunal a retenu la responsabilité de M. A..., propriétaire du navire "Mariclo", pour occupation sans autorisation d'un poste à flot dans le port du Frioul. Cette occupation irrégulière, constitutive d'une atteinte au domaine public portuaire, a été constatée sur le fondement des articles L. 5335-4 et L. 5337-1 du code des transports et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603520
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un ancien étudiant occupant sans titre un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public d'un logement nécessaire pour répondre à la demande étudiante. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestable, justifiant une injonction de libérer les lieux sans astreinte.
Avocat : SELARL SKOV
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603522
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait d'autres étudiants d'un logement et entravait le service public. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant l'injonction de libérer les lieux sans astreinte.
Avocat : SELARL SKOV
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603523
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un étudiant occupant sans titre un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public de répondre à la demande d'autres étudiants. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant l'injonction de libérer les lieux sans astreinte.
Avocat : SELARL SKOV
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604234
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision de 200 euros à un demandeur pour préjudice lié à l'absence de relogement par l'État, après l'expiration du délai imparti par une commission de médiation. Le juge a retenu l'existence d'une obligation non sérieusement contestable de l'État, fondée sur une carence fautive, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Le montant de la provision a été fixé en considération de la durée de la carence et de la situation du foyer, et le demandeur a été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604674
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait des injonctions pour corriger des dysfonctionnements du téléservice ANEF. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour justifier une mesure provisoire. Il a également relevé que la demande faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration sur sa réclamation, en application de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : MEUROU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604826
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer le requérant et de lui remettre un récépissé de sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que le silence de l'administration, face à une demande complète et alors que l'intéressé justifie d'un contrat d'apprentissage, créait une situation d'urgence. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article R. 431-12, mais n'a pas fait droit à la demande de délivrance d'un document autorisant le travail, le titre sollicité n'entrant pas dans le champ de l'article R. 431-14.
Avocat : SOPENA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604879
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de Mme A... contre la commune du Puy-Sainte-Réparade. Le juge a jugé la requête irrecevable car, introduite le 20 mars 2026 suite à une mise en demeure du 11 mars, aucune décision expresse ou implicite de l'administration n'était intervenue à la date de l'ordonnance. Cette solution s'appuie sur les articles R. 541-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui conditionnent une telle demande à l'existence préalable d'une décision administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605469
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette une requête en référé-liberté (article L. 521-3 CJA) visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour un titre de séjour. La juridiction constate d'abord l'irrecevabilité de la requête, présentée par le conjoint de l'intéressée et non par un avocat (articles R. 431-2 et R. 431-5 CJA). Sur le fond, elle rappelle que la délivrance d'une telle attestation par l'administration n'empêche pas la naissance d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois (articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605489
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour la délivrance d'un document provisoire de séjour ou le règlement d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que le silence gardé par la préfecture pendant quatre mois sur la demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, contre laquelle une mesure d'urgence ne peut être ordonnée. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles R. 431-2, R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503678
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire à la demande de la commune de L’Aigle concernant des désordres constatés sur un court de tennis suite à des travaux publics. Le juge a estimé que les désordres, non contestés et susceptibles de rendre l'ouvrage impropre à sa destination, justifiaient cette mesure d'instruction utile pour un futur litige. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : SCP EVELYNE NABA ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504135
**Sujet principal** : Demande d'expertise judiciaire concernant des désordres affectant un centre aquatique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen (statuant en référé). **Solution retenue** : Le tribunal ordonne une expertise contradictoire, estimant qu'elle est utile pour éclairer le litige principal sur l'origine et l'étendue des désordres, lesquels pourraient rendre l'ouvrage impropre à sa destination. Il rejette les conclusions des défendeurs visant à obtenir un simple acte de leurs protestations. **Textes appliqués** : L'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : SCP FERRETTI HUREL LEPLATOIS
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600458
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a ordonné au préfet du Doubs de proposer un logement adapté à Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le tribunal a constaté l'absence de proposition de logement dans le délai légal de trois mois et la persistance de la situation d'urgence, notamment au regard de l'état de santé de la requérante et de son hébergement précaire. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401629
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par la commune de Cerbère pour liquider une astreinte prononcée contre un occupant irrégulier d'un emplacement de camping. Le tribunal a fait droit à la demande de la commune, liquidant l'astreinte à 4 900 euros (98 jours de retard à 50 euros/jour) pour inexécution tardive de l'injonction de libérer les lieux. La décision s'appuie sur les articles L. 911-7 et R. 751-3 du code de justice administrative, rejetant les moyens du défendeur fondés sur des difficultés d'exécution.
Avocat : S.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401630
Le Tribunal Administratif de Montpellier a liquidé une astreinte de 4 900 euros à l'encontre de deux particuliers pour l'exécution tardive d'un jugement les enjoignant de libérer un emplacement dans un camping municipal. La juridiction a rejeté leurs moyens de défense, considérant que la date de notification du jugement initial était établie et qu'aucun cas de force majeure ne justifiait le retard. La décision s'appuie sur les articles L. 911-7 et R. 751-3 du code de justice administrative.
Avocat : S.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402922
La décision du Tribunal Administratif de Montpellier (4ème chambre) concerne un litige contractuel entre une commune et une société fermière suite à la résiliation d'une convention d'affermage. Le tribunal a rejeté la majeure partie des demandes indemnitaires de la société, estimant que les préjudices allégués n'étaient pas établis dans leur intégralité et que la commune n'avait pas manqué à ses obligations essentielles. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les dispositions de la convention litigieuse.
Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502637
Le Tribunal Administratif de Montpellier a jugé une demande en indemnisation pour préjudice lié à la construction de logements par une commune. Le tribunal a d'abord rejeté l'exception d'incompétence, en qualifiant les logements locatifs communaux à bas loyers d'ouvrages publics relevant de la juridiction administrative. Sur le fond, il a estimé que la requérante, dont la parcelle est située en zone urbanisée, ne subissait pas de préjudice anormal et spécial au sens du droit de la responsabilité sans faute, et a donc rejeté sa demande d'indemnisation.
Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409251
**Sujet principal** : Recours contre une radiation de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression de l'allocation de retour à l'emploi (ARE) pour insuffisance d'actes de recherche. **Juridiction** : Tribunal administratif de Grenoble (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse. Il estime que l'administration a légalement constaté l'insuffisance de ses démarches actives de recherche d'emploi, malgré son statut d'infirmière, et que la sanction d'un mois de radiation et de suppression de l'ARE n'est pas disproportionnée. **Textes appliqués** : Articles L. 5411-6, R. 5411-11, R. 5411-12, L. 5412-1 (3°c), R. 5412-5 et L. 5426-2 du code du travail.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500636
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... qui contestait sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression de son allocation pour un mois. Le tribunal a estimé que l'administration avait caractérisé un manquement à l'obligation d'accomplir des actes positifs et répétés de recherche d'emploi, conformément aux articles L. 5411-6 et R. 5411-11 du code du travail. La sanction d'un mois de radiation, prévue à l'article R. 5412-5 du même code, a donc été jugée légale.
Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES