Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602600
Le Tribunal administratif de Lille rejette la demande de suspension et d'injonction formée par la société requérante contre l'arrêté municipal retirant un permis de construire tacite. Le juge des référés estime que le délai de trois mois écoulé entre la décision contestée et la saisine renverse la présomption d'urgence prévue par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner le doute sérieux sur la légalité.
Avocat : SCP LONQUEUE-SAGALOVITSCH EGLIE-RICHTERS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600914
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le renouvellement d'une assignation à résidence avec obligation de présentation quotidienne à la police, pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le requérant n'a pas apporté la preuve que son éloignement n'était pas une perspective raisonnable et que les mesures contestées ne constituent pas une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir. **Textes appliqués** : Les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), encadrant les conditions et la durée de l'assignation à résidence.
Avocat : GIRARD
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600823
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) prises à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé l'ensemble de ces décisions préfectorales, considérant notamment que le refus de titre de séjour n'était pas légalement motivé et que la mesure d'assignation à résidence n'était pas justifiée. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : SCP HILLAIRAUD & JAUVAT
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600869
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par un ressortissant tunisien contre plusieurs mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a jugé que le signataire des décisions contestées était compétent en vertu d'une délégation de signature régulière et a considéré que les autres moyens, notamment celui tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, étaient insuffisamment étayés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AD'VOCARE
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600872
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté de transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que la préfète du Rhône était compétente, que la décision était suffisamment motivée et que les procédures prévues par le règlement (UE) n° 604/2013 avaient été respectées. La demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire a, en revanche, été accordée.
Avocat : REMEDEM
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402887
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 ordonnant l'éloignement de Mme B..., une ressortissante arménienne, ainsi que l'interdiction de retour associée. La juridiction a estimé que la mesure constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle et familiale, notamment au vu des craintes sérieuses qu'elle justifie en cas de retour dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SALIGARI
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600919
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant le pays de renvoi d'un étranger faisant l'objet d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision n'avait pas été prise par une autorité incompétente et que les exigences de procédure contradictoire, notamment le droit d'être entendu, avaient été respectées dans ce cas. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de justice administrative.
Avocat : DUMAZ ZAMORA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400255
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé le refus implicite de titre de séjour opposé à un ressortissant algérien. La juridiction a jugé que le préfet du Bas-Rhin avait méconnu l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, car le requérant justifiait de plus de dix ans de résidence en France. Elle a également rejeté la fin de non-recevoir opposée par l'administration, estimant que la demande n'était pas dilatoire.
Avocat : L'ILL LEGAL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2401690
Sujet principal : Recours contre un avis défavorable et le rejet d'un recours gracieux concernant l'autorisation d'exploiter des postes de jeux dans un bar. Juridiction : Tribunal Administratif de Strasbourg (5e chambre). Solution retenue : Le tribunal annule l'avis défavorable et la décision rejetant le recours gracieux, considérant que l'administration a commis une erreur manifeste d'appréciation en fondant son refus sur le passé judiciaire du conjoint de la requérante, sans établir de lien avec la gestion du commerce. Textes appliqués : Articles L. 320-3 et L. 320-4 du code de la sécurité intérieure (objectifs de la politique des jeux).
Avocat : GRODWOHL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402245
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de titre de séjour. Le juge a estimé que le préfet de la Moselle avait légalement classé sans suite la demande initiale pour dossier incomplet et que le refus explicite était justifié, notamment au regard des conditions des articles L. 435-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'injonction et de condamnation pécuniaire a également été rejetée.
Avocat : MANLA AHMAD
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402725
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus du maire de mettre en sommeil les cloches nocturnes de l'église Saint-Florent. Le tribunal a jugé que l'autorité municipale était compétente et que le requérant n'apportait pas la preuve que les sonneries constituaient un trouble anormal de voisinage excédant les limites légales. La décision s'appuie sur les articles L. 2542-2 et L. 2542-3 du code général des collectivités territoriales, l'article 48 de la loi du 18 germinal an X, et les articles R. 1336-5 et suivants du code de la santé publique.
Avocat : FROMAGEAT
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507694
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral de Moselle du 7 septembre 2025 qui refusait un titre de séjour et ordonnait son éloignement. La juridiction a estimé que les exigences du droit d'être entendu et de la motivation étaient satisfaites, et qu'aucune méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ou des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers n'était caractérisée. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et les articles pertinents du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507699
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet du Bas-Rhin était compétent pour prendre la décision contestée et que le refus de titre de séjour était légal, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de destination étaient régulières.
Avocat : SABATAKAKIS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508565
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 10 juin 2025 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a considéré que le refus de titre de séjour était légal, notamment au regard de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, puisque la décision de la CNDA lui accordant la protection subsidiaire avait été annulée. Les conclusions concernant la fixation du pays de destination sont devenues sans objet suite au retrait de cette mesure par le préfet.
Avocat : GASIMOV
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505949
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête d'un ressortissant arménien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en relevant que la durée de séjour du requérant était liée à son refus d'exécuter des mesures d'éloignement antérieures, qu'il représentait une menace pour l'ordre public en raison de condamnations pénales, et que sa vie familiale pouvait se reconstituer dans son pays d'origine. Les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour sont ainsi maintenues.
Avocat : ELMRINI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600820
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), l'interdiction de retour et son assignation à résidence. Le juge a estimé que le préfet du Bas-Rhin était compétent pour prendre ces mesures et que celles-ci n'étaient pas entachées d'illégalité, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La demande d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour a également été rejetée.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601402
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande du préfet de la Moselle d'expulser une famille géorgienne d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge estime que la mesure d'expulsion se heurte à une contestation sérieuse, compte tenu de la situation de grande précarité de la famille, notamment la présence de quatre enfants mineurs et l'absence de solution de relogement. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601882
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) qu'elle occupait sans titre. Le juge a fait droit à la demande du préfet de la Moselle, considérant que le maintien des occupants, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, faisait obstacle à l'accueil d'autres demandeurs et présentait un caractère d'urgence et d'utilité. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, après constat de l'infructuosité d'une mise en demeure préalable.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601942
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'une demande de référé-liberté du préfet visant à expulser des occupants d'un centre d'Accueil de Demandeurs d'Asile (CADA). Le juge des référés a pris acte du désistement pur et simple du préfet, mettant ainsi fin à la procédure. Il a également admis provisoire les occupants à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser une somme à leur avocat au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602226
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C... A..., qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du CESEDA pour un dépôt tardif de demande d'asile sans motif légitime, était légalement motivée et avait pris en compte l'évaluation de la vulnérabilité de la requérante. Il a considéré que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas établis.
Avocat : GRÜN