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Jurisprudence administrative

370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

370 044

Décisions totales

384 929

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606182

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en matière d'excès de pouvoir, rejette la requête d'un ressortissant bangladais demandant l'annulation d'un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le juge écarte les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et estime que le préfet de police n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant cette mesure, au regard des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé étant entré et maintenu irrégulièrement en France sans justifier d'attaches familiales ou d'insertion professionnelle.

Avocat : SARHANE

31 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606106

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant bangladais contre un arrêté préfectoral lui interdisant le retour sur le territoire français pour 12 mois. Le tribunal a jugé que cette interdiction, prise en application de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale dès lors que le requérant n'avait pas exécuté son obligation de quitter le territoire français. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 3 de la CEDH et les démarches de réexamen auprès de l'OFPRA, étaient inopérants ou non justifiés.

Avocat : AHMAD

31 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605843

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la décision de l'OFII du 11 février 2026 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La juridiction a jugé que la cessation, fondée sur le non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile après un transfert vers l'État responsable, était légale au regard des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

31 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535541

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police de Paris refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire à un ressortissant marocain. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'article L. 435-1 du CESEDA, alors que la demande de l'étranger, sollicitant un titre au titre d'une activité salariée, relevait prioritairement des conditions spécifiques de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. L'illégalité de la décision de refus entraîne également celle de l'obligation de quitter le territoire français.

Avocat : TOMASI

31 mars 2026• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408635

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de délivrance de son diplôme d'État de puéricultrice. Le juge estime que l'administration n'était pas tenue d'annoter la copie d'examen ou de communiquer sa grille de notation, et que la requérante n'apporte aucun élément démontrant une notation partiale ou irrégulière. Le contrôle du juge de l'excès de pouvoir ne s'étend pas à la réévaluation de la notation académique.

31 mars 2026• 1re Section - 2e Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602838

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de l'OFII refusant l'accès aux conditions matérielles d'accueil (CMA) à un demandeur d'asile. La juridiction a jugé que l'article L. 551-15 du CESEDA, invoqué par l'OFII pour justifier le refus, n'était pas applicable à la situation du requérant, qui sollicitait un rétablissement des CMA après que la France soit devenue responsable de l'examen de sa demande. Le tribunal a également enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions matérielles d'accueil au requérant.

Avocat : BOUILLET

31 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601957

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution d'un jugement, constate que la préfète du Rhône n'a pas entièrement exécuté un jugement antérieur qui lui enjoignait de réexaminer la situation d'une étrangère et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Sur le fondement des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 100 euros par jour à l'encontre de la préfète si elle ne justifie pas de l'exécution complète du jugement dans un délai de 15 jours.

Avocat : VRAY

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515926

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant, qui n'avait pas présenté de contrat de travail visé, ne pouvait bénéficier de plein droit d'un titre de séjour au titre de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Le tribunal a également considéré que son insertion en France n'était pas établie au point de constituer une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle par le préfet.

Avocat : IDCHAR

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514282

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution d'un jugement, constate l'inexécution par la préfète du Rhône d'une précédente décision lui enjoignant de réexaminer une demande de titre de séjour. Sur le fondement des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, la juridiction prononce une astreinte de 50 euros par jour à l'encontre de la préfète, lui donnant un mois pour justifier de l'exécution du jugement initial.

31 mars 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514114

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A... F... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, estimant que l'arrêté a été régulièrement signé en vertu d'une délégation. Il rejette également le grief d'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale, au motif que le requérant n'apporte pas la preuve que sa famille ne pourrait se reconstituer dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507117

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une décision fixant son pays de destination et une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment en écartant les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, et a considéré que les conditions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne faisaient pas obstacle à la mesure au regard de la situation de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L.611-1) et de l'accord franco-algérien.

Avocat : LAWSON BODY

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412432

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une amende de 150 euros infligée pour un dépôt irrégulier de déchets. Le tribunal a rejeté la requête de la plaignante, considérant que la procédure suivie par la commune d'Amplepuis était conforme aux exigences légales. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 541-3 du code de l'environnement, concernant la procédure de sanction, et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, relatif aux pouvoirs de police du maire.

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400076

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur deux requêtes d'une enseignante contestant le refus de reconnaissance d'un accident de service et son placement en congé de longue durée non imputable au service. Le tribunal a rejeté ses demandes d'annulation, considérant notamment que le défaut de notification formelle de l'avis du conseil médical, bien que constituant un vice de procédure au regard de l'article 15 du décret n°86-442 du 14 mars 1986, n'avait pas été de nature à influencer le sens des décisions contestées ou à la priver d'une garantie. La juridiction a ainsi jugé ces vices sans effet sur la légalité des actes administratifs attaqués.

Avocat : SCP RIVA ET ASSOCIES

31 mars 2026• 1ère chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602633

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus des conditions matérielles d'accueil (CMA) notifié par l'OFII. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment au regard de l'incompétence du signataire, du défaut d'examen de sa situation personnelle et de sa vulnérabilité. Elle a appliqué les articles L. 551-15, L. 522-1 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive 2013/33/UE, pour constater que le refus était justifié par l'absence de demande d'asile dans le délai légal sans motif légitime et que la vulnérabilité de la requérante avait été dûment prise en compte.

Avocat : SELARL SAORSA AVOCATS

31 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600862

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté la requête de l'étranger, estimant que les décisions contestées n'étaient pas entachées d'illégalité. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : AIRIAU

31 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507159

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... C..., un ressortissant géorgien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour pour raison médicale et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet du Bas-Rhin était compétent pour signer les décisions contestées et que le refus de titre de séjour, pris sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'état de santé du requérant et de l'offre de soins dans son pays d'origine. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), ont également été écartés.

Avocat : L'ILL LEGAL

31 mars 2026• 5e chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402677

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'OFPRA de lui reconnaître la qualité d'apatride. Le tribunal a jugé que le requérant, né en Angola de parents angolais, n'apportait pas la preuve d'avoir effectué des démarches répétées et assidues auprès des autorités angolaises pour obtenir la reconnaissance de sa nationalité, ni qu'il l'avait perdue. La décision s'appuie sur la définition de l'apatridie de l'article 1er de la Convention de New York de 1954 et les articles L. 812-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SABATAKAKIS

31 mars 2026• 5e chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601216

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C... visant à enjoindre à la préfète du Puy-de-Dôme de lui délivrer un document provisoire de séjour ou d'examiner sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, la requérante bénéficiant déjà d'une attestation de prolongation d'instruction valide lui permettant de séjourner et de travailler en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.

31 mars 2026
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600892

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un arrêté de transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de l'autorité signataire et la motivation de l'arrêté. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : REMEDEM

31 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512448

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la communauté d’agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane (CABBALR) visant à annuler un titre de recettes émis par la communauté d’agglomération de Lens-Liévin (CALL). Le juge a estimé que le titre, relatif au recouvrement d'une dotation de solidarité communautaire, était régulier en la forme et suffisamment motivé, notamment au regard des dispositions de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. La décision confirme ainsi la validité de l'acte de recouvrement.

Avocat : CABINET AEDILYS AVOCATS (SELARL)

31 mars 2026• 2ème Chambre