Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508225
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... F..., un ressortissant algérien, visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour). Le tribunal a jugé que le préfet du Nord avait légalement exercé son pouvoir de refus de délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale, estimant que les liens personnels et familiaux de l'intéressé en France n'étaient pas suffisants pour justifier une telle délivrance. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506669
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'annulation, car la délivrance ultérieure d'un récépissé de demande de carte de séjour a abrogé l'arrêté litigieux. La juridiction a rejeté la demande de condamnation de l'État aux dépens, estimant que l'instance n'avait donné lieu à aucuns frais.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504798
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet du Nord du 2 décembre 2024, considérant que la procédure était irrégulière, notamment au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose une vérification préalable du droit au séjour. La décision a également été jugée insuffisamment motivée et entachée d'erreurs de fait concernant la situation personnelle du requérant.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501954
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté préfectoral du 1er octobre 2024 refusant un titre de séjour pour raison de santé à une ressortissante géorgienne et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que la commission du titre de séjour n'avait pas été préalablement saisie, en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination, qui en dépendaient, ont également été annulées.
Avocat : MARSEILLE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2413151
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un titre de recettes émis par la communauté d’agglomération de Lens-Liévin (CALL). La juridiction a annulé le titre de recettes contesté, considérant qu'il était insuffisamment motivé car il ne précisait pas les bases de liquidation de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Le tribunal a rejeté les autres moyens soulevés par la communauté d’agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane (CABBALR) et a prononcé une condamnation aux dépens.
Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2204598
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler une délibération du conseil régional des Hauts-de-France accordant une subvention à la Fédération Stop Eoliennes Hauts-de-France. Le tribunal a jugé que la subvention, visant à lutter contre l'essor éolien pour préserver paysages et patrimoine, répondait à un intérêt public régional lié à la protection de l'environnement et de l'aménagement du territoire, conformément à l'article L. 1111-2 du code général des collectivités territoriales. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment sur le formalisme de l'attribution, la procédure ou la neutralité de l'action publique, n'étaient pas fondés.
Avocat : RUEF
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600916
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de Mme G... B... et M. F... A... visant à annuler leurs arrêtés de transfert vers l'Allemagne (au titre du règlement Dublin III) et d'assignation à résidence. La juridiction a jugé que les décisions administratives n'étaient entachées d'aucune illégalité, notamment au regard des exigences procédurales et du respect des dispositions du règlement (UE) n° 604/2013. Elle a également rejeté leurs demandes d'admission à la procédure d'asile normale en France.
Avocat : CHAMPY
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601589
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le requérant, un ressortissant bosniaque en situation irrégulière et au lourd casier judiciaire, contestait la décision au regard du droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les troubles à l'ordre public liés à sa condamnation pour des faits graves, notamment des violences conjugales, justifiaient pleinement la mesure d'éloignement, laquelle était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP PETIT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303345
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi de deux requêtes pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un titre de perception et d'une mise en demeure de payer, émis à l'encontre d'un agent public pour un indu de rémunération. Le tribunal a rejeté les demandes, considérant que le titre de perception était suffisamment motivé et que la majoration pour retard était légale. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409649
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de rejet d'un visa de long séjour pour une ressortissante algérienne recrutée comme cuisinière. Le juge a estimé que le motif initial du refus (informations incomplètes ou non fiables) constituait une erreur d'appréciation, l'intéressée disposant d'une autorisation de travail valide. Toutefois, le tribunal a substitué à ce motif un autre tiré du risque de détournement de la procédure à des fins migratoires, fondé sur une inadéquation entre l'expérience professionnelle et l'emploi sollicité, et a finalement rejeté la requête en annulation. La décision s'appuie sur les articles L. 311-1 et L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 5221-2 du code du travail.
Avocat : ENAM
Conseil d'État — N° 513619
Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET
Conseil d'État — N° 513690
Conseil d'État — N° 506355
Avocat : SELAS DE GAULLE FLEURANCE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602426
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant malien demandant l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, car l'administration avait délivré une nouvelle attestation valable jusqu'au 16 mai 2026 avant l'audience, rendant la demande sans objet. Le tribunal a néanmoins mis à la charge de l'État une somme au titre des frais irrépétibles sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602472
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant brésilien demandant l'injonction au préfet de délivrer un récépissé autorisant le séjour et le travail, en raison d'un rendez-vous en préfecture fixé plusieurs mois après l'expiration de son titre. Le juge a constaté qu'un nouveau rendez-vous avait été accordé par l'administration postérieurement à la requête, rendant la demande sans objet. Il a donc déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. L'État a été condamné à verser 1 800 euros au requérant au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602618
Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin d'enregistrer une demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (formation de référé). Solution retenue : Non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet car l'administration a, postérieurement à son introduction, convoqué la requérante à un rendez-vous. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Avocat : HAIK
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601823
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas justifié du caractère d'urgence, en ne démontrant pas que la perte de son permis causait une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment professionnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge n'ayant pas eu à examiner le sérieux du moyen au fond.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602483
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête du préfet de Seine-et-Marne demandant l'expulsion immédiate d'un demandeur d'asile débouté d'un centre d'hébergement. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, notamment au regard de la situation familiale du résident et de l'absence de saturation avérée du dispositif d'accueil. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la fin de l'hébergement.
Avocat : PERE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402406
Sujet principal : La commune de Gambais demande l'annulation d'un arrêté interministériel refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle au titre des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. Juridiction : Le Tribunal Administratif de Versailles (1ère chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de la commune, considérant que les ministres ont légalement apprécié que l'intensité des phénomènes n'était pas anormale, et qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, erreur de droit, erreur manifeste d'appréciation) n'est fondé. Textes appliqués : Article L. 125-1 du code des assurances (définition de la catastrophe naturelle).
Avocat : VERDIER
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402545
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de la commune d'Hermeray visant à annuler l'arrêté interministériel du 23 juillet 2023 qui lui refusait la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. La juridiction estime que les ministres ont légalement apprécié que l'intensité des phénomènes n'était pas anormale, en application des critères de l'article L. 125-1 du code des assurances. Elle rejette également les autres moyens, notamment celui tiré d'un vice de procédure, et condamne la commune à verser une somme à l'État au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : VERDIER