Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516040
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants de leur action en responsabilité contre la société Les Grands Projets. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond des demandes indemnitaires.
Avocat : POUILHE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516517
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de M. A... de ses conclusions indemnitaires dirigées contre l'AP-HP. Le juge s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la demande initiale en indemnisation est éteinte.
Avocat : SERS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605306
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de l'IME Jacqueline et Claude Chapellier visant à suspendre l'arrêté de l'ARS Ile-de-France ordonnant la cessation de son activité. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, notamment au regard des graves dysfonctionnements constatés lors de l'inspection. La condition d'urgence n'est pas non plus caractérisée, l'établissement étant placé sous administration provisoire pour assurer la continuité de la prise en charge des usagers.
Avocat : KOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502782
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait une indemnisation pour harcèlement moral. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision expresse de rejet de sa demande préalable à l'administration, ni justifié du dépôt de cette réclamation, malgré une mise en demeure de régularisation. Cette solution s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative qui conditionnent la recevabilité du recours contentieux à l'existence d'une décision administrative préalable.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602011
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de rétablissement du financement d'un accompagnement en langue des signes pour un étudiant sourd. Le juge a jugé la requête irrecevable car introduite par le père sans mandat pour agir au nom de son fils majeur. La décision s'appuie sur les conditions de recevabilité de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602303
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de décisions de remboursement de trop-perçus de prime d'activité. La requête est jugée irrecevable, principalement pour deux motifs : l'absence de production de l'acte attaqué, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, et le défaut de recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours amiable, prévu par l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. Le juge a donc appliqué la procédure de rejet sans instruction de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602525
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête d'une agente sollicitant des injonctions relatives à la gestion de son compte épargne-temps (CET). Le juge a estimé que les mesures demandées, notamment la communication d'un rapport et une information sur le sort de sa demande, étaient susceptibles de faire obstacle à une décision administrative implicite de rejet et que l'urgence n'était pas caractérisée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent les conditions du référé mesures utiles.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602255
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande de suspension et d'injonction visant à obtenir une attestation de séjour régulier. Le juge a estimé que la condition d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était pas caractérisée, considérant que le refus de délivrance de l'attestation ne portait pas une telle atteinte. En revanche, la requérante a été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : BOUKARA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507168
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de l'association Entraide Pierre Valdo. L'association demandait une injonction pour organiser la transition suite à la non-reconduction d'une convention d'accueil de mineurs. Le juge a estimé que la condition d'urgence légale (article L. 521-3 du code de justice administrative) n'était pas remplie, notamment en raison d'un arrêté préfectoral de réquisition des locaux assurant déjà la continuité de la prise en charge.
Avocat : SALEN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401017
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête formée par la société Malik. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. L'ordonnance met ainsi fin à l'instance.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503817
Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de Mme A... B... comme manifestement irrecevable et portée devant une juridiction incompétente. La demande, qui concernait un litige avec la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes et évoquait une plainte, ne relevait pas du contentieux administratif car elle ne visait pas l'annulation d'une décision ou une condamnation pécuniaire. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité et l'incompétence.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505614
Le Tribunal administratif de Nice rejette l'opposition formée par une allocataire contre une contrainte visant le recouvrement d'un indu d'allocation de logement familial. La juridiction estime que les difficultés financières invoquées par la requérante constituent un moyen inopérant pour contester la régularité de la contrainte, relevant d'une éventuelle demande de remise gracieuse. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation, et L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600583
Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de la société ALU CONCEPT PVC GLASS, qui contestait une proposition de rectification et un avis de mise en recouvrement fiscaux. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, car la société n'a pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant l'administration fiscale, comme l'exigent les articles L. 190 et R. 196-1 du livre des procédures fiscales. Le rejet est prononcé par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOBELEM
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502080
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... visant à enjoindre au préfet de lui attribuer un logement social. Le tribunal retient la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, considérant que la requête, introduite le 7 novembre 2025, est forclose car elle n'a pas été présentée dans le délai de quatre mois prévu par l'article R. 778-2 du code de justice administrative. La juridiction applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au recours pour logement d'urgence.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502127
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de la Guyane pour l'attribution d'un logement social en urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir opposée par le préfet et lui enjoint d'assurer le logement de la requérante. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 600 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose au juge d'ordonner le logement lorsque le demandeur, reconnu prioritaire et urgent par une commission de médiation, n'a pas reçu d'offre adaptée dans les délais.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601007
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge estime que, malgré l'urgence caractérisée par un risque d'éloignement imminent, la mesure d'éloignement ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale à la vie privée et familiale de la requérante, mère d'enfants dont l'un est français, au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406545
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... qui contestait un titre exécutoire émis pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a estimé que le titre était régulier, le bordereau étant signé et les bases de liquidation de la créance (un trop-perçu de 1 492,50 euros pour la période janvier-mars 2022) étant indiquées. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales (article L. 1617-5) et du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Avocat : DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600817
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande n'était pas recevable car elle faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet, née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet sans audience lorsque la demande est manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603709
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la demande n'était pas urgente et faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet de l'administration, née du silence gardé au-delà du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-1 du CESEDA. La requête a donc été jugée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KUHN-MASSOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604218
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante arménienne visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a considéré que sa demande de renouvellement avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-1 du CESEDA, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La requête a été jugée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : GHERIB