Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604223
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour provisoire. Le juge des référés estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est pas recevable car elle ferait obstacle à une décision administrative. En effet, le silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-1 du CESEDA vaut décision implicite de rejet, laquelle est intervenue avant la saisine du juge.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503270
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à réduire ses cotisations de taxe foncière pour 2024. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car elle ne contient aucun exposé des moyens et conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrégularité n'ayant pas été régularisée dans le délai de recours, le juge applique l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504079
Le Tribunal administratif de Caen constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société Carrefour Property France, qui demandait un dégrèvement de taxe foncière. Cette décision fait suite à l'avis de dégrèvement émis par l'administration fiscale, ayant déjà accordé intégralement la somme réclamée. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et rejette la demande de l'entreprise concernant les frais de procédure.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600769
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société TDF de sa requête, qui visait initialement à suspendre l'arrêté municipal d'opposition à l'installation d'une antenne relais. La juridiction rejette la demande de la commune de condamner la requérante aux frais exposés, estimant qu'il n'y a pas lieu d'appliquer l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans cette affaire. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et L. 521-1 du même code.
Avocat : BON-JULIEN EMANUELLE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502730
Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le défaut de recours préalable obligatoire contre le refus d'attribution d'une Carte Mobilité Inclusion mention "stationnement". La juridiction applique les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, constatant que la requérante n'a pas régularisé sa demande en justifiant de l'exercice de ce recours préalable devant le président du conseil départemental.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600133
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette l'opposition formée par une requérante contre une contrainte visant le recouvrement d'un indu d'allocations de logement social. La juridiction estime que la requérante, en contestant le bien-fondé de la dette, n'était pas recevable à le faire directement devant le juge, car elle n'avait pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire auprès de la caisse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (articles L. 825-2 et R. 825-1) et du code de justice administrative (article R. 222-1).
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406837
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal est le refus d'ouverture de droits au RSA notifié par la CAF de la Dordogne. La juridiction constate que la requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, et n'a pas régularisé sa requête malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501250
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette l'opposition à une contrainte visant le recouvrement d'un indu d'allocation de logement. La requête est jugée irrecevable car la requérante, après avoir été invitée à régulariser sa demande, n'a exposé aucun moyen juridique contestant le bien-fondé de la contrainte, se bornant à invoquer ses difficultés financières. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative relatifs au rejet des requêtes non régularisées et insuffisamment motivées.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502541
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette l'opposition formée par une requérante contre une contrainte de France Travail. La juridiction constate que la requête, dépourvue de tout moyen argumenté, n'a pas été régularisée malgré une mise en demeure, la rendant ainsi irrecevable. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative relatifs au rejet des requêtes non motivées et non régularisées.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601939
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'une propriétaire visant à enjoindre au préfet d'accorder le concours de la force publique pour expulser un locataire. Le juge a estimé que l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas établie, en raison de l'application de la trêve hivernale prévue à l'article L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution, qui interdit les expulsions jusqu'au 31 mars. La requérante pourra éventuellement saisir à nouveau le juge à l'issue de cette période.
Avocat : BEGUIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602481
**Sujet principal** : Demande de désignation d'un expert pour constater l'état d'une parcelle avant une occupation temporaire liée à des travaux publics. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la demande de la société AREA et désigne une experte pour dresser un constat d'état des lieux contradictoire de la parcelle avant le début des travaux. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les articles 3, 5 et 7 de la loi du 29 décembre 1892 sur les dommages causés à la propriété privée par l'exécution de travaux publics, qui encadrent la procédure d'occupation temporaire et de constat en cas de refus du propriétaire de signer l'état des lieux.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602815
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Montélimar en désignant un expert pour évaluer l'état de bâtiments menaçant ruine. La juridiction a appliqué les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, qui encadrent la procédure d'urgence en cas de péril imminent. La mission de l'expert consiste à constater les désordres, vérifier l'existence d'un péril et proposer les mesures de sauvegarde nécessaires dans un délai contraint.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604946
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande d'un jeune se présentant comme mineur isolé demandant son hébergement d'urgence par le département. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant dispose d'une voie de recours devant le juge des enfants (article 375 du code civil) pour obtenir une mesure d'assistance éducative et une prise en charge, ce qui rend son recours administratif irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 223-2 du code de l'action sociale et des familles et 375 du code civil, qui attribuent la compétence pour l'admission à l'aide sociale à l'enfance à l'autorité judiciaire.
Avocat : THOUMINE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601500
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir l'aménagement de son assignation à résidence pour se rendre à une audience au Conseil d'État. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, car il n'avait pas préalablement sollicité auprès de l'administration le sauf-conduit prévu par son arrêté d'assignation. La requête a donc été jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : DJEMAOUN
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600927
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contre la commune du Crest. Le juge a estimé que sa demande indemnitaire était prématurée et donc irrecevable, car la requête avait été introduite le même jour que sa demande préalable adressée à l'administration, empêchant la naissance d'une décision implicite de rejet. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative relatifs à l'exigence d'une décision administrative préalable et au rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : DUPLESSIS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601948
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est la demande d'une provision et de frais contre la commune de Tourcoing, introduite avant que l'administration n'ait statué sur la demande préalable. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative pour constater le caractère prématuré et irrecevable du recours.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602375
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... demandant la suspension du refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a déclaré la juridiction incompétente territorialement, car la décision contestée est née alors que la requérante résidait à Neuilly-sur-Marne, relevant donc du tribunal administratif de Montreuil. L'ordonnance de rejet est fondée sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence territoriale.
Avocat : ZAIRI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602481
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée car la demande de renouvellement avait été déposée après l'expiration du titre précédent, ne respectant pas les délais de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La procédure de rejet a été appliquée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KOUASSI
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600087
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... qui contestait la date d'effet (1er octobre 2025) de l'APA accordée à sa mère. Le tribunal a jugé que les moyens avancés, notamment concernant un courrier non reçu et la réactivité du demandeur, étaient inopérants, car le requérant ne contestait pas le caractère incomplet de son dossier initial déposé en mai 2025. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes par ordonnance.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513124
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. B... avant le 1er avril 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, fait suite à l'absence de proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de sa situation. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant que le délai de six mois pour lui faire une offre adaptée était expiré.