Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603905
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime la requête manifestement irrecevable, car l'OQTF attaquée est devenue définitive suite à un jugement antérieur, et aucune décision implicite de refus d'abrogation n'a pu naître du silence de l'administration dans le délai considéré. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : LAKRECHE ZOHAIR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608480
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs décisions disciplinaires de la Fédération française de football et de sa ligue régionale. Le tribunal a estimé qu'il n'était pas territorialement compétent pour juger l'affaire. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Lyon, compétent car le siège de l'autorité à l'origine de la décision litigieuse s'y trouve.
Avocat : ROCHE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606338
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le requérant, qui n'avait pas joint de requête principale en annulation distincte de sa demande de suspension, a présenté une requête manifestement irrecevable. Le juge a appliqué les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, qui conditionnent la suspension d'une décision à l'existence d'une requête au fond préalable.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606343
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la requête ne relève pas manifestement de sa compétence, car la demande initiale a été déposée via une plateforme en ligne non prévue par la réglementation pour ce type de titre, ce qui la rend irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 431-1, R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MALIK
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507608
**Sujet principal** : Compétence territoriale pour un recours contre un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Rennes. Il constate que la requérante résidait au Mans (dans le ressort de Rennes) à la date de la décision attaquée. **Textes appliqués** : Les articles R. 312-8, R. 351-3 et R. 221-3 du code de justice administrative, relatifs aux règles de compétence territoriale et de transmission entre juridictions.
Avocat : GOSSA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601509
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, qui sollicitait un changement de statut vers un titre "vie privée et familiale" alors qu'il est étudiant, n'a pas justifié du caractère d'urgence exigé par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : HMAD
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602205
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à obtenir la désignation d’un AESH pour un enfant handicapé. Le juge estime que la requête, déposée seulement quatre mois avant l’expiration de la décision de la CDAPH et après un délai important sans mise en œuvre, ne démontre pas le caractère d’urgence requis. La demande est donc jugée irrecevable au titre de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602214
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de M. C... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de voyage. Le juge estime que la situation du requérant, qui invoque une difficulté psychologique et une atteinte à sa liberté de voyager, ne présente pas le caractère d'urgence à 48 heures requis par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502991
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler les refus implicites de délivrance de documents de circulation pour étrangers mineurs à ses enfants. Le tribunal a constaté que la requête était manifestement irrecevable car la requérante, malgré une mise en demeure, n'avait pas joint à sa demande l'acte attaqué ou justifié de son impossibilité de production, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé en application des articles R. 222-1 et R. 412-1 du même code.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2503098
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de cession d'une parcelle par la commune d'Acoua. Le tribunal a constaté que la requête était manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, qui prévoient le rejet des requêtes irrecevables non régularisées.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600369
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal est une demande d'information sur l'avancement d'une demande de renouvellement de titre de séjour, qui ne constitue pas un recours contre une décision faisant grief. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, relevant l'absence de décision attaquée et de conclusions soumises au juge.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504342
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association requérante dans le cadre d'un contentieux relatif au financement d'une revalorisation salariale ("Oubliés du Ségur") par le conseil départemental. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administratif qui l'autorisent à enregistrer ce désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation et de réformation des décisions départementales.
Avocat : CORNILLIER AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505576
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... concernant le refus de l'allocation aux adultes handicapés, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire (articles L. 821-5 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale). En revanche, il se déclare compétent pour examiner le refus de délivrance de la carte mobilité inclusion mention "stationnement", relevant du contentieux administratif de l'action sociale. Le tribunal annulera la décision implicite de rejet et statuera au fond sur cette demande en appliquant les critères du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505612
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à obtenir la remise d'un indu de prime d'activité. La juridiction estime que la requête, qui se borne à invoquer la bonne foi sans démontrer une situation de précarité par des justificatifs sur les ressources et charges du foyer, ne comporte qu'un moyen insuffisamment étayé. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale qui conditionne la remise d'un indu à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505723
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance l'opposition formée par une requérante contre une contrainte visant au recouvrement d'un indu de prime d'activité. La juridiction estime que les moyens invoqués (bonne foi et précarité financière) sont inopérants pour contester la régularité de la procédure de recouvrement et que la requête, non régularisée malgré une mise en demeure, est insuffisamment motivée. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme irrecevable, tout en rappelant à l'intéressée la possibilité de solliciter une remise gracieuse de sa dette.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506184
Sujet principal : Recours contre le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion (CMI) avec mention « stationnement ». Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (ordonnance du premier vice-président). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, car la requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental. Textes appliqués : Article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles (recours préalable obligatoire) et article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506240
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... contestant la fin de ses droits au RSA. La juridiction estime que la saisine, qui se limite à la transmission de la décision attaquée sans exposé des moyens et conclusions, est manifestement irrecevable. Cette décision est fondée sur les articles R. 411-1 et R. 222-1 4° du code de justice administrative, l'intéressé n'ayant pas régularisé sa requête malgré une invitation du greffe.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512485
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime le recours irrecevable pour tardiveté, le délai d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étant expiré lors de son enregistrement. La demande d'aide juridictionnelle provisoire, déposée après l'expiration de ce délai, n'a pas pu le proroger.
Avocat : MERIENNE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513264
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que les moyens soulevés par le requérant, notamment sur l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme, sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment précisés pour être examinés au fond. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance.
Avocat : KWEMO STÉPHANIE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604776
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant la remise aux autorités italiennes et une interdiction de circulation de deux ans. Le juge estime que la requérante n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant la suspension, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il ne se prononce pas sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, la condition d'urgence n'étant pas remplie.
Avocat : KALAF