Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305599
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de l'association France nature environnement Tarn-et-Garonne visant à annuler un permis d'aménager délivré par la maire de Montauban. Le tribunal a jugé irrecevable un moyen nouveau soulevé par l'association, tiré de l'absence d'examen au cas par cas au titre de la rubrique 39 de la nomenclature des études d'impact, en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme. Il a également écarté les autres moyens, notamment ceux relatifs à la compétence de l'auteur de l'arrêté, à la procédure et à la conformité au plan local d'urbanisme.
Avocat : ANTONIOLLI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305975
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de gratuité des transports scolaires pour sa fille. Le tribunal a jugé que la dérogation à la carte scolaire, motivée par la situation familiale et des raisons de commodité, ne permettait pas de bénéficier de la prise en charge gratuite au regard du règlement départemental. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement des transports scolaires de la Haute-Garonne, qui subordonne la gratuité au respect de la carte scolaire et exclut la prise en compte de motifs personnels.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307704
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., un éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a jugé que l'attribution de cette NBI, régie par le décret n°2001-1061 du 14 novembre 2001, est subordonnée à l'exercice effectif et à titre principal des fonctions dans le ressort d'un contrat local de sécurité, et non à la seule localisation géographique du service d'affectation. Il a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que ses missions principales s'exerçaient dans le cadre d'un tel contrat, et que la décision de refus n'était pas insuffisamment motivée.
Avocat : CABINET LABRY - NORAY ESPEIG
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402976
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté ministériel mettant fin à sa nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a jugé que la cessation du versement était légale, car l'intéressé, muté dans une unité éducative ne figurant pas sur la liste des emplois éligibles, n'exerçait plus les fonctions ouvrant droit à cette prime. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du décret n° 93-522 du 26 mars 1993 et du décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001.
Avocat : SULLI CAROLE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601801
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'une demande de référé-suspension visant l'exclusion pour cinq ans d'un étudiant en soins infirmiers. Le juge a rejeté la demande, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée, notamment au regard de l'intérêt public au bon fonctionnement de l'établissement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SABATTE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301532
**Sujet principal** : Recours d'une SCI contre des pénalités fiscales (majoration pour opposition à contrôle et amendes pour défaut de désignation des bénéficiaires de revenus distribués). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SCI. Il confirme l'application de la majoration de 100% pour opposition à contrôle fiscal (art. 1732 CGI) et des amendes pour absence de désignation des bénéficiaires (art. 1759 CGI), considérant que la société s'est placée en opposition passive en ne répondant pas aux demandes de l'administration. **Textes appliqués** : Articles 1732 et 1759 du Code Général des Impôts (CGI), et articles L. 66 et L. 74 du Livre des Procédures Fiscales (LPF).
Avocat : RECLEX AVOCATS BORDEAUX
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2307203
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision d'exclusion définitive d'un enfant d'un centre de loisirs, ainsi que le rejet du recours gracieux. Le juge a estimé que l'autorité (la COBAS) avait commis une erreur de fait en retenant un motif non établi (une agression sexuelle antérieure) pour prononcer cette sanction. Considérant que cette erreur a vicié la décision et que la mesure était disproportionnée au regard de l'âge de l'enfant et du seul fait retenu, le tribunal a fait droit à la demande d'annulation pour excès de pouvoir.
Avocat : CAIJEO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401916
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de propriétaires demandant réparation pour des nuisances liées à l'installation de bornes de collecte de déchets. La juridiction a jugé que ces bornes aériennes et non fixées au sol ne constituaient pas un ouvrage public, excluant ainsi l'application du régime de responsabilité sans faute du maître d'ouvrage. En conséquence, la demande d'indemnisation et d'injonction de démantèlement a été écartée, et les requérants ont été condamnés à verser une somme au syndicat mixte pour ses frais de procédure.
Avocat : SCP CGCB ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402612
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur une demande en responsabilité médicale contre le centre hospitalier de Périgueux, suite au décès de M. B... D... après une prise en charge par le SAMU. La juridiction a retenu une faute dans l'organisation des secours, engageant la responsabilité de l'établissement public. Elle a indemnisé les préjudices des ayants droit en appliquant un taux de perte de chance, sur le fondement des règles de la responsabilité hospitalière publique.
Avocat : BABALI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406035
**Sujet principal** : Recours contre la suppression d'une inscription au registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance (ORIAS) pour une société et son dirigeant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de la décision de radiation. Il considère que l'ORIAS était en situation de compétence liée et tenu de prononcer cette suppression, car le dirigeant avait fait l'objet d'une condamnation définitive pour des infractions visées par les textes applicables, et ce malgré une réhabilitation. **Textes appliqués** : Les articles L. 322-2 du code des assurances et L. 500-1 du code monétaire et financier, qui prévoient une incapacité d'exercice en cas de certaines condamnations, ont été appliqués. Le tribunal a également examiné les dispositions relatives à l'immatriculation et à la radiation (articles L. 512-1, L. 512-3 et R. 512-5 du code des assurances).
Avocat : SCP PIWNICA, MOLINIE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406900
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande d'indemnisation d'un ressortissant turc pour préjudice financier et moral lié au refus illégal d'un titre de séjour. La juridiction a reconnu l'illégalité de la décision préfectorale du 17 janvier 2020, annulée par la cour administrative d'appel, mais a estimé que le requérant n'avait pas caractérisé le lien de causalité nécessaire entre cette faute et les préjudices allégués. La responsabilité de l'État n'est donc pas engagée.
Avocat : CESSO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501027
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en annulation d'un classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que la mise en demeure de compléter le dossier a été régulièrement notifiée au requérant, comme l'atteste le bordereau postal portant la mention "pli avisé et non réclamé". La décision administrative est donc légale au regard de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501166
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi de recours pour excès de pouvoir contre des décisions préfectorales refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante géorgienne, mère d'un enfant nécessitant des soins. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les conditions de santé ne justifiaient pas la délivrance d'un titre, et que les décisions ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 CEDH) ou l'intérêt supérieur de l'enfant. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : HACHET
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503202
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "travailleur saisonnier" à un ressortissant marocain et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a retenu que le préfet de la Gironde avait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de la situation du requérant, en s'appuyant sur des motifs erronés (absence d'autorisation de travail et non-respect d'une obligation de résidence hors de France) qui n'étaient pas applicables en l'espèce. La décision est fondée sur les dispositions de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOUKOULOU
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503244
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 19 avril 2025 était légal, notamment parce que le requérant se trouvait en situation irrégulière après l'expiration de son visa et ne justifiait pas d'un droit au séjour. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503302
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et l'ordonnant de quitter le territoire. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, estimant que la demande d'aide juridictionnelle, formée après l'expiration du délai de recours de deux mois, n'avait pas interrompu ce délai. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et 43 du décret du 28 décembre 2020.
Avocat : FOUCARD
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601652
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Belgique au titre du règlement Dublin III. La juridiction estime que l'arrêté est légal, rejetant les moyens soulevés concernant l'incompétence de son signataire, le respect des délais de saisine (article 21 du règlement UE 604/2013) et l'absence d'erreur manifeste d'appréciation quant à l'application de la clause discrétionnaire (article 17 du même règlement). Les conclusions à fin d'injonction d'enregistrer la demande d'asile en France et à fin de condamnation aux frais sont également rejetées.
Avocat : THEBAULT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601732
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. La juridiction a estimé que son comportement, caractérisé par de multiples condamnations pour conduite en état d'ivresse et le transport d'armes, constituait une menace réelle et suffisamment grave pour la sécurité publique au sens de l'article L. 251-1 du CESEDA. Bien que l'intéressé ait des attaches familiales et professionnelles en France, le tribunal a jugé que cette menace justifiait la mesure d'éloignement.
Avocat : JEANMOUGIN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601800
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. G... visant à annuler un arrêté préfectoral d'éloignement urgent. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était légal, notamment car l'autorité signataire était compétente et la motivation suffisante au regard de la situation irrégulière de l'intéressé. Les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention relative aux droits de l'enfant ont également été écartés.
Avocat : BEGUIN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601827
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction a jugé que les autorités françaises avaient correctement appliqué les critères de ce règlement (notamment l'article 4 sur le droit à l'information et l'article 17 sur la clause discrétionnaire) pour déterminer la responsabilité de l'Espagne dans l'examen de sa demande d'asile. En conséquence, le tribunal a validé la procédure de transfert et a rejeté la demande d'enregistrement de la demande d'asile en France.
Avocat : BERTHET-LE FLOCH