Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601026
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus d'accorder des conditions matérielles d'accueil (CMA) à un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 12 mars 2026, considérant que l'administration s'était fondée de manière excessive sur la tardiveté de la demande sans procéder à l'examen individualisé et sérieux de la situation de vulnérabilité du requérant, pourtant requis par les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de CMA dans un délai de 15 jours et a prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle.
Avocat : JOLET INGRID
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601035
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la rupture d'un CDI en période d'essai. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la situation familiale de l'agent, car la perte de rémunération pouvait être réparée pécuniairement en cas d'annulation ultérieure. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BREY CÉLINE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402520
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de l'association CPEPESC visant à annuler un arrêté préfectoral de mise en demeure et à enjoindre des mesures de réparation environnementale plus strictes. Le tribunal a jugé que l'arrêté du 25 octobre 2024, pris par le préfet de la Haute-Saône à l'encontre d'un exploitant agricole, était légal et suffisant pour réparer les dommages causés par la conversion de prairies et la destruction de haies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement relatives à la réparation des dommages environnementaux, estimant que les prescriptions de l'arrêté attaqué étaient adaptées et proportionnées.
Avocat : SCP LAGARRIGUE-GAUME
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601209
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... C... visant à suspendre son exclusion définitive de l'IMT Mines Alès. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision disciplinaire, notamment en ce qui concerne les vices de procédure allégués. La demande de réintégration provisoire et la condamnation pécuniaire sont par conséquent rejetées.
Avocat : CAGNON
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601403
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant turc, visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris par une sous-préfète dûment habilitée, était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 613-1 et L. 613-2.
Avocat : FORUM RÉFUGIÉS-COSI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601741
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de référé-suspension formée par un ressortissant marocain contre le refus de l'autorité préfectorale de lui délivrer une carte de séjour "entrepreneur/profession libérale". Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, la demande constituant une première demande de titre de séjour et non un renouvellement, et qu'aucun doute sérieux n'entachait la légalité de la décision préfectorale. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 422-12, et de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602421
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par un requérant demandant l'injonction à la préfecture de l'Hérault de régulariser l'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la préfecture avait délivré une attestation de prolongation d'instruction après l'introduction de la requête, rendant la demande sans objet. En application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, il a donc déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions du requérant.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601829
Le Tribunal Administratif de Rennes statue sur un référé-liberté concernant un refus implicite de regroupement familial. Le préfet ayant accordé l'autorisation postérieurement au recours, le requérant se désiste de ses demandes de suspension et d'injonction. Le juge donne acte de ce désistement et rejette la demande de condamnation de l'État aux frais de procédure.
Avocat : BEGUIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305160
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté le recours du préfet de la Savoie visant à annuler une délibération du conseil municipal de Montsapey. Le tribunal a jugé que cette délibération, qui privilégiait la présence de bovins pour un projet de tourisme doux, constituait une simple prise de position politique et non un acte de police. Par conséquent, elle relevait de la compétence du conseil municipal au titre de l'article L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales et n'avait pas, en elle-même, de portée juridique restrictive.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307186
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours de la société Transports Rhône Alpes Services, qui contestait le refus d'autorisation de dépasser la durée hebdomadaire maximale absolue de travail. La juridiction a estimé que l'absence de rapport distinct de l'inspecteur du travail ne constituait pas un vice de procédure, et qu'aucun défaut d'impartialité n'était établi. La décision s'appuie sur les articles L. 3121-21 et R. 3121-10 du code du travail, qui encadrent les dérogations pour circonstances exceptionnelles.
Avocat : SCP JOSEPH AGUERA ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307308
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'octroi de conditions matérielles d'accueil (CMA) à une demandeuse d'asile. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision explicite initiale, car elle a été remplacée par une décision implicite de rejet suite à un recours administratif préalable obligatoire. Il a rejeté le recours dirigé contre cette décision implicite, considérant notamment que le moyen tiré de son absence de motivation était inopérant, la requérante n'ayant pas préalablement demandé communication des motifs. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511149
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction a jugé irrecevable la demande d'annulation de l'OQTF pour défaut de production de l'acte attaqué, et a estimé que l'interdiction de retour était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions subsidiaires (délai de départ volontaire et indemnité) ont été rejetées par voie de conséquence.
Avocat : DIEYE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511961
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour pour raison médicale (article L. 425-9 du CESEDA) et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que l'avis médical de l'OFII, sur lequel le préfet s'est fondé, avait été régulièrement émis et que le signataire de l'arrêté était compétent. Elle a ainsi estimé que le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement associées étaient légaux.
Avocat : GAY
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511965
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant tunisien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision était régulière, suffisamment motivée et ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé n'ayant pas justifié de l'ancienneté de son séjour ou de l'existence de liens familiaux en France.
Avocat : SEGHIER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511983
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté, signé par délégation, est régulier et que la mesure ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni l'intérêt supérieur de l'enfant, compte tenu de la faible ancienneté du séjour de la requérante en France. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : DJINDEREDJIAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511985
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral, pris après le rejet de sa demande d'asile, ne méconnaissait pas son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) compte tenu de la brièveté de son séjour. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la désignation du pays de destination (article L. 721-4 du CESEDA) et à la compétence du signataire, ont également été écartés.
Avocat : DJINDEREDJIAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511996
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que la décision, prise par une autorité compétente, est légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'étranger ne justifiant pas d'un séjour régulier. Il considère également que le refus d'accorder un délai de départ volontaire est justifié au regard des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du même code.
Avocat : BESSON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511998
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour pour raison de santé (article L. 425-9 du CESEDA) et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'était pas tenu de statuer par un seul arrêté sur les demandes successives de l'intéressé (dont une sur le fondement de l'article L. 422-1 du CESEDA). Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la procédure médicale et à l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : MARCEL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512017
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, que l'administration avait procédé à un examen effectif de la situation, et que le requérant ne remplissait pas les conditions légales, notamment au regard des articles L. 412-1 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour prétendre à un titre de séjour en tant qu'étudiant.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602258
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une carte de séjour. Le juge a constaté que la requérante avait changé de département de résidence, ce qui a entraîné un transfert de son dossier et a empêché la naissance d'une décision implicite de rejet de la part du préfet initialement saisi. Par conséquent, il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande de suspension. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PORET