Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600882
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de la SAS Lorany conseils qui contestait sa cotisation foncière des entreprises. La juridiction estime la demande prématurée et donc manifestement irrecevable, car la société a saisi le juge avant l'expiration du délai de six mois imparti à l'administration fiscale pour statuer sur sa réclamation préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 198-10 du livre des procédures fiscales.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2504159
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative. Le litige portait sur le rejet de plusieurs prestations sociales (AAH, PCH, assurance vieillesse des parents au foyer, carte mobilité inclusion). Le tribunal a jugé que les contestations relatives à l'Allocation aux Adultes Handicapés et à la Prestation de Compensation du Handicap relèvent exclusivement de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 821-5 du code de la sécurité sociale et L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403716
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SAS Korian Santé de son recours contre un arrêté de l'ARS Grand-Est fixant sa dotation financière pour 2023. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond du litige.
Avocat : SCP MUSSET ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600840
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui contestait un contrôle de police et ses suites. Le juge estime incompétent pour connaître des demandes relatives à une enquête pénale et au fonctionnement de la justice judiciaire, relevant du juge judiciaire. Il rejette également les autres conclusions, notamment la restitution du permis de conduire et les demandes indemnitaires, au motif qu'elles font obstacle à une décision ou ne relèvent pas du pouvoir du juge des référés, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202091
Le Tribunal administratif de Lille constate le désistement de la chambre de commerce et d'industrie des Hauts-de-France de sa requête en décharge de taxe foncière. La juridiction donne acte de ce désistement, la requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. Cette décision d'ordonnance s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement implicite.
Avocat : EARTH AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208538
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la SAS MG-Valdunes de sa requête en dégrèvement partiel de cotisation foncière des entreprises. La juridiction constate que la société, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai prescrit. Cette décision de procédure s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs au désistement d'office.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2210011
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la société OPCI French Wholesale Stores de sa requête en dégrèvement de taxe foncière. Ce désistement est prononcé en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. En conséquence, la demande de dégrèvement et de restitution est éteinte.
Avocat : DE GAULLE FLEURANCE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509488
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant sa demande principale de décharge d'impôts et pénalités. Il rejette sa demande subsidiaire de condamnation de l'État à payer 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La juridiction fonde sa décision sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code, estimant qu'aucune charge ne doit être mise à la charge de l'État dans les circonstances de l'espèce.
Avocat : FIDAL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506924
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de la société Grenke Location qui demandait le paiement d'une somme d'argent et la restitution de matériels loués, estimés liés à un contrat avec le ministère de l'intérieur. La juridiction a considéré que les moyens de la requérante étaient inopérants, le contrat invoqué n'étant pas opposable à l'administration en l'absence de tampon ministériel, de signature identifiable et de correspondance avec une adresse officielle. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance une requête ne comportant que des moyens inopérants après l'expiration du délai de recours.
Avocat : THIERY
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602160
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'injonction au préfet de lui délivrer une carte d'identité et un passeport. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas caractérisé l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, malgré son argument lié à une demande de logement. Par conséquent, sans examiner le fond de l'atteinte aux libertés fondamentales alléguée, la demande a été jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : OGOUBI AKILOTAN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602506
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'établissement public EPORA en ordonnant une expertise préventive. Cette mesure vise à constater l'état des immeubles voisins avant des travaux de démolition sur le « site C... » à Bourg-Argental, afin d'établir un état des lieux de référence. La juridiction s'est fondée sur les articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, estimant l'expertise utile. En revanche, elle a rejeté les conclusions relatives à la fixation préalable d'une provision pour les frais d'expertise, relevant que cette décision relève de la seule présidente du tribunal.
Avocat : BREMENS AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316099
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation d'une agente contractuelle de l'IHEDN contestant le niveau de sa rémunération initiale et le refus de sa revalorisation. Le tribunal a jugé que la demande relative à la fixation initiale du salaire était irrecevable, car elle ne relevait pas de la même cause juridique que le refus de revalorisation ultérieur. Concernant ce refus, le tribunal a estimé que le préjudice avait été intégralement réparé par un avenant contractuel rétroactif, écartant ainsi la responsabilité de l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions législatives et réglementaires régissant la fonction publique, notamment la loi du 13 juillet 1983.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513642
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant, M. B..., de sa demande d'injonction contre la caisse d'allocations familiales du Rhône. Le tribunal constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions par une notification électronique, n'a pas répondu dans le délai d'un mois imparti. La décision s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, qui prévoient la procédure de désistement d'office en l'absence de confirmation du requérant.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301602
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par une enseignante demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de requalification de ses contrats successifs en CDD puis en CDI par l'Université Paris Est Créteil (UPEC), ainsi que la réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions indemnitaires, estimant que les fautes invoquées relevaient d'un litige distinct. Sur le fond, il a rejeté sa demande d'annulation, considérant que les conditions légales pour une requalification en CDI, notamment au regard de l'article L. 954-3 du code de l'éducation, n'étaient pas remplies.
Avocat : CABINET VL AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1424570
Le Tribunal Administratif de Paris a radié une requête en plein contentieux de la société SADAL, la jugeant être un doublon d'une autre affaire déjà enregistrée. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 413-5 du code de justice administrative relatives à l'enregistrement des requêtes. La demande de restitution d'une contribution et de condamnation aux dépens n'a donc pas été examinée au fond.
Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504854
Le Tribunal administratif de Paris donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui renonçait à sa demande d'une provision de 150 000 euros contre l'AP-HP. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : CABINET PAPIN AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603537
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Paco Renov visant à annuler la procédure de passation d'un marché public de travaux et à enjoindre à l'académie des sciences morales et politiques de reprendre l'analyse des offres. Le juge estime que le pouvoir adjudicateur n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en pénalisant l'offre du requérant pour son recours à la sous-traitance, et que les autres griefs, notamment concernant l'offre anormalement basse et la communication tardive du montant de l'offre retenue, ne sont pas fondés. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative et des principes du code de la commande publique.
Avocat : CABINET ASEA (SELARL)
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411727
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a annulé la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis qui avait rejeté la demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de la demande de logement social du requérant. Le tribunal a jugé que M. A..., hébergé avec sa famille dans un logement de transition depuis plus de dix-huit mois, remplissait les conditions légales pour être reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence, au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, la commission de médiation est enjoint de réexaminer la demande du requérant pour la reconnaître comme prioritaire et urgente.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2513850
La société ABMI Group demandait au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise de contraindre l'État à exécuter un arrêt de la Cour administrative d'appel de Lyon lui accordant un crédit d'impôt recherche. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que la demande d'injonction et d'astreinte pour inexécution relevait de la procédure spécifique prévue à l'article L. 911-4 du code de justice administrative. Il a également écarté les demandes d'intérêts moratoires et de frais irrépétibles.
Avocat : FIELDFISHER FRANCE LLP
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605300
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que le requérant, qui sollicitait un changement de statut (d'étudiant vers "recherche d'emploi"), ne bénéficie pas de la présomption d'urgence et que les circonstances particulières qu'il invoque ne caractérisent pas une nécessité impérieuse justifiant une mesure provisoire. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CARBONETTO