Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402243
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 319,08 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière délicate, mais le juge a estimé que les ressources mensuelles de son foyer (3 422 euros) ne caractérisaient pas une précarité justifiant une remise. La décision s’appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur. Le tribunal a exercé son plein contentieux pour apprécier la situation à la date du jugement, concluant au rejet de la demande.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401546
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme B... tendant à l'annulation du refus du département de la Haute-Savoie de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 017,82 euros. Le tribunal a constaté que l'indu résultait d'omissions déclaratives répétées de ressources (allocations familiales, indemnités journalières, etc.) que l'intéressée ne pouvait ignorer, établissant ainsi sa mauvaise foi. En application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, la remise gracieuse est subordonnée à la bonne foi du débiteur, condition non remplie en l'espèce. La situation de précarité invoquée par Mme B... ne suffit pas à justifier une remise en raison de cette mauvaise foi.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500762
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme C... qui contestait la décision de la Caisse d’allocations familiales lui imposant le remboursement d’un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 450,11 euros. La requérante n’avait pas déclaré des revenus d’activité professionnelle pour l’année 2023 et jusqu’en août 2024, ce qui constitue un manquement à ses obligations déclaratives. Le tribunal a estimé que le bien-fondé de l’indu était établi et que Mme C..., qui n’a pas démontré une situation de précarité suffisante, ne pouvait prétendre à une remise de dette. La décision s’appuie sur les articles L. 262-2, R. 262-37 et L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506558
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d'une demande d'expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'évaluer son préjudice lié à des problèmes de santé au travail (cervicalgies) et d'établir l'imputabilité au service de son état, en vue d'un futur recours indemnitaire contre le centre hospitalier universitaire de Bordeaux. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant que l'expertise n'était pas utile car le délai de recours au fond de Mme B... était expiré. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Avocat : MEILLON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601218
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la famille A... d’une demande d’extension de la mission d’expertise confiée au docteur E... par une précédente ordonnance de référé du 27 août 2025. Les requérants ont ensuite présenté un désistement pur et simple de leur instance. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. La solution retenue est donc l’extinction de l’instance sans examen au fond.
Avocat : CABINET PREZIOSI-CECCALDI-ALBENOIS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601657
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la SCI La ferme de la Huppe d'une demande d'expertise, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concernant des travaux sur un bâtiment à Gordes. La société requérante s'est ensuite désistée de sa requête. Le juge des référés, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du même code. La procédure est ainsi close sans qu'il soit statué au fond.
Avocat : FAURE-BRAC & DURAUD
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2201098
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la société Matière, mandataire d’un groupement, d’une demande de condamnation de l’État à lui verser diverses sommes en lien avec la résiliation d’un marché public de remplacement d’un batardeau. Le tribunal a constaté que les parties s’accordaient sur le versement des sommes de 16 618 euros et de 90 866,60 euros, ainsi que sur l’indemnité de résiliation de 280 154,35 euros, et a donné acte de ces accords. En revanche, il a rejeté les autres demandes indemnitaires, estimant que les préjudices allégués (frais d’avant-projet, frais généraux, perte d’industrie, surcoûts de prolongation) n’étaient pas justifiés ou déjà couverts par les indemnités prévues au contrat. La solution retenue s’appuie notamment sur le CCAG Marchés industriels et les stipulations du marché.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GRIFFITHS DUTEIL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305558
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... contestant un titre exécutoire de 187,74 euros émis par la commune de Laval pour des frais périscolaires de septembre 2022. La requérante soutenait que le coefficient appliqué ne correspondait pas à son quotient familial. Le tribunal a jugé que, conformément à l’article 5 du règlement communal, l’absence de communication du quotient familial avant février 2023 justifiait l’application du tarif maximum, sans possibilité de rétroactivité. La solution retenue est fondée sur le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307231
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'une décision de remise partielle d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) et demande de remise totale de la dette. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requérante, dont la bonne foi n'est pas contestée, ne démontre pas une situation de précarité financière actuelle justifiant une remise gracieuse totale, notamment en ne fournissant pas d'éléments sur ses ressources et charges actuelles. **Textes appliqués** : Article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles (régime de récupération et de remise gracieuse des indus de RSA).
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601197
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du CJA), rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve de ressources suffisantes et stables, condition exigée par les articles L. 422-1 et suivants du CESEDA, et que l'urgence n'est pas caractérisée. Les autres mesures (OQTF, interdiction de retour) sont également maintenues.
Avocat : CARDON
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601276
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'astreinte pour assurer l'exécution d'une précédente injonction. Le juge a rejeté la demande d'astreinte de 500 euros par jour de retard, estimant que le préfet du Nord avait, bien que tardivement, pris une décision expresse avant l'audience, ce qui rendait la demande sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative relatifs au référé-suspension et à sa modification.
Avocat : NAVY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503372
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par Mme E..., fonctionnaire victime d'un accident de service en 2018. Le tribunal a jugé que les expertises médicales antérieures, bien qu'ayant déterminé la date de consolidation et le taux d'IPP, ne suffisaient pas à évaluer l'intégralité des préjudices (souffrances, préjudice esthétique, d'agrément) nécessaires à un éventuel recours indemnitaire. La mesure d'expertise a été ordonnée comme utile, sans préjuger des responsabilités, afin de permettre une évaluation complète des préjudices subis en lien avec l'accident.
Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503423
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E..., agent du CCAS de Bordeaux. La requérante, victime d'un accident de service reconnu imputable le 21 octobre 2021, conteste la date de consolidation fixée au 2 juillet 2024 par son employeur et envisage un recours indemnitaire pour obtenir la réparation intégrale de ses préjudices. Le juge a estimé que cette mesure d'expertise était utile et ne préjugeait pas des responsabilités, et a désigné un expert pour évaluer l'imputabilité des troubles, la date de consolidation et les préjudices subis.
Avocat : NOEL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600605
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), donne acte du désistement pur et simple de la Métropole Rouen Normandie de sa demande de suspension de la notification de sa contribution financière au SDIS 76 pour 2026. Il donne également acte du désistement du SDIS 76 de sa demande de condamnation aux dépens. L'affaire est ainsi éteinte sur ces conclusions sans examen du fond.
Avocat : MALET
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602624
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Sognolles-en-Montois en désignant un expert judiciaire. L'objet principal était d'évaluer les risques présentés par un bâtiment en péril (4/6 rue de Thénisy) pour la sécurité publique. La décision s'appuie sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, appliqué selon la procédure de référé des articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative. L'expert devra remettre son rapport dans les plus brefs délais pour éclairer la commune sur les mesures à prendre.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301206
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme C... et M. F... visant à obtenir la réversion d'une pension militaire et la décristallisation d'une retraite du combattant. La juridiction a jugé la demande de Mme C... irrecevable en raison de l'autorité de la chose jugée d'un précédent jugement définitif, et celle de M. F... irrecevable car le droit à pension est personnel et viagère, ne pouvant être transmis aux héritiers. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 39 et L. 47 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Avocat : CABINET OTHMAN FARAH
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301215
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné une demande d'annulation du rejet d'une pension militaire de réversion. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas rapporté la preuve suffisante pour renverser la présomption de validité de l'acte de mariage étranger produit par la requérante. Il a donc annulé la décision ministérielle, en s'appuyant principalement sur l'article 47 du code civil et les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite relatives aux conditions d'attribution.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301216
Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur une demande d'annulation du rejet d'une pension militaire de réversion. Le litige portait sur la validité des actes d'état civil étrangers produits par la requérante pour justifier de son mariage avec un ancien militaire. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas rapporté la preuve que ces actes étaient irréguliers ou falsifiés, au sens de l'article 47 du code civil, et a annulé la décision ministérielle. Les articles L. 39 et L. 47 du code des pensions civiles et militaires de retraite étaient également applicables.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301475
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... C... visant à obtenir une pension militaire d'orphelin majeur infirme. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement refusé cette pension, car l'infirmité permanente du requérant, bien qu'actuelle, était apparue après ses 21 ans et après le décès de son père militaire, et qu'il avait par ailleurs exercé une activité salariée. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 40 du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui subordonne le droit à pension au fait d'être atteint d'une infirmité avant 21 ans et à la charge effective du parent décédé.
Avocat : GENDREAU
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301843
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné une demande d'annulation du rejet d'une pension militaire de réversion. La requérante, veuve d'un soldat marocain pensionné, invoquait la production d'actes d'état civil étrangers et la présence d'enfants issus du mariage pour satisfaire aux conditions de l'article L. 39 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas rapporté la preuve que ces actes étaient irréguliers au sens de l'article 47 du code civil, et a donc annulé la décision ministérielle, en enjoignant au ministre des armées de recalculer la pension.
Avocat : COTTET