Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402635

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Ams'Elle Diffusion, qui contestait la remise en cause par l'administration fiscale d'un crédit d'impôt recherche (CIR) "collection" pour ses exercices 2016 et 2017. La juridiction a jugé que l'activité de la société, consistant principalement en de la conception et du négoce de vêtements avec une fabrication externalisée, ne revêtait pas un caractère industriel au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts, condition nécessaire pour bénéficier de cet avantage fiscal. Le tribunal a également estimé que l'administration n'avait pas méconnu la garantie contre les changements de doctrine prévue à l'article L. 80 B du livre des procédures fiscales.

31 mars 2026• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401027

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SAS Lizybiz visant à obtenir la restitution d'un crédit d'impôt recherche pour ses exercices 2021 et 2022. La juridiction a jugé que l'activité principale de la société, relevant de l'achat-revente, ne constitue pas une activité industrielle au sens des dispositions fiscales applicables. Elle a ainsi confirmé la décision de l'administration fiscale, en application du h du II de l'article 244 quater B du code général des impôts, qui réserve ce crédit d'impôt aux entreprises exerçant une activité industrielle de fabrication ou de transformation.

31 mars 2026• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327347

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la SCI Guimaturaut, qui demandait la décharge de taxes foncières pour plusieurs années, en raison de son irrecevabilité. Le tribunal a jugé que les réclamations administratives préalables, présentées en 2022 et 2023, étaient tardives, le délai légal ayant expiré au plus tard le 31 décembre 2021. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, qui fixe le point de départ du délai de réclamation à la date de mise en recouvrement de l'impôt.

31 mars 2026• 2e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602838

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de l'OFII refusant l'accès aux conditions matérielles d'accueil (CMA) à un demandeur d'asile. La juridiction a jugé que l'article L. 551-15 du CESEDA, invoqué par l'OFII pour justifier le refus, n'était pas applicable à la situation du requérant, qui sollicitait un rétablissement des CMA après que la France soit devenue responsable de l'examen de sa demande. Le tribunal a également enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions matérielles d'accueil au requérant.

Avocat : BOUILLET

31 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601957

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution d'un jugement, constate que la préfète du Rhône n'a pas entièrement exécuté un jugement antérieur qui lui enjoignait de réexaminer la situation d'une étrangère et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Sur le fondement des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 100 euros par jour à l'encontre de la préfète si elle ne justifie pas de l'exécution complète du jugement dans un délai de 15 jours.

Avocat : VRAY

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515926

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant, qui n'avait pas présenté de contrat de travail visé, ne pouvait bénéficier de plein droit d'un titre de séjour au titre de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Le tribunal a également considéré que son insertion en France n'était pas établie au point de constituer une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle par le préfet.

Avocat : IDCHAR

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514282

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution d'un jugement, constate l'inexécution par la préfète du Rhône d'une précédente décision lui enjoignant de réexaminer une demande de titre de séjour. Sur le fondement des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, la juridiction prononce une astreinte de 50 euros par jour à l'encontre de la préfète, lui donnant un mois pour justifier de l'exécution du jugement initial.

31 mars 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514114

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A... F... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, estimant que l'arrêté a été régulièrement signé en vertu d'une délégation. Il rejette également le grief d'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale, au motif que le requérant n'apporte pas la preuve que sa famille ne pourrait se reconstituer dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507117

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une décision fixant son pays de destination et une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment en écartant les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, et a considéré que les conditions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne faisaient pas obstacle à la mesure au regard de la situation de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L.611-1) et de l'accord franco-algérien.

Avocat : LAWSON BODY

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412432

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une amende de 150 euros infligée pour un dépôt irrégulier de déchets. Le tribunal a rejeté la requête de la plaignante, considérant que la procédure suivie par la commune d'Amplepuis était conforme aux exigences légales. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 541-3 du code de l'environnement, concernant la procédure de sanction, et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, relatif aux pouvoirs de police du maire.

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406928

**Sujet principal** : La société Les Trois Chênes conteste devant le Tribunal Administratif de Lyon la régularité de la procédure de contrôle fiscal et le bien-fondé des rectifications (impôt sur les sociétés, TVA, retenue à la source) dont elle a fait l'objet pour les années 2016 à 2018. **Juridiction et solution** : Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la société. Il estime que la procédure n'est pas entachée d'irrégularité et que les dépenses en cause (notamment des frais de carte bancaire, des dons et une facture de location) ne présentent pas le caractère de charges déductibles au sens du code général des impôts. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des impôts (notamment l'article 39) concernant la déductibilité des charges, ainsi que sur les règles de procédure fiscale.

Avocat : LANGEVIN AVOCATS

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400076

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur deux requêtes d'une enseignante contestant le refus de reconnaissance d'un accident de service et son placement en congé de longue durée non imputable au service. Le tribunal a rejeté ses demandes d'annulation, considérant notamment que le défaut de notification formelle de l'avis du conseil médical, bien que constituant un vice de procédure au regard de l'article 15 du décret n°86-442 du 14 mars 1986, n'avait pas été de nature à influencer le sens des décisions contestées ou à la priver d'une garantie. La juridiction a ainsi jugé ces vices sans effet sur la légalité des actes administratifs attaqués.

Avocat : SCP RIVA ET ASSOCIES

31 mars 2026• 1ère chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602633

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus des conditions matérielles d'accueil (CMA) notifié par l'OFII. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment au regard de l'incompétence du signataire, du défaut d'examen de sa situation personnelle et de sa vulnérabilité. Elle a appliqué les articles L. 551-15, L. 522-1 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive 2013/33/UE, pour constater que le refus était justifié par l'absence de demande d'asile dans le délai légal sans motif légitime et que la vulnérabilité de la requérante avait été dûment prise en compte.

Avocat : SELARL SAORSA AVOCATS

31 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601941

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a ordonné l'expulsion de M. A... d'un logement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'il occupait sans titre. Le juge a considéré que la demande du préfet ne rencontrait aucune contestation sérieuse, l'intéressé ayant épuisé ses recours en matière d'asile et étant resté dans les lieux malgré une mise en demeure, et que l'évacuation présentait un caractère d'urgence et d'utilité au vu des besoins d'hébergement. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

31 mars 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600862

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté la requête de l'étranger, estimant que les décisions contestées n'étaient pas entachées d'illégalité. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : AIRIAU

31 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507159

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... C..., un ressortissant géorgien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour pour raison médicale et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet du Bas-Rhin était compétent pour signer les décisions contestées et que le refus de titre de séjour, pris sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'état de santé du requérant et de l'offre de soins dans son pays d'origine. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), ont également été écartés.

Avocat : L'ILL LEGAL

31 mars 2026• 5e chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402677

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'OFPRA de lui reconnaître la qualité d'apatride. Le tribunal a jugé que le requérant, né en Angola de parents angolais, n'apportait pas la preuve d'avoir effectué des démarches répétées et assidues auprès des autorités angolaises pour obtenir la reconnaissance de sa nationalité, ni qu'il l'avait perdue. La décision s'appuie sur la définition de l'apatridie de l'article 1er de la Convention de New York de 1954 et les articles L. 812-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SABATAKAKIS

31 mars 2026• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402080

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice moral et matériel suite à la révélation de l'identité d'une mère ayant demandé le secret de sa naissance lors d'un accouchement sous X en 1984. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (5e chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse. Il constate que la procédure légale a été respectée : le Conseil national pour l'accès aux origines personnelles (CNAOP) a dûment vérifié l'absence de volonté expresse de la mère de maintenir le secret avant de communiquer son identité à son fils majeur, conformément aux dispositions du code de l'action sociale et des familles. **Textes appliqués** : Articles 326 du code civil, et L. 147-1, L. 147-3, L. 147-6 et R. 147-16 du code de l'action sociale et des familles, relatifs au secret de l'identité et à la procédure d'accès aux origines personnelles.

Avocat : TOUTAIN

31 mars 2026• 5e chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601216

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C... visant à enjoindre à la préfète du Puy-de-Dôme de lui délivrer un document provisoire de séjour ou d'examiner sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, la requérante bénéficiant déjà d'une attestation de prolongation d'instruction valide lui permettant de séjourner et de travailler en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.

31 mars 2026
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600892

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un arrêté de transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de l'autorité signataire et la motivation de l'arrêté. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : REMEDEM

31 mars 2026• Reconduite à la frontière