Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600974
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge estime que la condition d'urgence est remplie en raison du risque d'éloignement imminent, mais que la requérante n'apporte pas d'éléments suffisants pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au regard du droit au respect de la vie familiale et de l'intérêt supérieur de l'enfant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600975
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge estime que, malgré l'urgence caractérisée par un risque d'éloignement imminent, le requérant ne démontre pas que la mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de ses enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600977
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction visant à interdire l’usage de bulletins de vote comportant une bande jaune pour les élections municipales et communautaires de Mamoudzou. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, car l’irrégularité alléguée, fondée sur l’article R. 30 du code électoral, n’était pas de nature à porter une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision considère que la présence d’un bandeau de couleur sur un bulletin blanc ne suffit pas, en l’espèce, à affecter la sincérité du scrutin.
Avocat : SCP THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603528
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à un ressortissant malien, en raison d'un délai déraisonnable de l'administration. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'absence de récépissé portait atteinte à la situation de l'intéressé, notamment son droit au travail. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 431-3, R. 431-3, R. 431-12, R. 431-13 et R. 431-15).
Avocat : QUINSON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604268
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'injonction faite au préfet d'instruire une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés estime que le silence de l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, ce qui rend la mesure sollicitée irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 431-2, R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501421
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours de M. B... contestant une contrainte de la CAF de Paris. Cette décision est prise car l'indu d'allocation de logement ayant motivé la contrainte a été annulé en cours de procédure, rendant la requête sans objet. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600376
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant le refus d'attribution de l'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH). Le tribunal a déclaré son incompétence, relevant que la compétence pour ce litige revient exclusivement au pôle social du tribunal judiciaire de Saint-Denis. Cette solution s'appuie sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire et le décret n° 2018-772 du 4 septembre 2018.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200694
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en premier ressort, rejette la requête de M. E... et Mme G... visant à réformer les ordonnances de taxation des honoraires de l'expert et de son sapiteur désignés dans une procédure antérieure. La juridiction estime que les ordonnances contestées, prises en application des articles R. 761-5 et R. 351-3 du code de justice administrative, sont régulières et que les griefs soulevés contre l'expert (notamment sur la régularité de son inscription, le principe du contradictoire et l'impossibilité de remplir sa mission) ne sont pas fondés. En conséquence, les sommes liquidées (4 764,60 € pour l'expert et 1 440 € pour le sapiteur) restent mises à la charge des requérants.
Avocat : PORTOLANO
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400935
Le Tribunal Administratif de Bastia a statué sur deux requêtes de M. Dumont contestant le refus initial de reconnaissance d'un accident du travail comme imputable au service et des décisions ultérieures relatives à son congé. Le tribunal a jugé que la reconnaissance ultérieure de l'accident par l'administration rendait sans objet une partie des demandes d'annulation. Il a rejeté les autres conclusions, notamment celles concernant les placements en congé, au motif qu'elles ne présentaient pas de vice de droit ou de procédure. Les textes appliqués étaient principalement les articles L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique.
Avocat : RIBIERE
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400149
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A... contre la commune de Cavaillon suite à sa chute sur la voie publique. La juridiction a estimé que la présence d'une vis sur le trottoir ne constituait pas un défaut d'entretien normal de la voirie engageant la responsabilité de la commune. Elle a également jugé que la victime n'avait pas rapporté la preuve d'une faute dans l'exercice des pouvoirs de police du maire.
Avocat : SCP VINSONNEAU-PALIES-NOY-GAUER ET ASSOCIES (VPNG)
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400429
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande d'indemnisation de M. A... contre la communauté d'agglomération Nîmes Métropole. Le requérant, occupant d'une aire d'accueil des gens du voyage, n'a pas rapporté la preuve d'un lien de causalité certain entre l'incendie survenu dans un local technique de l'aire et les dommages électriques allégués à sa caravane. La juridiction applique les principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics, relevant que la preuve de la causalité incombe à la victime, et rejette également les demandes au titre des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP DE ANGELIS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2405047
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2024. Le requérant, titulaire d'une carte mobilité inclusion, invoquait l'exonération prévue par l'article 1390 du code général des impôts, étendue par instruction aux bénéficiaires de l'allocation aux adultes handicapés. Cependant, la juridiction a jugé que le droit à cette exonération était subordonné au bénéfice effectif de l'allocation aux adultes handicapés, condition non remplie en l'espèce puisque le requérant ne la percevait plus depuis sa retraite.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500482
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de décharge de la taxe d’habitation 2024 pour deux logements mis en location saisonnière. Le tribunal a jugé que le propriétaire, qui conservait la possibilité d'occuper les biens ou d'en disposer une partie de l'année, en était le redevable légal au 1er janvier. Cette solution s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, qui régissent l'assiette et le redevable de cet impôt.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501634
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir réparation pour le délai de délivrance de son numéro NEPH. Le juge a déclaré irrecevables les conclusions demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande préalable, estimant que l'affaire relevait du plein contentieux. Sur le fond, le tribunal a jugé que le délai de six mois pour obtenir le NEPH, dans le contexte de la réorganisation des services de l'État (Agence nationale des titres sécurisés et plan "préfecture nouvelle génération"), ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État.
Avocat : STRATEM AVOCATS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600583
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal était le refus de délivrer une carte « mobilité inclusion » avec la mention « stationnement ». La juridiction a retenu que la requérante n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, tel qu'institué par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601252
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d'indemnité provisionnelle formée par un requérant à la suite du traitement de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas établie avec un degré suffisant de certitude, car l'ordonnance de référé enjoignant au préfet de réexaminer sa demande avait été exécutée, rendant la créance sérieusement contestable. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, et aucune condamnation aux frais n'a été prononcée contre l'État, partie gagnante.
Avocat : RAYNAL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600001
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que le requérant, ayant manqué un rendez-vous préalablement accordé par l'administration pour constituer son dossier, s'était lui-même placé dans la situation d'urgence qu'il invoquait. La condition d'urgence exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était donc pas remplie.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513608
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a été saisi par la préfète de la Haute-Savoie pour liquider une astreinte. Le tribunal a constaté que l'obligation de loger le requérant prioritaire avait été exécutée dans le délai imparti. En conséquence, il a jugé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2415025
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a accepté d'étendre une expertise judiciaire initialement ordonnée. Le juge a fait droit à la demande de la communauté d'agglomération CAP Atlantique d'inclure le cabinet Bourgois (maître d'œuvre) et la société ATES (titulaire du marché) dans la procédure d'expertise relative à des travaux de réseaux. Cette décision s'appuie sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet une telle extension lorsque la demande est jugée utile et présentée dans les délais.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2415018
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a accepté d'étendre une expertise judiciaire préalablement ordonnée. Le juge a fait droit à la demande de la communauté d'agglomération CAP Atlantique d'inclure le maître d'œuvre (cabinet Bourgois) et l'entreprise de travaux (société ATES) dans la procédure d'expertise relative à des désordres potentiels liés à des travaux de réseaux. Cette décision d'extension, prise en application de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, vise à assurer un examen complet et contradictoire des responsabilités.