Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2513608
vendredi 13 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2513608 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a été saisi par la préfète de la Haute-Savoie pour liquider une astreinte. Le tribunal a constaté que l'obligation de loger le requérant prioritaire avait été exécutée dans le délai imparti. En conséquence, il a jugé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2508623 du 19 septembre 2025, statuant sur la requête de M. C... B..., le tribunal a enjoint à la préfète de la Haute-Savoie d’assurer son logement avant le 30 novembre 2025, sous une astreinte de 500 euros par mois de retard destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Par une requête enregistrée le 16 décembre 2025, la préfète de la Haute-Savoie demande au tribunal de procéder à la liquidation de l’astreinte décidée par cette ordonnance.
Elle soutient que M. B... est logé conformément aux préconisations de la commission de médiation et qu’elle a ainsi satisfait à ses obligations.
La requête a été régulièrement communiquée à M. B... qui n’a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En vertu des dispositions du premier alinéa du I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, un demandeur qui a été reconnu par une commission de médiation comme prioritaire et comme devant être hébergé en urgence et qui n’a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire un recours devant la juridiction administrative tendant à ce que soit ordonné son logement ou son relogement. Le sixième alinéa du I du même article prévoit que la juridiction administrative peut assortir son injonction d’une astreinte. Aux termes de l’article R. 778-8 du code de justice administrative : « Lorsque le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet constate, d'office ou sur la saisine du requérant, que l'injonction prononcée n'a pas été exécutée, il procède à la liquidation de l’astreinte en faveur du fonds prévu à l'article L. 300-2 du code de la construction et de l'habitation / Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet peut statuer par ordonnance, dans les conditions prévues par le chapitre II du titre IV du livre VII du présent code, après avoir invité les parties à présenter leurs observations sur les modalités de l’exécution de l’injonction prononcée. / Il liquide l'astreinte en tenant compte de la période pendant laquelle, postérieurement à l'expiration du délai imparti par le jugement, l'injonction est demeurée inexécutée par le fait de l'administration. Il peut, eu égard aux circonstances de l'espèce, modérer le montant dû par l'Etat voire, à titre exceptionnel, déclarer qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte. ».
2. Par une ordonnance n° 2508623 du 19 septembre 2025, statuant sur la requête de M. B..., le tribunal a enjoint à la préfète de la Haute-Savoie d’assurer son logement avant le 30 novembre 2025, sous une astreinte de 500 euros par mois de retard destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
3. Il résulte de l’instruction que l’intéressé s’est vu attribuer un logement situé à Gaillard le 18 novembre 2025 et a signé le bail le même jour. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte due par l’Etat.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2508623 du 19 septembre 2025.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de la ville et du logement et à M. C... B....
Copie en sera adressée à la préfète de la Haute-Savoie.
Fait à Grenoble, le 13 mars 2026.
La vice-présidente du tribunal,
M. A...
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une ordonnance n° 2508623 du 19 septembre 2025, statuant sur la requête de M. C... B..., le tribunal a enjoint à la préfète de la Haute-Savoie d’assurer son logement avant le 30 novembre 2025, sous une astreinte de 500 euros par mois de retard destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Par une requête enregistrée le 16 décembre 2025, la préfète de la Haute-Savoie demande au tribunal de procéder à la liquidation de l’astreinte décidée par cette ordonnance.
Elle soutient que M. B... est logé conformément aux préconisations de la commission de médiation et qu’elle a ainsi satisfait à ses obligations.
La requête a été régulièrement communiquée à M. B... qui n’a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En vertu des dispositions du premier alinéa du I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, un demandeur qui a été reconnu par une commission de médiation comme prioritaire et comme devant être hébergé en urgence et qui n’a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire un recours devant la juridiction administrative tendant à ce que soit ordonné son logement ou son relogement. Le sixième alinéa du I du même article prévoit que la juridiction administrative peut assortir son injonction d’une astreinte. Aux termes de l’article R. 778-8 du code de justice administrative : « Lorsque le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet constate, d'office ou sur la saisine du requérant, que l'injonction prononcée n'a pas été exécutée, il procède à la liquidation de l’astreinte en faveur du fonds prévu à l'article L. 300-2 du code de la construction et de l'habitation / Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet peut statuer par ordonnance, dans les conditions prévues par le chapitre II du titre IV du livre VII du présent code, après avoir invité les parties à présenter leurs observations sur les modalités de l’exécution de l’injonction prononcée. / Il liquide l'astreinte en tenant compte de la période pendant laquelle, postérieurement à l'expiration du délai imparti par le jugement, l'injonction est demeurée inexécutée par le fait de l'administration. Il peut, eu égard aux circonstances de l'espèce, modérer le montant dû par l'Etat voire, à titre exceptionnel, déclarer qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte. ».
2. Par une ordonnance n° 2508623 du 19 septembre 2025, statuant sur la requête de M. B..., le tribunal a enjoint à la préfète de la Haute-Savoie d’assurer son logement avant le 30 novembre 2025, sous une astreinte de 500 euros par mois de retard destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
3. Il résulte de l’instruction que l’intéressé s’est vu attribuer un logement situé à Gaillard le 18 novembre 2025 et a signé le bail le même jour. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte due par l’Etat.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2508623 du 19 septembre 2025.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de la ville et du logement et à M. C... B....
Copie en sera adressée à la préfète de la Haute-Savoie.
Fait à Grenoble, le 13 mars 2026.
La vice-présidente du tribunal,
M. A...
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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