Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600841
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale de clôture d'une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la mesure de classement sans suite, motivée par un dossier incomplet, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible de recours, rendant la requête au fond irrecevable. La requérante a toutefois été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de la situation.
Avocat : LEJEUNE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2323260
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société E-Pango pour contester des titres exécutoires et des décisions implicites de rejet émis par l'Opéra national de Paris, qui lui réclame le paiement de sommes importantes au titre de surcoûts liés à des contrats de substitution d'électricité. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre les titres exécutoires initiaux étaient devenues sans objet, ceux-ci ayant été annulés et remplacés, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. En revanche, il a rejeté les autres moyens de la requérante, considérant notamment que les stipulations contractuelles (article 18 du cahier des caractéristiques) engageaient bien sa responsabilité pour ces surcoûts, et que les circonstances invoquées (comportement d'un tiers ou force majeure) ne l'exonéraient pas.
Avocat : CABINET ERNST & YOUNG
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309396
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de Mme A... visant à obtenir la décharge de sa taxe d’habitation pour un logement à Montgeron pour les années 2021 et 2022. S’agissant de l’année 2021, la demande est jugée irrecevable car la réclamation préalable a été déposée hors délai, après le 31 décembre 2022, conformément à l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Pour l’année 2022, le tribunal estime que Mme A..., qui disposait du logement meublé au 1er janvier (fait générateur selon les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts), est redevable de la taxe, et ce même si elle était également imposée sur sa résidence principale à Combs-la-Ville.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310240
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de l'association PARME, qui sollicitait la décharge de taxe d'habitation pour 2021 et 2022. Le tribunal a jugé que l'association ne remplissait pas les conditions pour bénéficier du dégrèvement d'office prévu à l'article 1414-II du code général des impôts, car elle n'avait pas respecté les obligations déclaratives (articles 322 et 322 bis de l'annexe III du CGI), notamment les délais et la production des documents requis. De plus, la convention avec l'État, nécessaire pour l'exonération, était expirée depuis 2017.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403823
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. B... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge estime que l'administration a légalement appliqué l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, le requérant n'ayant pas produit dans les délais les pièces complémentaires demandées. Le tribunal considère que le requérant n'a pas démontré une impossibilité imprévisible et indépendante de sa volonté justifiant son retard, ni qu'il en avait informé l'administration en temps utile.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403835
**Sujet principal** : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation pour défaut de production de pièces dans les délais. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles. **Solution retenue** : Annulation de la décision de classement sans suite et injonction au préfet de reprendre l'instruction. Le tribunal a jugé que les difficultés techniques imprévisibles et indépendantes de la volonté de la requérante, dûment justifiées, faisaient obstacle à un classement sans suite. **Textes appliqués** : Article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux demandes de naturalisation.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2406885
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet des Yvelines. Le tribunal a jugé que ce classement, motivé par le défaut de production de pièces complémentaires dans le délai imparti, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours, dès lors que le dossier était effectivement incomplet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : DJEMAOUN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2215747
**Sujet principal** : Recours d'une société civile immobilière (SCI) contre la mise à sa charge par une commune des frais de relogement d'un locataire, suite à une interdiction d'habiter. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal déclare irrecevables, pour défaut de production des actes, les conclusions visant l'annulation de quinze des seize titres de recette. Concernant le seul titre produit (émis le 23 mars 2021), il rejette la demande d'annulation au fond, considérant que la commune était en droit de mettre les frais d'hébergement à la charge du propriétaire. **Textes appliqués** : Articles R. 412-1 du code de justice administrative (recevabilité) et L. 521-3-1 et L. 521-3-2 du code de la construction et de l'habitation (obligation de relogement et recouvrement des frais par la commune).
Avocat : CABINET GOUTAL, ALIBERT & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301312
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi d'un recours en plein contentieux concernant le refus de communication de documents administratifs. Le requérant demandait l'annulation du refus de l'établissement public territorial Plaine Commune de lui communiquer les marchés et documents liés à des travaux d'aménagement, ainsi qu'une injonction de communiquer ces pièces. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, considérant que l'administration avait, en cours d'instance, produit les documents sollicités dans la demande initiale, ce qui privait le recours de son objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives au droit d'accès.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306634
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, rejette la requête de M. B... visant à obtenir la délivrance d'attestations de fin de mission par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Le juge estime que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet est irrecevable, car le requérant n'avait pas préalablement sollicité ces motifs auprès de l'administration. Il considère également que le droit à communication des documents administratifs, prévu par le code des relations entre le public et l'administration, ne peut s'appliquer à des documents dont l'existence n'est pas établie.
Avocat : GATEAU LEBLANC
Conseil d'État — N° 496760
Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET;BARDOUL
Conseil d'État — N° 512403
Avocat : RENAUD
Conseil d'État — N° 498647
Avocat : HAAS
Conseil d'État — N° 493712
Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA
Conseil d'État — N° 493238
Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601997
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., détenu, qui demandait des mesures médicales et administratives urgentes à l’administration pénitentiaire. Le juge a estimé que le requérant n’établissait pas l’urgence de sa situation, condition nécessaire pour l’octroi de mesures provisoires. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602443
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. A..., qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge des référés constate que la requête ne relève manifestement pas de la compétence territoriale du tribunal de Marseille, le requérant résidant à Vénissieux et la décision contestée relevant de la préfète du Rhône. En application de l'article R. 522-8-1 du même code, la requête est rejetée.
Avocat : LEVEQUE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2403657
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. Gimenez contestant le refus du département de la Haute-Garonne de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le tribunal a estimé que le requérant, bien que souffrant de pathologies et percevant l'AAH, ne justifiait pas d'une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, son périmètre de marche étant supérieur à 200 mètres. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles (L. 241-3, R. 241-12-1) et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui fixent les critères d'attribution de cette carte.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520255
Le Tribunal administratif de Nantes rejette une demande de désignation d'expert en référé. Le requérant, victime présumée d'une agression sonore lors d'un concert, sollicitait une expertise sur son préjudice et sur la conformité de l'établissement aux règles de sécurité. Le juge estime que la demande ne présente pas le caractère d'utilité exigé par l'article R. 532-1 du code de justice administrative, faute de lien de causalité suffisamment établi pour la première mission et car la seconde relève des compétences de contrôle de la commission de sécurité.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602710
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par la commune de Nantes Métropole pour désigner un expert en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, concernant un immeuble présentant un danger potentiel. Le juge a fait droit à la demande principale de désignation d'un expert pour constater l'état du bâtiment, mais a rejeté la demande complémentaire visant à ordonner un diagnostic parasitaire approfondi, estimant qu'elle excédait le cadre de l'urgence prévu par la loi. La décision s'appuie sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.