Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2106817

**Sujet principal** : La société Boulanger conteste devant le Tribunal administratif de Nantes la qualification de son entrepôt comme établissement industriel pour le calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE) des années 2018 et 2019, et demande une réduction de ses impositions. **Juridiction et solution** : Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Boulanger. Il a jugé irrecevable la demande concernant l'année 2018 pour tardiveté de la réclamation et a estimé que l'entrepôt, compte tenu de son équipement et de son fonctionnement, présentait bien un caractère industriel au sens de l'article 1499 du code général des impôts. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des impôts (notamment l'article 1499) et du livre des procédures fiscales (articles R. 196-2 et R. 197-3) concernant la recevabilité des réclamations et la définition des établissements industriels.

Avocat : CABINET ARSENE TAXAND

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601884

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé contractuel, rejette la requête de la société Toits et Charpentes Domenget visant à annuler un marché public de travaux. La juridiction estime que les conclusions de l'entreprise, qui contestent la validité du contrat et demandent des dommages-intérêts, sont irrecevables dans le cadre de cette procédure d'urgence. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé contractuel (articles L. 551-13 et suivants).

Avocat : SELARL DL AVOCATS

12 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602492

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Vienne de désigner un expert. L'objet était de constater préventivement l'état des immeubles riverains avant des travaux de démolition urgents, afin de prévenir tout litige futur. La juridiction a appliqué l'article R. 531-1 du code de justice administrative, estimant que l'expertise demandée entrait dans son champ et présentait un caractère utile.

12 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304793

**Sujet principal** : Recours en responsabilité décennale d'une société d'assurance, subrogée dans les droits de son assuré, contre des constructeurs et sous-traitants suite à des désordres affectant un EHPAD. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de 3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la société d'assurance. Il a jugé que les désordres (affaissement de WC suspendus) ne constituaient pas un vice de nature à engager la responsabilité décennale des constructeurs mis en cause, car ils ne compromettaient ni la solidité de l'ouvrage ni son aptitude à sa destination. **Textes appliqués** : Les principes régissant la garantie décennale des constructeurs, issus des articles 1792 et suivants du code civil.

Avocat : BELOVETSKAYA

12 mars 2026• 3ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400780

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande d'indemnisation de la société GECCO contre le centre hospitalier de Béziers, concernant un préjudice lié à l'abandon d'une clause de reprise de bâtiments modulaires. La juridiction a jugé que la requête était irrecevable, car la demande indemnitaire était tardive, le décompte général définitif du marché ayant été accepté, ce qui emporte selon le tribunal le principe d'unicité du décompte. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de la commande publique relatives à la liquidation des marchés.

Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES

12 mars 2026• 4ème chambre
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524889

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision de radiation pour abandon de poste d'un fonctionnaire du ministère de la justice. Le juge estime que le requérant n'apporte pas d'éléments suffisants pour créer un doute sérieux sur la légalité de la mesure, justifiant ainsi le rejet en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. La requête est également qualifiée d'abusive car elle réitère une demande précédemment rejetée, mais aucune amende n'est infligée en l'espèce.

12 mars 2026
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515762

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait un indu d'allocation de soutien familial signifié par la CAF du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que ce litige, relevant du contentieux général de la sécurité sociale, était de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. En application de l'article 32 du décret n° 2015-233, il a donc transmis le dossier au tribunal judiciaire de Pontoise, compétent pour statuer sur le fond.

12 mars 2026
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508952

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... visant à annuler le refus d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction constate que le requérant n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, malgré une mise en demeure de régulariser sa demande. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.

12 mars 2026
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506722

**Sujet principal** : Opposition à une contrainte émise par une caisse d'allocations familiales pour recouvrer une créance. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de juge unique par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas régularisé son recours en produisant l'acte attaqué ou la preuve d'une demande préalable à l'administration, malgré une mise en demeure du greffe. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, relatifs à l'irrecevabilité des requêtes non régularisées après mise en demeure.

12 mars 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401999

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Allodiscrim, qui demandait l'annulation d'un marché public et des dommages-intérêts. Le tribunal a jugé que l'attribution du marché à un groupement solidaire composé d'un cabinet d'avocat et d'une société de conseil n'était pas irrégulière, car le règlement de la consultation ne l'interdisait pas et la répartition des tâches garantissait que les prestations juridiques seraient effectuées par le professionnel habilité. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées pour défaut de preuve du préjudice.

Avocat : BCV AVOCATS

12 mars 2026• 3ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315637

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation des sociétés SARL Riviera et MS Amlin contre Voies Navigables de France (VNF). Les requérantes alléguaient que la responsabilité de VNF était engagée pour des dommages subis par leurs bateaux lors d'une opération d'éclusage à Pontoise. Le tribunal a considéré que les sociétés n'avaient pas rapporté la preuve d'un lien de causalité entre le fonctionnement de l'écluse et leur préjudice, conformément aux principes de responsabilité applicables aux ouvrages publics.

Avocat : LMT AVOCATS

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2313739

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation des sociétés Evana Cruise et Helvetia Assurances contre Voies Navigables de France (VNF). Les requérantes invoquaient la responsabilité de VNF pour des dommages subis par une péniche lors d'une opération d'éclusage. Le tribunal a estimé que les sociétés n'avaient pas démontré l'existence d'une faute dans le fonctionnement de l'ouvrage public ou d'un défaut d'entretien normal, conditions nécessaires pour engager la responsabilité de VNF en application des principes généraux de la responsabilité administrative.

Avocat : CABINET BARBIER ASSOCIES

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2308189

La société Sultalec demandait l'annulation de titres de perception émis par l'OFII pour des contributions dues suite à l'emploi de travailleurs étrangers sans autorisation. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé la requête irrecevable. Il a relevé d'office l'absence du recours préalable obligatoire devant le comptable public, prescrit par les articles 117 et 118 du décret n° 2012-1246 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, avant toute action en justice.

Avocat : ACHOUR

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307418

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une demande d'indemnisation d'une pharmacie suite à la résiliation de ses conventions avec un EHPAD. Le tribunal a relevé d'office que les conventions, qualifiées de marchés publics, étaient invalides car elles ne comportaient pas de limite de durée, ce qui est contraire à l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015. Par conséquent, la société Pharmacie Santé Plus IDF n'est pas fondée à réclamer une indemnisation pour rupture abusive.

Avocat : ICHOUA

12 mars 2026• 3ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307330

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... qui contestait le montant forfaitaire et la limitation temporelle (au 31 décembre 1975) de l'indemnisation accordée par la commission nationale pour les préjudices subis dans un camp de harkis. Le tribunal a jugé que les dispositions de l'article 3 de la loi du 23 février 2022, qui fixent ce cadre d'indemnisation, ne méconnaissent pas les exigences de la Convention européenne des droits de l'homme, notamment le droit à un recours effectif et l'interdiction des traitements inhumains. La décision attaquée a donc été validée.

Avocat : CARMIER

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2217712

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une demande d'annulation de titres de perception et de mises en demeure relatifs au remboursement d'aides du fonds de solidarité COVID-19. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître des moyens contestant la régularité formelle des actes de poursuite (mises en demeure), relevant que ces contestations relèvent de la compétence du juge de l'exécution en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. En revanche, il reste compétent pour statuer sur le bien-fondé des titres de perception eux-mêmes, qui concerne l'éligibilité aux aides et le montant de l'indu.

Avocat : BIDAULT

12 mars 2026• 3ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602172

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant sa demande d'injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour. La juridiction applique les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de la demande initiale.

12 mars 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518441

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de dégrèvement d'impôt d'un contribuable ayant transféré son domicile fiscal en Belgique. Le tribunal a jugé que l'imposition des plus-values en report d'imposition au moment du départ, prévue par l'article 167 bis du code général des impôts, était conforme au droit national et européen. Il a également refusé de transmettre une question prioritaire de constitutionnalité et de renvoyer une question préjudicielle à la Cour de justice de l'Union européenne.

Avocat : PHILIP

12 mars 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2315487

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société L.N.U.F MDD visant à obtenir la restitution de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2020 et 2021. Le litige portait sur la qualification comptable de pénalités logistiques et leur déductibilité de l'assiette de la CVAE. Le tribunal a jugé que ces pénalités, sanctionnant l'inexécution contractuelle, devaient être assimilées à des pénalités sur marchés, relevant des charges exceptionnelles (compte 67) non déductibles, conformément aux articles 1586 ter et 1586 sexies du code général des impôts définissant le calcul de la valeur ajoutée.

12 mars 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313682

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de pénalités pour l'année 2016. Le litige portait principalement sur la remise en cause par l'administration fiscale d'une provision pour dépréciation d'un fonds de commerce de pharmacie. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant d'éventuelles irrégularités de procédure (comme l'homologation du rôle d'imposition), n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, en particulier ses articles 1658 et 1659.

Avocat : GUERMONPREZ-TANNER

12 mars 2026• 10ème chambre