Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604565
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "Etrangers urgents", a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour. Le juge a estimé que le préfet des Hauts-deine était fondé, au vu des faits de recel et de transport de stupéfiants reprochés au requérant, à considérer que son comportement constituait une menace réelle et grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres moyens, notamment ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : LENOUVEL ALVAREZ
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604580
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet des Hauts-de-Seine avait légalement fondé sa décision sur le motif que l'intéressé ne justifiait pas d'une entrée régulière en France, au sens de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment le défaut d'examen de la situation et le caractère excessif de la mesure, ont été écartés.
Avocat : CREN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604782
Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir une convocation en préfecture et une autorisation provisoire de séjour dans le cadre d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le juge estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet puisque la préfecture a délivré un rendez-vous à la requérante après l'introduction de sa requête. Les conclusions sont rejetées pour le surplus. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Avocat : HAIK
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604921
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de modification d'une précédente ordonnance en raison de son inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a rejeté la demande de modification de l'injonction de réexamen de la situation de l'étranger, le délai n'étant pas échu, mais a modifié l'injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour en l'assortissant d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative, l'inexécution constituant un "élément nouveau" justifiant la modification.
Avocat : BEN-SAADI SALOME
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604986
**Sujet principal** : Demande de liquidation d'une astreinte provisoire pour inexécution d'une injonction de réexamen d'une demande de carte de résident. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés fait droit à la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle pour urgence. Il est compétent pour statuer sur la liquidation de l'astreinte, qu'il peut modérer ou supprimer en fonction des diligences de l'administration, mais ne peut pas en modifier le taux si elle est définitive, sauf cas de force majeure. **Textes appliqués** : Articles L. 911-6, L. 911-7 et L. 911-8 du code de justice administrative, et article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605005
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a liquidé une astreinte prononcée contre l'État pour l'exécution tardive d'une injonction de réexaminer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet n'avait pas exécuté l'injonction dans le délai prescrit et n'apportait aucun justificatif valable, ce qui a conduit à la condamnation de l'État à verser 7 300 euros au requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 911-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605206
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus implicite de titre de séjour et d'injonctions au préfet. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, est saisi d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet. La décision finale sur cette suspension (et sur les demandes d'injonction et d'astreinte) dépend de l'appréciation par le juge de deux conditions cumulatives : l'**urgence**, liée à l'incidence immédiate du refus sur la situation de la requérante (précarité, emploi), et l'existence d'un **doute sérieux** sur la légalité du refus (vices de procédure, défaut de motivation, méconnaissance du code des étrangers et des conventions internationales). **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (fondement de la demande de titre
Avocat : BOAMAH
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605209
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme C... visant à suspendre le rejet de son autorisation d'exercice en psychiatrie et à enjoindre au CNG de lui accorder cette autorisation. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la requérante n'étant pas privée de revenus et un éventuel recrutement restant hypothétique. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
Avocat : BALME LEYGUES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605226
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) concernant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a constaté qu'une attestation de prolongation d'instruction avait été délivrée après l'introduction de la requête, rendant sans objet la demande principale. Il a rejeté la demande d'injonction à accélérer l'instruction, estimant que l'urgence n'était plus caractérisée, mais a condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés (article L. 761-1 du CJA).
Avocat : LEMALEU TCHOUBOU RAISSA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605227
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à un ressortissant marocain dont la demande de titre de séjour "passeport talent" était en cours. Le juge a estimé que l'expiration de son titre de séjour étudiant et la suspension consécutive de son contrat de travail créaient une situation d'urgence justifiant cette mesure conservatoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-5, R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FERCHICHI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605244
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer une ressortissante étrangère pour qu'elle puisse déposer sa demande de renouvellement de carte de résident, dont l'expiration imminente créait une situation d'urgence. Le juge a retenu le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que la mesure était utile et ne souffrait d'aucune contestation sérieuse, notamment face à un dysfonctionnement persistant de la plateforme ANEF. En revanche, il a rejeté la demande d'astreinte et la condamnation de l'État aux frais de procédure.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605343
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant étranger demandant l'injonction au préfet de le convoquer pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée par l'expiration du titre et les conséquences sur la situation de l'intéressé, et que le dysfonctionnement du service public justifiait une mesure utile. En conséquence, le tribunal a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer le requérant dans un délai de quinze jours pour procéder à l'enregistrement de sa demande.
Avocat : CABINET ESTÉBAN MARLASCA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605339
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, malgré la situation irrégulière du requérant, car celui-ci avait reçu une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de justifier de sa situation. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609180
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa liste pour l'élection des conseillers des Français de l'étranger. Le tribunal a jugé que la déclaration de candidature, bien que déposée par courriel avant l'heure limite, n'avait été effectivement reçue et enregistrée par le consulat qu'après cette échéance, constituant ainsi un dépôt hors délai. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 19 de la loi n°2013-659 du 22 juillet 2013, qui fixe les conditions et délais de dépôt des candidatures.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609330
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa liste pour l'élection des conseillers des Français de l'étranger. Le tribunal a jugé que l'ambassadeur, en situation de compétence liée par la loi du 22 juillet 2013, devait refuser le récépissé définitif car la déclaration de candidature, déposée après l'heure limite locale (18h) et incomplète, ne satisfaisait pas aux conditions impératives de l'article 19 de cette loi. Les moyens invoqués par la requérante, notamment sur la confusion horaire ou les circonstances exceptionnelles, n'ont pas été retenus comme de nature à affecter cette appréciation légale.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609315
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa liste pour l'élection des conseillers des Français de l'étranger en Algérie. Le tribunal a jugé que le consul général, agissant en situation de compétence liée, devait légalement refuser l'enregistrement car le dossier complet et conforme a été reçu après l'heure limite de dépôt fixée à 18h par l'article 19 de la loi du 22 juillet 2013. Les moyens invoqués par le requérant, notamment une erreur matérielle dans l'envoi, n'ont pas été retenus pour faire échec à cette obligation de rejet.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609178
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en plein contentieux visant l'annulation du refus d'enregistrement d'une liste candidate aux élections des conseillers des Français de l'étranger pour la circonscription de Monaco. Le tribunal a annulé la décision du chef de poste consulaire, considérant que ce dernier avait excédé son pouvoir de contrôle en vérifiant des conditions non prévues par la loi, telle que l'inscription sur la liste électorale consulaire. La décision s'appuie sur l'article 19 de la loi n°2013-659 du 22 juillet 2013, qui limite strictement les motifs de refus d'enregistrement d'une candidature.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500193
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande d'expertise formulée par un GIP contre la société Excelis concernant la mise à disposition du circuit Paul Ricard. Le juge estime que le litige principal, né d'une convention entre une personne publique et une personne privée pour la simple mise à disposition d'un ouvrage, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. Par conséquent, la mesure d'expertise sollicitée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative ne peut être ordonnée.
Avocat : DELSOL AVOCATS
Conseil d'État — N° 513792
Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL
Conseil d'État — N° 510632
Avocat : Samy DJEMAOUN