Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502751
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête de Mme A..., qui demandait initialement l'annulation du refus implicite de délivrance d'un récépissé de carte de séjour. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601074
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré à Lons-le-Saunier. Il a constaté un défaut de compétence territoriale, car l'immeuble litigieux est situé dans le département du Jura. En application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Besançon, juridiction territorialement compétente.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504881
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant dans un litige relatif à la cotisation foncière des entreprises. Le tribunal a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa demande, n'avait pas répondu dans le délai imparti. Il a donc été réputé s'être désisté sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600657
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir des occupants contre la mise en demeure préfectorale de quitter les lieux. Le juge a estimé que les moyens invoqués (atteinte au droit au logement, à la dignité et au principe de proportionnalité) étaient inopérants et insuffisamment étayés. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et 38 de la loi du 5 mars 2007, relatifs à l'expulsion des occupants sans droit ni titre.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502016
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a renvoyé l'affaire au tribunal administratif de Montreuil pour incompétence territoriale. Le litige principal concernait la contestation par une contribuable de cotisations supplémentaires de prélèvements sociaux pour l'année 2017. La juridiction a appliqué les articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, ainsi que l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, pour déterminer que le tribunal compétent était celui du ressort du centre des finances publiques ayant établi l'imposition (Noisy-le-Grand, Seine-Saint-Denis).
Avocat : DEBORD
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502114
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par un syndicat contestant une note du rectorat relative à la rémunération des congés longue maladie. Le syndicat s'étant désisté de son recours, le tribunal a pris acte de ce désistement par ordonnance, mettant ainsi fin à l'instance. La décision applique les dispositions du code de justice administratif relatives à la procédure.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601084
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme irrecevable. Le juge a estimé que le silence gardé par le préfet sur sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » ne constituait pas une décision implicite de rejet faisant grief, car la demande avait été irrégulièrement présentée par voie postale sans que ce mode de dépôt n'ait été prescrit par l'autorité préfectorale. La juridiction a appliqué les articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent les modalités de dépôt des demandes et les effets du silence de l'administration.
Avocat : EKEU
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601120
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'apportait pas la preuve suffisante d'une vie familiale stable et intégrée en France, et que l'atteinte alléguée à ses libertés fondamentales n'était pas manifestement illégale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet d'une requête manifestement mal fondée sans débat contradictoire.
Avocat : AHAMADA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601148
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un ressortissant comorien visant à suspendre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'un séjour continu à Mayotte depuis sa naissance ni de liens familiaux suffisamment étroits, rendant sa requête manifestement mal fondée au regard des conditions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Par conséquent, sa demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601158
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, condition requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête est donc déclarée manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601163
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante, une ressortissante comorienne majeure, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, considérant la demande comme manifestement mal fondée.
Avocat : MOREL JEAN JACQUES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515751
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger Mme B... dans un délai de quatre mois. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre adaptée dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604868
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de régularisation du dossier de son défunt époux par la Caisse nationale d’assurance vieillesse. Le tribunal a considéré que les moyens invoqués (défaut d’examen sérieux, erreur de droit) n’étaient assortis d’aucune pièce ou précision permettant d’en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été jugée irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet sommaire des requêtes manifestement infondées ou insuffisamment motivées.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600759
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de particuliers contestant un changement d'adresse de leur domicile par la commune. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion en annulation d'une décision ou en condamnation au paiement d'une somme, ne satisfaisant pas aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code, relatif aux requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601090
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le litige portait sur le recouvrement d'un indu de RSA par la CAF de la Nièvre et la demande du requérant de suspendre les retenues ou d'obtenir une remise gracieuse. Le tribunal a jugé que le requérant n'avait pas préalablement saisi l'administration de ces demandes, ce qui est une condition nécessaire pour engager un recours contentieux. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 262-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601150
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler les élections municipales du 15 mars 2026 à La Fermeté. Le tribunal estime que le moyen soulevé, concernant une modification de la disposition des bulletins de vote sur la table prévue à cet effet, ne constitue pas un grief recevable ou opérant, car il n'a pas restreint le choix des électeurs. La décision s'appuie sur les articles L. 58 et R. 55 du code électoral et rejette la protestation sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600738
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire de M. B... Le juge a estimé que le requérant n'avait pas justifié du caractère d'urgence de sa situation, notamment en ne démontrant pas l'utilité de son permis pour son activité professionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative relatives aux conditions de l'urgence et du doute sérieux pour prononcer une suspension.
Avocat : BELLET
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601450
Le Tribunal administratif de Nîmes, par ordonnance de son président, s'est prononcé sur la compétence concernant un recours contre des forfaits de post-stationnement. Il a jugé que les litiges relatifs à ces forfaits, relevant de l'article L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales, sont de la compétence exclusive du tribunal du stationnement payant. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction spécialisée.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602206
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait les élections municipales de Poupas. Le juge estime que les griefs, concernant la présence du maire sortant lors des opérations de vote et de dépouillement, ne sont pas suffisamment étayés pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes présentant des moyens manifestement non assortis des précisions nécessaires.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602375
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de Mme B... A... visant à enjoindre au conseil départemental de la Gironde un versement provisionnel du RSA et de la prime d'activité. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas justifié de l'urgence caractérisée, condition essentielle de la procédure de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ni apporté d'éléments précis sur la gravité de sa situation. La décision a donc été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, permettant un rejet sans audience lorsque la demande ne présente pas le caractère d'urgence requis.