Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510661
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., ressortissant marocain, d'une demande d'injonction visant à obtenir le renouvellement de son autorisation provisoire de séjour. Le juge des référés a constaté que le préfet du Haut-Rhin avait déjà fait droit à la demande de l'intéressé le 12 novembre 2025, soit avant l'introduction de la requête. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, estimant que la demande avait perdu son objet. Les conclusions relatives aux frais d'instance ont été rejetées.
Avocat : BERRY
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510725
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C..., ressortissante guinéenne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Bas-Rhin de statuer sur sa demande de titre de séjour déposée en janvier 2023. Le tribunal constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R.432-1 et R.432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui interdit au juge des référés de la prononcer.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403275
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... qui contestait un indu d'aide personnalisée au logement (APL) et l'opposition à la contrainte de recouvrement émise par la Mutualité Sociale Agricole (MSA). Le tribunal a jugé que la procédure de recouvrement de l'indu, fondée sur une modification des ressources du requérant, était régulière et que les textes applicables (articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation) avaient été correctement mis en œuvre par l'organisme payeur.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404249
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, rejette la requête de Mme B... qui contestait une contrainte pour recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale. Le tribunal estime que la contrainte émise par la caisse d'allocations familiales est régulière et que Mme B..., en tant qu'allocataire, reste la débitrice légale de l'indu de 291 euros, même si le trop-perçu a été versé à son bailleur. La décision s'appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, relatifs aux procédures de recouvrement des prestations indûment versées.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500433
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette l'opposition à contrainte formée par Mme A... contre le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). La juridiction estime que l'indu de 399,94 euros est légalement dû, car la requérante percevait des indemnités chômage et ne pouvait donc bénéficier de la neutralisation de ses ressources prévue à l'article R. 822-15 du code de la construction et de l'habitation. Les moyens tirés de l'erreur de la caisse et de la situation financière de l'intéressée sont écartés.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501635
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'une demande d'annulation de décisions refusant ou limitant la remise gracieuse de dettes d'allocations familiales (soutien familial, rentrée scolaire, aide au logement). Le tribunal a jugé incompétent pour connaître des litiges relatifs aux indus d'allocation de soutien familial et de rentrée scolaire, ces contentieux relevant de la juridiction judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En revanche, concernant la dette d'aide personnalisée au logement, le tribunal, appliquant les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, a estimé qu'il lui appartenait de se prononcer sur la demande de remise en examinant la situation de précarité et la bonne foi de la requérante.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501758
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir l'annulation d'une décision limitant la réduction de sa dette d'APL et l'octroi d'une remise totale. Le tribunal, appliquant les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, a estimé que la situation financière du requérant, compte tenu des ressources et charges de son foyer, ne présentait pas un caractère de précarité justifiant une remise supplémentaire de sa dette. La décision administrative contestée est donc confirmée.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502781
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la demande de Mme B... visant à annuler le refus de remise de dette d'aide personnelle au logement et à obtenir cette remise. Le juge, statuant en plein contentieux, estime que la requérante ne démontre pas être dans une situation de précarité financière justifiant la remise, malgré sa bonne foi non contestée. La décision s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui subordonnent la remise d'un indu à l'existence d'une telle précarité.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502887
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un indu d'aide personnalisée au logement (APL) et à obtenir le remboursement des sommes retenues. Le tribunal a estimé que l'indu de 3 129,12 euros, notifié par la caisse d'allocations familiales du Rhône, était fondé sur une correction régulière des ressources du foyer suite à un contrôle, et non sur une simple présomption d'activité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives aux conditions d'attribution et de récupération des APL.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503048
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise de dette d'aide personnalisée au logement (APL) et l'octroi de cette remise. Le tribunal a jugé que la requérante, bien que de bonne foi, n'apportait pas la preuve d'une situation de précarité justifiant la remise, au sens des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a notamment relevé que les ressources de ses enfants majeurs et les justificatifs produits ne démontraient pas une incapacité à rembourser la dette, pouvant faire l'objet d'un échelonnement.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503770
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise de sa dette d'allocation de logement sociale et l'octroi de cette remise. Le tribunal a jugé que la requérante, dont la bonne foi n'était pas contestée, ne démontrait pas une situation de précarité suffisante au regard de ses ressources et charges, condition exigée par les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a également rappelé que la procédure de remise de dette ne permettait pas de contester le bien-fondé de l'indu lui-même.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2200302
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a été saisi d'un litige entre la société Gare du Nord 2024 et la société SNCF Gares et connexions portant sur la résiliation d'un contrat de concession. Le tribunal a rejeté la demande principale de la société Gare du Nord 2024, qui sollicitait une indemnité de plus de 350 millions d'euros pour résiliation fautive, ainsi que la demande reconventionnelle de la SNCF Gares et connexions. La décision s'appuie sur l'examen des conditions de la résiliation et des stipulations contractuelles, sans que les textes législatifs spécifiques ne soient cités dans l'extrait fourni.
Avocat : CABINET CLIFFORD CHANCE EUROPE (LLP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2222759
La société Amarante conteste devant le Tribunal Administratif de Paris la décharge d'impositions (impôt sur les sociétés et TVA) suite à un contrôle fiscal. Le tribunal rejette sa requête, considérant que la société n'a pas rapporté la preuve du caractère exagéré des rehaussements, notamment en ne justifiant pas de la réalité et de l'intérêt direct pour l'entreprise de certaines charges litigieuses (prestations de la société Butterfly). La décision s'appuie sur les articles L. 193 et R* 193-1 du livre des procédures fiscales concernant la charge de la preuve en matière de taxation d'office, ainsi que sur l'article 39 du code général des impôts relatif à la déductibilité des charges.
Avocat : CABINET GAJU, GOLAB (ASSOCIATION)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2308733
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... qui contestait son imposition en France au titre des années 2015 et 2016. Le tribunal a jugé que le contribuable, sur qui pesait la charge de la preuve, n'avait pas démontré le caractère exagéré des cotisations établies d'office. Il a considéré que l'administration avait à bon droit retenu sa domiciliation fiscale en France au sens de l'article 4 B du code général des impôts, compte tenu de ses attaches familiales, professionnelles et économiques sur le territoire national.
Avocat : CABINET TACHNOFF-TZAROWSKY (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316176
**Sujet principal** : Contestation de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, assorties d'une majoration pour manquement délibéré, suite à la requalification par l'administration fiscale de sommes inscrites au crédit d'un compte courant d'associé en revenus distribués. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (2e Section - 2e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'administration a correctement imposé les sommes litigieuses comme des revenus distribués, les requérants n'ayant pas rapporté la preuve contraire exigée par la loi pour démontrer que ces écritures correspondaient à des charges de l'entreprise ou à des versements à des salariés. **Textes appliqués** : Les articles 111 a) et 109 du code général des impôts, relatifs à la définition et à l'imposition des revenus distribués.
Avocat : CABINET F.NAIM
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325980
**Sujet principal** : La société Compagnie Chomarat conteste devant le Tribunal Administratif de Paris des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés) concernant les exercices 2015 et 2016, portant notamment sur la non-refacturation de charges de personnel à une filiale étrangère. **Juridiction et solution** : Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société. Il a jugé que l'administration fiscale était fondée à refuser la déduction des rémunérations et charges sociales d'un salarié expatrié, considérant qu'il s'agissait d'un avantage anormal consenti à une filiale tunisienne sans contrepartie équivalente. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur l'article 57 du code général des impôts (CGI) relatif aux transferts indirects de bénéfices à l'étranger, et sur l'article 39 du CGI définissant les charges déductibles.
Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433513
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a annulé les impositions restantes (25 093 €) au titre de l'impôt sur le revenu 2018 de M. et Mme A..., en raison d'un vice de procédure. La juridiction a jugé que l'administration fiscale n'avait pas apporté la preuve qu'elle avait notifié sa réponse motivée aux observations des contribuables, comme l'exige l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Cette irrégularité rendait la procédure de rectification et le recouvrement des impositions illégaux.
Avocat : FERAL-SCHUHL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502954
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande d'une ancienne aide-soignante. L'expert devra évaluer l'ensemble des préjudices liés à sa maladie professionnelle lombaire, reconnue imputable au service par son employeur, le CHU de Rouen. Cette mesure d'instruction est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, permettant au juge de prescrire toute mesure utile avant un jugement au fond sur la responsabilité.
Avocat : CARLUIS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600607
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas établie, notamment car la requérante n'a pas démontré l'existence d'un préjudice certain, immédiat et irréparable lié à l'absence de récépissé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MALEKIAN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602076
**Sujet principal** : Demande de désignation d’un expert pour constater l’état d’un bâtiment présentant un danger potentiel pour la sécurité publique. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande de la commune et ordonne la désignation d’un expert. La mission de l’expert est précisément définie pour examiner le bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures correctives. **Textes appliqués** : L’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation (fondement de la demande) et les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative (procédure de référé applicable).