Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401414
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité et son autonomie de déplacement à pied, au sens des critères fixés par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision administrative de rejet est donc légale.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500812
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant afghan. La juridiction a jugé que le préfet était compétent pour signer l'arrêté en vertu d'une délégation régulière et que la procédure, intervenue après le rejet définitif de la demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA, était légale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FAURE-CROMARIAS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506728
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a liquidé une astreinte prononcée pour l'inexécution d'une précédente injonction. Il a modéré le montant de l'astreinte provisoire, fixée initialement à 50 euros par jour, pour la réduire à une somme forfaitaire de 1 000 euros à verser par l'État au requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 911-4, L. 911-7 et L. 911-8 du code de justice administrative relatifs à l'exécution des jugements et à la liquidation des astreintes.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600794
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de provision de 6 000 euros formée par une locataire expulsée. La requérante invoquait un préjudice moral dû à l'absence d'enquête sociale préalable à l'autorisation du concours de la force publique. Le juge estime que l'obligation de réparation de l'État n'est pas "non sérieusement contestable", car l'enquête sociale n'est pas une condition légale préalable à une telle autorisation, et relève des éléments défavorables à la requérante dans d'autres procédures. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600795
La décision concerne une demande de provision en référé liée à une expulsion locative. Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la requête de la demanderesse car l'obligation de réparation invoquée contre le département des Alpes-Maritimes est sérieusement contestable. Le juge applique l'article R. 541-1 du code de justice administrative et relève que l'autorisation du concours de la force publique n'est pas subordonnée à une enquête sociale préalable.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601423
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de refus de renouvellement d'un titre de séjour "passeport talent-salarié qualifié". Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande d'injonction et la demande au titre des frais de procédure ont été rejetées par voie de conséquence.
Avocat : CABINET LEXIDY (SELARL)
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601811
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement et d'interdiction de retour. Le juge a annulé la décision, relevant un moyen d'ordre public tiré de l'inapplicabilité de l'article L. 251-1 du CESEDA à un ressortissant portugais ayant acquis un droit au séjour permanent. La juridiction a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : ZAKRAOUI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602141
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant tunisien, qui contestait le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour de quatre ans prononcés par le préfet des Alpes-Maritimes. La juridiction a estimé que le refus du délai de départ volontaire était légal, car M. C... présentait un risque de se soustraire à l'obligation de quitter le territoire, notamment en raison de l'absence de titre de séjour et de garanties de représentation suffisantes. Concernant l'interdiction de retour, le tribunal a jugé que sa durée de quatre ans n'était pas disproportionnée, compte tenu de la situation personnelle de l'intéressé et de l'atteinte à l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 612-1 à L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602729
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en annulation d'un arrêté préfectoral de maintien en rétention administrative pendant l'examen d'une demande d'asile. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment le vice d'incompétence et l'insuffisance de motivation, et a jugé que le préfet pouvait légalement estimer, sur la base de critères objectifs, que la demande d'asile était dilatoire. La décision s'appuie sur les articles L. 754-2, L. 754-3 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : LAURENS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602948
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de rejet opposée à un ressortissant algérien demandant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence au regard des conséquences de ce refus sur l'exercice des droits sociaux et administratifs du requérant, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative. La juridiction s'est fondée sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative et a examiné les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : HASNI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604159
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de maintien en rétention administrative d'un étranger ayant déposé une demande d'asile. Le tribunal a annulé la décision, considérant que le préfet n'avait pas démontré, sur la base de critères objectifs, que la demande d'asile était dilatoire et uniquement destinée à faire échec à l'éloignement, comme l'exigent les articles L. 754-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le requérant a également été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : LAURENS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604440
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir, notamment en ne justifiant pas de son intégration en Espagne où il prétendait avoir une demande de titre de séjour en cours. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FAURE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604442
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'un ressortissant algérien visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir, notamment en ne justifiant pas de son intégration en Espagne où il affirmait avoir une demande de titre de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FAURE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604472
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D... E... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Italie et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'entretien individuel préalable, prévu par l'article 5 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013), avait bien été mené, écartant ainsi le vice de procédure invoqué. La décision confirme la légalité des mesures prises par le préfet des Bouches-du-Rhône fondées sur la responsabilité de l'Italie pour examiner sa demande d'asile.
Avocat : BACHTLI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604739
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension et en référé-provision concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés suspend l'exécution de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de délivrer à la requérante une carte de séjour temporaire provisoire. Il l'admet également provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), l'article L. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délivrance d'un document provisoire), et l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire).
Avocat : CARMIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605052
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour et l'octroi d'une autorisation provisoire de travail. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le tribunal administratif de Versailles était compétent car le requérant résidait et travaillait dans l'Essonne à la date de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour déterminer la compétence, et l'article R. 522-8-1 du même code pour rejeter les conclusions.
Avocat : SAUVADET
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601104
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en urgence, rejette la requête d'un demandeur d'asile contestant son refus d'entrée sur le territoire. Le juge estime que la demande d'asile était manifestement infondée et que la procédure, notamment la délégation de signature et l'audition par visioconférence, était régulière. La décision s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHÂLES
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400769
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête d'un agent contractuel contestant la régularité de ses contrats à durée déterminée successifs et sollicitant diverses indemnités. Le tribunal a jugé que les contrats, conclus pour faire face à un accroissement temporaire d'activité ou pour remplacer un agent absent, n'étaient pas entachés d'irrégularité et que le non-renouvellement était justifié. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 15 février 1988.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400770
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par le maire de Talasani concernant un projet de construction d'habitation. La juridiction a retenu un vice de forme, car la décision attaquée ne mentionnait pas le nom et prénom de son signataire, en méconnaissance de l'article A. 410-3 du code de l'urbanisme. Le tribunal n'a pas examiné le fond du dossier, se prononçant uniquement sur ce vice de forme.
Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400810
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné un recours pour excès de pouvoir contre une sanction disciplinaire de rétrogradation prononcée par le ministre de l'intérieur à l'encontre d'un fonctionnaire de police. Le tribunal a annulé la décision ministérielle au motif que la procédure disciplinaire était prescrite, les faits reprochés étant connus de l'administration bien avant l'engagement des poursuites. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 532-2 du code général de la fonction publique et de la loi du 20 avril 2016, qui instaurent un délai de prescription de trois ans.
Avocat : PAOLINI