Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601270
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé ou d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que, plus de quatre mois après le dépôt de sa demande, une décision implicite de rejet était intervenue en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est contraire aux conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601646
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision ayant suspendu le versement du RSA de la requérante. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas établie, la requérante n'ayant pas démontré concrètement l'atteinte grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, il n'y a pas lieu d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600365
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande de référé-suspension et d'injonction par la société SAS Prestige Air, contestant la décision du CHU de Guyane de déclarer sans suite une consultation pour un marché public de transport aérien. La requérante invoquait notamment l'article R. 2144-7 du code de la commande publique, estimant qu'en cas de défaillance du candidat pressenti, elle devait être appelée à se voir attribuer le marché. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision du CHU n'était caractérisé.
Avocat : SELARL PAREYDT-GOHON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601209
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un requérant visant à enjoindre à la commune de faire respecter l'interdiction de circulation sur le Boulevard de la Gaye. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'une situation d'urgence, condition essentielle pour obtenir une mesure sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. En l'absence d'urgence caractérisée, la requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601876
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande initiale portant sur l'obtention d'une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail. La requérante s'est ultérieurement désistée de ces conclusions principales. La juridiction a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et a condamné l'État à verser à son avocat une somme de 1 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive à l'aide.
Avocat : MICHEL-BECHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602510
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant sénégalais visant à enjoindre au préfet de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale". Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur la demande initiale a fait naître une décision implicite de rejet, à laquelle il ne peut faire obstacle en référé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602512
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge des référés estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : GHERIB
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602709
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre effectivement une carte de résident à une requérante. Le juge a estimé que le délai anormalement long entre la décision favorable et la remise matérielle du titre créait une situation d'urgence justifiant une injonction. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les articles R. 431-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603723
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un étudiant sénégalais visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre-vingt-dix jours sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, à laquelle il ne peut faire obstacle en référé. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et les articles R. 431-15-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600448
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un permis de construire et d'un permis modificatif délivrés à la commune de Vriange pour la construction d'une mairie. Le juge a estimé que les requérants, bien que justifiant de l'urgence au sens de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, n'avaient pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, notamment au regard des dispositions du plan local d'urbanisme. La demande a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600852
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'annulation d'un contrat d'engagement conclu avec le département de Vaucluse dans le cadre du revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que ce contrat, prévu par les articles L. 262-34 et suivants du code de l'action sociale et des familles, ne crée pas une relation contractuelle susceptible d'être annulée en plein contentieux, mais constitue un acte préparatoire à des décisions administratives ultérieures, comme une suspension du versement.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404850
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... contestant un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi réclamé par France Travail. La juridiction estime le recours manifestement irrecevable car il n'a pas été précédé de la médiation préalable obligatoire, pourtant exigée par les articles L. 213-11 et R. 213-12 du code de justice administrative ainsi que l'article R. 5312-47 du code du travail pour ce type de litige. En conséquence, le dossier est transmis au médiateur régional de France Travail pour permettre l'engagement de cette procédure.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306872
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SARL Société Nouvelle des Laboratoires E. V. Roig visant à annuler les rejets de sa demande de restitution du crédit d'impôt innovation (CII) pour les exercices 2021 et 2022. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions demandant l'annulation, considérant que la décision de rejet de remboursement est un acte non détachable de la procédure d'imposition. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du code de justice administrative.
Avocat : SCHMITT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601808
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande d'injonction urgente visant à ordonner la mise en place d'un accompagnement par un AESH pour un élève handicapé. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée en l'espèce. La décision s'appuie sur le droit à l'éducation garanti par la Constitution et le code de l'éducation, mais considère que la carence alléguée ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure d'urgence.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307347
La décision concerne le rejet partiel d'une demande de remboursement complémentaire du Crédit Impôt Recherche (CIR) par la SAS Quantum Surgical pour l'exercice 2022. Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société. Le tribunal a considéré que l'entreprise n'apportait pas la preuve suffisante que les salariés concernés étaient bien affectés de manière directe et exclusive aux travaux de recherche éligibles, comme l'exigent les articles 244 quater B du Code général des impôts et 49 septies G de l'Annexe III.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400567
**Sujet principal** : La SARL Néo Corporation conteste devant le tribunal administratif des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, TVA et retenues à la source) notifiés à l'issue d'une vérification de comptabilité. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que l'administration a suffisamment motivé ses décisions de redressement et que les arguments de la société (notamment concernant les ajustements de facturation inter-sociétés pendant la crise du Covid) ne sont pas de nature à remettre en cause la régularité des impositions contestées. **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : MICHALLON
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401754
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 et 2018, ainsi que des pénalités associées. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée par l'administration le 9 juin 2021 était régulière et avait valablement interrompu la prescription, en application des articles L. 57, L. 169 et L. 189 du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que l'administration avait établi le caractère délibéré des omissions, justifiant l'application de la majoration de 40% prévue à l'article L. 1729 du code général des impôts.
Avocat : SAID IBRAHIM - RENAUT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406445
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SARL Société Nouvelle des Laboratoires E. V. Roig visant à obtenir la restitution de crédits d'impôt innovation (CII) pour les exercices 2021 et 2022. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions demandant l'annulation des décisions de rejet de l'administration fiscale, considérant ces actes comme non détachables de la procédure d'imposition. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du code de justice administrative, notamment l'article R. 611-7 relatif aux moyens relevés d'office.
Avocat : SCHMITT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306045
**Sujet principal** : Désistement d'une requête en dégrèvement d'impôt sur le revenu. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montpellier (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à donner acte des désistements.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602599
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Sarthe visant à expulser une famille du logement d'accueil pour demandeurs d'asile qu'elle occupait. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, notamment au regard de la vulnérabilité de la famille et de l'intérêt supérieur des enfants mineurs. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CESSE