Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504576
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant mauricien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 9 mai 2025, considérant que la procédure avait méconnu le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne faisant partie des droits de la défense. La décision s'appuie sur le droit de l'Union et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504588
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C... A..., un ressortissant algérien, visant à annuler un arrêté préfectoral de 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français sans délai. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et la violation de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402026
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur une condamnation pour violences conjugales, était légal au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, ce comportement étant de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire et à la régularité de l'enquête administrative, ont également été écartés.
Avocat : LANGUIL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601154
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de la Seine-Maritime visant à expulser une mère et son fils d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, malgré l'argument de la tension dans les capacités d'accueil. La décision s'appuie sur les articles L. 552-2, L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2202574
**Sujet principal** : Recours d'une infirmière hospitalière contre le refus de l'AP-HP de reconnaître l'imputabilité au service de son accident au-delà d'une certaine date et de prendre en charge ses arrêts de travail et soins. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a annulé les décisions attaquées (arrêté du 6 septembre 2019 et décision rejetant le recours gracieux du 19 janvier 2022) pour vice de procédure et erreur de droit. Il a constaté que l'administration avait méconnu le cadre juridique applicable en appliquant le régime de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, alors que l'agent, en tant que fonctionnaire hospitalière, relevait des dispositions spécifiques de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986. **Textes appliqués** : Article 41 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 (fonction publique hospitalière) et article 21 bis de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983, ainsi que le code de justice administrative. Le tribunal a procédé à une substitution de base légale d'office.
Avocat : SELARL CALLON AVOCAT & CONSEIL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2501870
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment l'absence de communication du dossier et la méconnaissance des droits de la défense, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024.
Avocat : GARCIA & AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306166
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'une demande d'indemnisation contre l'État pour refus du préfet des Yvelines d'accorder le concours de la force publique afin d'exécuter une décision d'expulsion. La juridiction a constaté le désistement pur et simple des requérantes, Mme B... et la société AXA France IARD. En conséquence, elle a simplement donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : BERTHAULT
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601360
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la requête de M. H... C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence pris par le préfet du Var. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, au défaut de motivation et à la violation de l'article 8 de la CEDH, ne sont pas fondés. Elle applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : FENNECH
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2508376
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) opposés à une ressortissante algérienne. **Juridiction** : Tribunal administratif de Montreuil (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté préfectoral du 10 avril 2025. Il enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer à la requérante un certificat de résidence portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois. **Textes appliqués** : L'arrêté est annulé pour méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) relatif au droit au respect de la vie privée et familiale. Le tribunal considère que l'administration n'a pas procédé à une appréciation concrète et proportionnée de la situation familiale de l'intéressée, mariée depuis 2018 à un résident régulier en France.
Avocat : ROQUES
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2511671
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et prononçant une OQTF avec interdiction de retour. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 8 de la CEDH ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les textes appliqués sont l'article 8 de la CEDH et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VELU TAMIL VENTAN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2511780
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant une OQTF avec interdiction de retour. Le tribunal a estimé que le refus était suffisamment motivé, que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation, et que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du CESEDA ni l'article 8 de la CEDH, compte tenu de l'absence de démonstration d'un ancrage familial suffisant en France.
Avocat : VELU TAMIL VENTAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400742
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... A... qui demandait l'annulation du refus de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité privée par le CNAPS. Le tribunal a jugé que la décision du CNAPS, fondée sur les antécédents judiciaires de l'intéressé (usage de stupéfiants et conduite sans permis), n'était entachée ni d'irrégularité de procédure (absence d'obligation de procédure contradictoire pour une décision sur demande) ni d'erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie principalement sur les articles L. 612-20 du code de la sécurité intérieure et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SELARL CHAVKHALOV & MILCENT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401912
Sujet principal : Demande d'annulation du refus de renouvellement d'une carte professionnelle de conducteur VTC pour défaut de formation continue. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (12ème Chambre). Solution retenue : Rejet de la requête, confirmant le refus de renouvellement. Textes appliqués : Articles R. 3120-6, R. 3120-7 et R. 3120-8-2 du code des transports, exigeant une formation continue valide. Le tribunal a constaté que l'attestation de formation produite était un faux, l'organisme de formation ayant confirmé l'absence de participation de la requérante.
Avocat : LESAGE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604535
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé d'un ressortissant tunisien demandant l'injonction au préfet de délivrer un récépissé pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, car le requérant a déposé sa demande hors délai (46 jours avant l'expiration au lieu des 60 à 120 jours requis). Sa demande est donc assimilée à une première demande, et il ne justifie pas d'une situation d'urgence particulière. Les articles R. 431-5 et R. 431-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont appliqués.
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE01887
Avocat : GUEUNIER
Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX01419
Avocat : RAMSAMY
Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX02403
Avocat : ABEILLE ET ASSOCIES CABINET D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2413298
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement du titre de séjour de la requérante, parent d'un enfant français. La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas établi la tardiveté du recours et que le refus, fondé sur l'absence de preuve de la contribution du père à l'entretien de l'enfant, était entaché d'erreur de droit. Le tribunal a appliqué les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relevant que la preuve de la contribution paternelle était rapportée par une convention parentale et une décision de justice ultérieure.
Avocat : PEKETI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2500737
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis classant sans suite la demande de titre de séjour de M. A..., en raison d'une erreur de fait. Le préfet avait refusé d'enregistrer la demande au motif que l'intéressé avait fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, mais cette mesure n'était pas établie au dossier. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles R. 431-10 à R. 431-12, concernant les conditions d'enregistrement d'une demande de titre de séjour.
Avocat : HASSAINE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2502953
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 janvier 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que M. A... ne remplissait pas les conditions des articles L. 423-1 ou L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir une carte de séjour au titre de sa vie privée et familiale.
Avocat : ABASSADE