Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505801
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français avec une interdiction de circulation. Le tribunal a estimé que la mesure, prise à la suite d'une interpellation pour défaut de permis de conduire, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a notamment relevé l'absence de preuve d'une insertion ancienne et stable en France ainsi que l'absence d'obstacle au retour et à la reconstitution de la vie familiale en Roumanie.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509254
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral du 6 mai 2025 imposant à la requérante une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a retenu que la décision était entachée d'un vice de procédure, car le préfet n'avait pas saisi pour avis le collège des médecins de l'OFII avant de prononcer l'OQTF, alors que la requérante avait produit un certificat médical, méconnaissant ainsi les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, la décision fixant le pays de destination est également annulée. L'administration est enjointe de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois.
Avocat : CHAMPAIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510894
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de rejet de demande de certificat de résidence et une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que les moyens soulevés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation, défaut d'examen particulier de la situation) ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : GIUDICELLI-JAHN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512415
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral du 6 juin 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant bangladais et lui imposant une OQTF avec interdiction de retour. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du CESEDA en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment de ses liens avec sa fille mineure née en France et de son ancienneté de séjour. La décision a été annulée pour excès de pouvoir.
Avocat : CHARLES
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512612
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral du 22 juin 2025 ordonnant l'éloignement d'un ressortissant marocain. Le juge a retenu que le préfet avait commis une erreur de droit en ne tenant pas compte de la carte de résident de longue durée délivrée par l'Espagne, un État membre de l'Union européenne, détenue par l'intéressé. Cette annulation entraîne celle des mesures connexes (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour), et l'État est condamné à verser 1 100 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ORMILLIEN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514249
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a rejeté les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire et à l'insuffisance de motivation de la décision. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que le code de justice administrative.
Avocat : HERVET
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2515907
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant ivoirien. Le tribunal a annulé l'arrêté litigieux, considérant que le préfet avait méconnu les dispositions de l'accord franco-ivoirien du 21 septembre 1992, qui encadre les conditions d'éloignement des ressortissants ivoiriens. La décision s'appuie également sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : DAURELLE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602533
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de carte de résident et un récépissé de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'avait pas démontré l'existence d'un préjudice grave et immédiat, notamment en ne prouvant pas qu'elle avait épuisé les voies de recours administratives prévues, comme le recours à la solution de substitution du téléservice ANEF en cas d'impossibilité de l'utiliser. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article R. 431-2 et ses arrêtés d'application.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2306532
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation des ayants droit d'un ancien travailleur exposé aux essais nucléaires. Le tribunal a retenu l'exception de prescription quadriennale, considérant que le délai pour agir avait expiré avant l'introduction de leur recours, en application de la loi du 31 décembre 1968. Par conséquent, il n'a pas eu à examiner le fond de la demande concernant la responsabilité de l'État.
Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2310519
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société ESTIVENE PROPRETE pour contester des contributions financières imposées par l'OFII suite à l'emploi de travailleurs étrangers sans autorisation. Le tribunal a examiné le litige à la lumière de la loi nouvelle plus douce (loi n°2024-42 du 26 janvier 2024), qui a modifié le régime des sanctions. En application de cette loi et de la jurisprudence administrative, le juge a fait rétroactivement bénéficier la société des dispositions plus favorables, ce qui a conduit à une réduction du montant des contributions dues.
Avocat : DEKIMPE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312386
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir formé par une accompagnante d'élèves en situation de handicap concernant le paiement d'arriérés de traitement. Le tribunal a constaté que l'administration avait, après l'introduction de la requête, procédé à la régularisation des sommes dues (2 067,68 €), ce qui rendait les conclusions principales sans objet. Il a en conséquence rejeté la demande de versement d'un surplus et a condamné l'État à verser à la requérante 1 000 € au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Avocat : CAMBONIE BERNARD
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315933
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler et à majorer les indemnités qui lui ont été accordées par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. Le tribunal a jugé que le dispositif forfaitaire et limité dans le temps prévu par la loi du 23 février 2022 et son décret d'application du 18 mars 2022, qui encadre la réparation des préjudices liés aux conditions d'accueil indignes, ne méconnaissait pas les principes d'égalité de traitement et de réparation intégrale. Il a également écarté les autres moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la procédure et au barème d'indemnisation.
Avocat : DHEROT CHARLENE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316412
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un litige concernant la résiliation par le maire de Meudon d'une convention d'occupation du domaine public. Le tribunal a rejeté la requête de la SCI La Verrerie 92, qui demandait l'annulation de cette résiliation et des dommages-intérêts, au motif que le terme de la convention était échu au moment du jugement, rendant sa demande sans objet. Il a également ordonné l'expulsion de la SCI pour occupation sans titre des parcelles concernées, en application des dispositions du code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : SELARL CHEYSSON MARCHADIER & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2403710
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui interdisant d'exercer en tant qu'éducateur sportif pour un an. Le tribunal a estimé que la procédure contradictoire avait été respectée et que les faits reprochés (comportement déplacé à connotation intime envers une pratiquante) étaient suffisamment établis pour justifier la sanction au regard de l'article L. 212-13 du code du sport. La juridiction a considéré que l'interdiction prononcée n'était pas disproportionnée au regard de l'objectif de protection de la sécurité morale des pratiquants.
Avocat : WEYL-TAULET-AROUI-PIRE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2404628
**Sujet principal** : Recours contre le retrait d'une carte professionnelle de chauffeur de taxi suite à l'invalidation du permis de conduire pour solde de points nul. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (12ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du chauffeur de taxi. Il estime que le préfet de police était tenu de retirer la carte professionnelle dès lors que le requérant n'était plus titulaire d'un permis de conduire valide, cette invalidité résultant d'une décision administrative définitive. **Textes appliqués** : L'article R. 3120-6 du code des transports (conditions de délivrance et retrait de la carte professionnelle) et l'article L. 223-5 du code de la route (conséquences d'un solde de points nul).
Avocat : SELARL SAMSON & WEIL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506125
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'une ressortissante camerounaise visant l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait légalement refusé la délivrance d'une carte de séjour "vie privée et familiale" au motif que la requérante n'était pas titulaire du visa de long séjour requis par l'article L. 412-1 du CESEDA. La juridiction a écarté les moyens de la requérante, relevant qu'elle était entrée avec un visa Schengen de court séjour et que l'absence de transcription du mariage à l'état civil français n'avait pas été le fondement de la décision contestée.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506217
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... F..., une ressortissante algérienne, visant à l'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et d'une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'à l'obtention d'une carte de séjour. La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour prendre ces mesures et que les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, la requérante n'ayant pas préalablement saisi le bureau d'aide juridictionnelle compétent comme l'exige le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : NAMIGOHAR
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506326
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant congolais, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant pas des conditions requises pour obtenir un tel titre.
Avocat : SCP ARLAUD AUCHER-FAGBEMI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506328
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 28 février 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que l'intéressé, qui n'avait pas reçu la convocation, avait été privé de la garantie de pouvoir se présenter devant la commission du titre de séjour avant l'avis défavorable, en méconnaissance des articles L. 432-15 et R. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : BOUNDAOUI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600298
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), rejette la demande de M. A... visant à suspendre le rejet de son renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, l'intéressé étant titulaire d'une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler, et qu'aucun des moyens soulevés ne révèle un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale attaquée. La juridiction écarte également la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête.
Avocat : BESSE