Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506617

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a estimé que la décision préfectorale était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressée. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que celles du code des relations entre le public et l'administration relatives à l'obligation de motivation.

Avocat : TOMASI

26 mars 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507029

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 19 février 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien, et prononçant son éloignement avec une interdiction de retour. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, sans tenir suffisamment compte de son intégration en France et de sa vie familiale. Le juge a ainsi fait application des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MEUROU

26 mars 2026• 5e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507745

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... qui contestait les décisions de recouvrement d'indus de prestations sociales (RSA et primes exceptionnelles de fin d'année). La juridiction estime que les procédures de contrôle et de recouvrement menées par la CAF de Paris, fondées sur l'absence de résidence effective en France du requérant, sont régulières et que les moyens soulevés (défaut d'information, vice de forme, erreur d'appréciation) ne sont pas fondés. Les décisions implicites de rejet des recours administratifs et des demandes de remise gracieuse sont ainsi confirmées.

26 mars 2026• 6e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507776

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le retrait de sa carte de résident permanent. Le juge a estimé que la décision du préfet de police, fondée sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale car le requérant constituait une menace grave pour l'ordre public. La juridiction a considéré que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.

Avocat : CABINET MINIER, MAUGENDRE ET ASSOCIES (SELARL)

26 mars 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507995

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a jugé que l'arrêté était régulier, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation suffisante, et que le préfet avait procédé à l'examen particulier de la situation du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.

Avocat : SANGUE

26 mars 2026• 5e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513478

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte de résident longue durée-UE. Le juge a estimé que la décision du préfet de police était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé ne justifiant pas de ressources stables, régulières et suffisantes sur une période de cinq ans comme l'exige la réglementation. Les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ont également été appliqués pour examiner la légalité de la motivation.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

26 mars 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513933

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. B..., un ressortissant bangladais, visant à annuler le refus de délivrance d'un récépissé et d'un titre de séjour ainsi qu'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le préfet de police, en refusant le titre de séjour sollicité au titre de l'article L. 435-1 du CESEDA pour des motifs humanitaires ou exceptionnels, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant. Le tribunal a également considéré que le refus de délivrer un récépissé était légal, car l'étranger n'était pas "admis à souscrire une demande" au sens de l'article R. 431-12 du CESEDA, sa demande initiale n'étant pas complète.

Avocat : SANGUE

26 mars 2026• 5e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514047

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de police d'enregistrer une demande d'asile en procédure normale. Le tribunal a annulé la décision du préfet, considérant que le délai de transfert Dublin de six mois était expiré, libérant ainsi la France de son obligation de transférer la requérante vers l'Espagne et la rendant responsable de l'examen de sa demande. La décision s'appuie sur l'article 29 du règlement Dublin III (UE n°604/2013) et les articles L. 521-1 et L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : JASLET

26 mars 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515154

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande d'annulation du retrait d'un certificat de résidence. Le juge estime que la procédure contradictoire a été respectée et que la décision, motivée par une condamnation pénale constituant une menace à l'ordre public, est régulière. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : MOULAI

26 mars 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519013

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le classement sans suite par le préfet de police d'une demande de changement de statut d'un titre de séjour "travailleur saisonnier" vers un titre "salarié". Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'était pas tenue de délivrer un tel titre, car la demande ne satisfaisait pas aux conditions légales de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonne la première délivrance d'une carte de séjour à la possession d'un visa de long séjour. Le tribunal a également jugé que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ne faisait pas obstacle à l'application de cette condition nationale.

Avocat : CABINET ANSLEX

26 mars 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519419

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... A... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités italiennes et une interdiction de circuler en France. Le tribunal a jugé que la décision, bien que portant une signature partiellement effacée, permettait d'identifier son auteur sans ambiguïté, écartant ainsi le moyen tiré de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que les conditions légales de la remise, prévues aux articles L. 621-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient remplies.

Avocat : BULAJIC

26 mars 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520051

**Sujet principal** : Recours contre une décision de récupération d'un indu lié à une prime exceptionnelle de fin d'année 2024 versée au titre du RSA. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant dans le cadre d'un plein contentieux, examine la régularité et le bien-fondé de la décision de récupération. Il constate que l'acte initial du 4 mars 2025 a été retiré et remplacé par une nouvelle décision du 27 novembre 2025 de même portée. Par conséquent, le litige se porte désormais sur cette nouvelle décision, et le juge devra statuer sur sa légalité. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à l'office du juge et à l'étendue du litige lorsqu'une décision est remplacée en cours d'instance, ainsi que sur le décret n° 2024-1140 du 4 décembre 2024 portant attribution de l'aide exceptionnelle.

Avocat : DESFARGES

26 mars 2026• 6e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521135

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que la décision administrative n'était entachée ni d'une insuffisance de motivation, ni d'une erreur de droit, notamment au regard des articles L. 425-10 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le préfet avait correctement exercé son pouvoir d'appréciation et que la situation de l'enfant de l'intéressé ne justifiait pas, en l'espèce, la délivrance du titre sollicité.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

26 mars 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522167

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police classant sans suite la demande d'admission exceptionnelle au séjour d'un ressortissant algérien. Le juge a estimé que le refus d'enregistrement, fondé sur l'utilisation d'un formulaire inadéquat, était illégal, car la demande n'était ni abusive ni incomplète. L'administration a été enjointe de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois, en application des articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SAIDI

26 mars 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522545

**Sujet principal** : Recours en annulation contre le refus d'attribution d'un logement social par un organisme HLM (Elogie-Siemp) pour un taux d'effort jugé trop élevé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (6e Section, 2e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse. Il estime que la commission d'attribution a légalement exercé son pouvoir d'appréciation en refusant le logement au motif que les ressources du foyer ne permettaient pas de supporter la charge locative sans un taux d'effort excessif, et que la décision était suffisamment motivée. **Textes appliqués** : Les articles L. 441, L. 441-1 et L. 441-2 du code de la construction et de l'habitation, relatifs aux critères et à la procédure d'attribution des logements sociaux par les commissions compétentes.

Avocat : CHAMAS

26 mars 2026• 6e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522712

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de la société Elogie-Siemp refusant de lui attribuer un logement social. La juridiction a jugé que la commission d'attribution avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en examinant plusieurs candidatures et en tenant compte des critères légaux, sans commettre d'erreur manifeste. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 441, L. 441-1 et L. 441-2, qui encadrent les procédures d'attribution des logements sociaux.

Avocat : CABINET LHERITIER AVOCAT (SELUR)

26 mars 2026• 6e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525150

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant un titre de séjour étudiant à une ressortissante sud-africaine et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant un visa étudiant, alors que la requérante avait déposé sa demande de changement de statut dans le délai de six mois prévu par l'article R. 431-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée.

26 mars 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525215

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de police d'accorder un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur l'existence d'une obligation de quitter le territoire français, constituait une décision faisant grief, car seul le caractère incomplet, abusif ou dilatoire de la demande pouvait légalement justifier un tel refus d'enregistrement. Il a donc annulé la décision attaquée, en application des articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SANGUE

26 mars 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527646

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté de remise aux autorités portugaises et l'interdiction de circulation sur le territoire français. La juridiction a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également jugé qu'il n'y avait pas lieu d'enjoindre au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

26 mars 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529323

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant le renouvellement d'un certificat de résidence « commerçant » à un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que l'administration avait fondé son refus sur une erreur de fait, en reprochant au requérant la présentation d'un faux titre de séjour « étudiant » sans en apporter la preuve. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais irrépétibles.

Avocat : TOMASI

26 mars 2026• 3e Section - 3e Chambre