Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533358
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant pakistanais, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 6 octobre 2025 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que l'administration avait procédé à un examen approfondi de sa situation personnelle, et que les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies. Les textes appliqués sont principalement l'article L. 435-1 du CESEDA et les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : BESSE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533559
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... E... visant à annuler un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et qu'elle ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 611-1.
Avocat : RUIZ
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537458
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le refus du préfet de police de délivrer une carte de résident longue durée-UE à un ressortissant bangladeshi. La juridiction a jugé que l'administration avait méconnu l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en évaluant incorrectement les ressources du requérant, qui étaient en réalité supérieures au SMIC. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte sous un mois, annulant ainsi la décision contestée pour erreur de droit.
Avocat : SELMI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600100
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant marocain, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 23 novembre 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le préfet avait procédé à l'examen particulier requis par l'article L. 435-1 du CESEDA et que le refus ne méconnaissait pas les dispositions de l'accord franco-marocain ou de l'article 8 de la CEDH.
Avocat : GIUDICELLI-JAHN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600126
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant son obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet de police avait légalement fondé son refus sur l'article L. 412-5 du CESEDA, considérant que la présence de l'étrangère constituait une menace pour l'ordre public, sans qu'il y ait lieu d'examiner les autres moyens soulevés. Les arguments tirés de l'article 8 de la CEDH et de l'article L. 412-5 du CESEDA ont été écartés, le tribunal considérant que l'ingérence dans la vie privée était justifiée par la nécessité de prévenir les infractions pénales et de défendre l'ordre public.
Avocat : ALMEIDA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600153
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence du signataire et à sa motivation, et que les conditions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies, l'intéressé n'ayant pas suivi de formation lors de l'année universitaire précédente. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et d'une erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.
Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600155
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "recherche d'emploi" et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que la requérante, titulaire d'un diplôme de niveau master, ne justifiait pas d'un projet professionnel concret correspondant à sa formation, comme l'exige l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus était suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée garanti par l'article 8 de la CEDH.
Avocat : MAGLOIRE TRAORE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600162
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté, pris par un délégataire compétent, était légal et suffisamment motivé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 435-1, L. 435-4 et L. 611-1). Elle a toutefois accordé à M. A... l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600166
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, visant l'annulation de l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté n'était entaché ni d'incompétence ni d'insuffisance de motivation, et qu'il avait dûment examiné sa situation au regard des textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les conclusions à fin d'injonction et la demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605503
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'un ressortissant sénégalais visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. Le tribunal a jugé irrecevable la partie de sa requête contestant un refus de titre de séjour, estimant qu'aucune telle décision n'avait été produite dans le dossier. La juridiction a également refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, considérant la désignation d'un avocat commis d'office comme suffisante, et a examiné la légalité des mesures d'éloignement au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : TIGOKI IYA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605534
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a annulé l'arrêté du 15 février 2026, considérant que le préfet de police avait méconnu les dispositions des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne tenant pas compte, pour fixer la durée de l'interdiction, de la situation personnelle et des liens de l'intéressé avec la France.
Avocat : MACAREZ
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605535
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du préfet de police du 13 février 2026 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre du requérant. La juridiction a retenu que la décision était entachée d'un vice substantiel, car elle ne comportait ni la signature de son auteur ni l'indication de son nom et de sa qualité, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle et a rejeté ses autres conclusions, notamment celles tendant à une injonction.
Avocat : NGOUNOU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605936
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à obtenir la convocation à un rendez-vous pour légaliser des actes nécessaires à une procédure de naturalisation. Le juge a constaté que la mesure sollicitée était devenue sans objet, les actes ayant été légalisés après l'introduction de la requête. Il a donc ordonné de ne pas statuer sur la demande principale mais a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : VAHEDIAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605998
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour. Le requérant, un ressortissant cap-verdien, contestait cette mesure en invoquant notamment son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a annulé la décision du préfet de police, considérant que l'autorité administrative avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à une balance des intérêts entre l'ordre public et le droit au respect de la vie familiale du requérant, qui justifiait d'attaches familiales en France.
Avocat : GALMOT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606032
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant srilankais, qui contestait un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 12 mois. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent pour prendre cette décision et que l'interdiction était légalement fondée sur les articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. C... s'étant soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire. Les moyens invoqués, notamment le vice de procédure et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Avocat : FAALI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606053
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant que le refus était fondé sur une erreur de droit, car le requérant présentait une demande de réexamen d'asile et non un premier dépôt tardif, ce qui relève d'un régime juridique différent prévu par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle.
Avocat : VEILLAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606195
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande d’injonction au préfet de proposer un hébergement d’urgence. Le juge estime d’une part que la demande relève du référé de l’article L. 521-2 du code de justice administrative et non de l’article L. 521-3 invoqué. D’autre part, il considère que le requérant ne justifie pas de l’utilité de la mesure, ayant refusé une proposition d’hébergement hors de sa région sans prouver que son suivi médical en Île-de-France y faisait obstacle.
Avocat : CABINET ARTEMONT (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607157
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande de suspension d'une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle. En revanche, il a rejeté la demande de suspension au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant étant titulaire d'une attestation de prolongation d'instruction en cours de validité.
Avocat : LEMICHEL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608835
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision du consul général de France à Shanghai refusant l'enregistrement d'une candidature pour l'élection des conseillers des Français de l'étranger. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en exigeant, pour délivrer le récépissé définitif, que tous les candidats de la liste soient déjà inscrits sur la liste électorale consulaire à la date du dépôt. Il a estimé que le contrôle prévu par l'article 19 de la loi du 22 juillet 2013 ne portait pas sur la condition d'éligibilité liée à l'inscription électorale (article 16 de la même loi), laquelle s'apprécie uniquement à la date du scrutin.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403435
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé la sanction disciplinaire de blâme infligée à un praticien hospitalier contractuel, ainsi que la décision de non-renouvellement de son contrat. La sanction est annulée pour vice de procédure, l'agent n'ayant pas été dûment informé de son droit à la communication de son dossier, en méconnaissance de l'article R. 6152-370 du code de la santé publique. Concernant le non-renouvellement, le tribunal a jugé qu'il pouvait être légalement fondé sur un motif d'intérêt du service, mais a dû l'annuler en conséquence de l'annulation de la sanction qui en constituait le fondement.
Avocat : SANGUE