Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600382
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la requête de Mme C... visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Elle a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de rendez-vous, celui-ci ayant été accordé postérieurement au dépôt de la requête, et a rejeté la demande d'injonction à délivrer un récépissé ainsi que la condamnation aux dépens. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : MATHIS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600220
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête de Mme B... Cette dernière demandait une injonction à la préfète de l'Isère concernant son titre de séjour. La juridiction a constaté que la préfète avait délivré un récépissé valable après l'introduction de la requête, ce qui la privait de son objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600620
Sujet principal : Demande d'injonction en référé pour obtenir un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction autorisant le travail. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). Solution retenue : Non-lieu à statuer, la demande ayant perdu son objet après que la préfète a délivré l'attestation sollicitée. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence) et code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215492
**Sujet principal** : Recours d'une agent contractuel contre le refus de sa commune employeur de procéder à la réévaluation triennale de sa rémunération. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il déclare irrecevable pour tardiveté le recours dirigé contre la décision de refus initial (courrier du 29 juillet 2022 notifié le 2 août 2022), le délai de deux mois pour contester étant expiré. Il estime que la décision ultérieure du 28 septembre 2022 est une simple décision confirmative, ne faisant pas naître de nouveaux délais. **Textes appliqués** : Article R. 421-1 du Code de justice administrative (délai de recours contentieux de deux mois).
Avocat : MRV SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509610
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le refus de permis de construire pour une unité de stockage d'électricité en zone agricole. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Technique solaire et confirme le refus de permis de construire. Il estime que le projet est incompatible avec l'exercice d'une activité agricole significative sur les parcelles concernées et porte atteinte à la sauvegarde des espaces naturels. **Textes appliqués** : L'arrêté préfectoral est jugé légal au regard des dispositions de l'article L. 151-11 du code de l'urbanisme et des règles du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) applicables en zone agricole (zone A).
Avocat : SELARL VOLTA AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601976
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté une demande de référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) visant un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de rejet de la commission de recours. Par conséquent, les conclusions demandant la suspension de l'exécution, une injonction de réexamen et la condamnation aux frais ont été rejetées.
Avocat : DANET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602468
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour et de carte de résident. Le juge a estimé que les moyens soulevés par la requérante ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, sans examiner les autres conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Seule la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
Avocat : MPIGA VOUA OFOUNDA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603426
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la perte du droit de travailler, car le requérant n'avait pas démontré l'impossibilité de subvenir à ses besoins essentiels. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : NYADJAM TOMI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603582
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur deux requêtes d'une ressortissante congolaise contestant le refus de son titre de séjour et une mesure d'assignation à résidence. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 20 septembre 2024, considérant que le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) étaient insuffisamment motivés au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, il a également annulé l'arrêté d'assignation à résidence du 18 février 2026, qui était fondé sur l'OQTF illégale.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603589
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B... visant à annuler son assignation à résidence. Le juge estime que la décision préfectorale est régulière, notamment quant à la compétence de son signataire, à sa motivation et à l'examen de la situation individuelle. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier ses articles L. 731-1 et L. 733-1.
Avocat : TSANGA NDOMO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603594
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A... G... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Autriche au titre du règlement Dublin III. La juridiction estime que la décision préfectorale est régulière, notamment car l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n°604/2013 a bien été réalisé et que le signataire de l'arrêté était compétent. Le tribunal fonde sa décision sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TSANGA NDOMO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603769
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette les demandes de suspension et d'injonction visant à obtenir la délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré l'existence d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate justifiant la suspension des décisions de refus implicite. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour le référé-suspension.
Avocat : KLING
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603973
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'urgence du retrait d'une carte de séjour pluriannuelle. Le juge des référés estime qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. L'ordonnance est rendue sans examiner la condition d'urgence, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304448
Le Tribunal Administratif d'Orléans a jugé une requête visant à annuler le refus implicite de délivrer une carte d'identité et un passeport français à un enfant mineur. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir opposée par le préfet, estimant qu'un silence de deux et quatre mois sur ce type de demande vaut bien décision implicite de rejet, conformément au décret du 23 octobre 2014. Elle a ensuite annulé cette décision implicite pour défaut de motivation, en application des articles L. 112-3 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration, et a enjoint au préfet de statuer à nouveau sur la demande.
Avocat : NGAMAKITA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401019
**Sujet principal** : Recours en annulation d'une sanction disciplinaire pénitentiaire (12 jours de cellule) infligée à un détenu. **Juridiction** : Tribunal Administratif d'Orléans (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du détenu. Il estime que la procédure disciplinaire a été régulière, notamment en ce qui concerne la délégation de signature pour engager les poursuites et la composition de la commission de discipline. **Textes appliqués** : Les articles R. 234-1, R. 234-2, R. 234-6, R. 234-12 et R. 234-14 du code pénitentiaire, relatifs à la procédure disciplinaire dans les établissements pénitentiaires.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403554
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation de deux fils suite au suicide de leur mère après sa sortie d'un centre hospitalier. Le tribunal a jugé que l'établissement n'avait pas commis de faute dans la prise en charge et la décision de sortie de la patiente, considérant que son passage à l'acte n'était pas prévisible au vu de son état clinique. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives aux soins psychiatriques sans consentement et à la responsabilité médicale pour défaut de faute.
Avocat : DELOBEL
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403783
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation de la décision du département du Loiret accordant uniquement la prise en charge d'un abonnement de transport en commun pour son enfant handicapé. Le tribunal a jugé que le handicap de l'enfant, tel qu'évalué par la maison départementale de l'autonomie, ne faisait pas légalement obstacle à l'utilisation des transports en commun, et que les difficultés organisationnelles de la mère ne suffisaient pas à justifier un transport individualisé. La décision s'appuie sur les articles L. 3111-1 et R. 3111-24 du code des transports, qui conditionnent la prise en charge des frais de transport adapté à l'impossibilité d'utiliser les transports en commun due à la gravité du handicap.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500798
Le Tribunal Administratif d'Orléans (4ème chambre) a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la communication d'un rapport d'enquête administrative. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que le rapport contenait des informations sur le comportement de tiers dont la divulgation pourrait leur porter préjudice, et que l'occultation de ces mentions n'était pas possible sans vider le document de sa substance. La décision s'appuie sur les articles L. 311-1, L. 311-6 et L. 311-7 du code des relations entre le public et l'administration, qui encadrent le droit d'accès aux documents administratifs.
Avocat : CABINET CASADEI-JUNG
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502122
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivé en droit et en fait, notamment au regard des conditions de formation et des liens familiaux de l'intéressé. Il a également estimé que le préfet avait correctement exercé son pouvoir d'appréciation pour rejeter la demande d'admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : DEZALLE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601401
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 23 février 2026 qui refusait un titre de séjour à M. G... E..., ressortissant géorgien, et prononçait son éloignement. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'ancienneté et de la stabilité de l'intégration de l'intéressé en France, au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire, d'assignation à résidence et d'interdiction de retour ont également été annulées.
Avocat : SELARL EQUATION AVOCATS