Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2600220

jeudi 26 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2600220
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête de Mme B... Cette dernière demandait une injonction à la préfète de l'Isère concernant son titre de séjour. La juridiction a constaté que la préfète avait délivré un récépissé valable après l'introduction de la requête, ce qui la privait de son objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 janvier 2026, Mme A... B..., demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour et de mettre à la charge de l’Etat les dépens.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 janvier 2026, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné Mme C..., première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».


Il résulte de l’instruction que postérieurement à l’enregistrement de la requête, la préfète de l'Isère a délivré à Mme B... une attestation de prolongation d’instruction ou récépissé de sa demande de titre de séjour, valable jusqu’au 20 avril 2026. Dès lors, la requête de Mme B... a perdu son objet et il n’y a pas lieu d’y statuer.

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme que demande Mme B... au titre des frais d’instance.


O R D O N N E :

Article 1er :
Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête Mme B... au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2 :
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.





Fait à Grenoble le 26 mars 2026.


La juge des référés,

M. C...




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.