Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401703
Le Tribunal administratif de Rennes a annulé un avis de sommes à payer émis par le département du Finistère pour le recouvrement d'un trop-perçu de RSA. La juridiction a retenu que le titre exécutoire, ainsi que les décisions antérieures, ne comportaient pas les éléments de calcul de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. En revanche, la demande de remboursement des sommes déjà recouvrées a été rejetée, le bien-fondé de la dette ayant été antérieurement établi.
Avocat : DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401787
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi d'un recours en plein contentieux contre une décision implicite et un refus de remise gracieuse concernant une dette d'allocation de logement familial. Le tribunal constate que la caisse d'allocations familiales a, avant le jugement, annulé la créance contestée et restitué les sommes retenues. Par conséquent, il estime que la requête est devenue sans objet et qu'il n'y a pas lieu de statuer.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504906
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a jugé que l'état de santé de la requérante, atteinte d'un Covid Long, ne remplissait pas les critères légaux d'une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la mobilité pédestre réduite.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2402010
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de son recours contre une pénalité pour non-conformité de son assainissement non collectif. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502203
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des sociétés requérantes dans une série d'instances relatives à des litiges contractuels sur un projet de réseau très haut débit. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, les procédures sont éteintes sans examen du fond des demandes, qui portaient sur le solde d'un décompte et des condamnations pécuniaires.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS SEBAN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601595
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande d'un candidat visant à enjoindre à la commission de propagande de Lorient d'acheminer son matériel électoral. Le juge estime que le refus de la commission, fondé sur la non-conformité du bulletin de vote, ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de se porter candidat, le requérant conservant la possibilité de déposer ses bulletins directement dans les bureaux de vote. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1 et L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code électoral.
Avocat : LAVAL Thomas
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601596
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonction visant à faire valider un bulletin de vote par la commission de propagande. Le juge estime que l'erreur matérielle sur le bulletin, consistant en une divergence entre le nom inscrit et celui du récépissé de candidature, ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de se porter candidat. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 38 du code électoral, considérant que la commission a correctement exercé son pouvoir de contrôle de la conformité des bulletins.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601628
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a suspendu la mise à exécution d'une mesure d'éloignement fondée sur une interdiction judiciaire du territoire. Le juge a estimé que l'exécution imminente de cette mesure, sans attendre la décision de la Cour administrative d'appel de Nantes sur une demande de sursis, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à un recours effectif, une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et prononce également l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle.
Avocat : GAY
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601589
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par une société sous-traitante (CDI) demandant le paiement direct d'une provision par la commune d'Annemasse. Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale, la commune ayant procédé au paiement de la somme litigieuse avant l'ordonnance. Les conclusions de la société demandant la condamnation de la commune aux frais non compris dans les dépens (article L. 761-1 du CJA) sont rejetées, celle-ci n'étant pas la partie perdante.
Avocat : SOCIETE UGGC AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307652
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la société ICS, représentée par son liquidateur judiciaire. Le désistement, pur et simple, met fin à la procédure engagée contre l'État concernant une demande d'indemnité. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL RACINE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517530
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le retrait de points de son permis de conduire. Le juge estime la requête irrecevable car le recours gracieux, formé en juin 2025, était tardif au regard de la notification de la décision d'invalidation du permis en août 2024. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et L. 411-2 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours, et applique l'article R. 222-1 du même code pour rejeter une requête manifestement irrecevable.
Avocat : IOSCA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501405
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu de Revenu de Solidarité Active (RSA). Le juge a estimé que le requérant, bien que décrivant une situation personnelle difficile, n'apportait pas la preuve d'une précarité financière actuelle justifiant une remise, et que l'omission répétée de déclarer ses indemnités journalières ne pouvait être considérée comme une erreur de bonne foi. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif et les règles applicables au RSA issues du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501407
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique des référés, a été saisi d'un recours en plein contentieux contre le rejet par la commission de recours amiable d'un indu de prime d'activité. Le tribunal constate que la production de nouveaux bulletins de salaire en cours d'instance a réduit l'indu contesté de 1 082,43 € à 406,14 €. Par conséquent, il déclare sans objet la requête pour la différence de 676,29 € et rejette le surplus des conclusions, la requérante ne contestant pas le nouveau calcul, sur le fondement du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501448
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, rejette la demande d'annulation du rejet de la remise gracieuse d'un indu de prime d'activité. Le juge, substituant son appréciation à celle de l'administration, estime que la requérante n'établit pas sa bonne foi, car elle ne démontre pas avoir reçu des informations erronées de la caisse et ne pouvait ignorer l'obligation de déclarer les revenus agricoles de son concubin. La situation de précarité financière n'est pas non plus caractérisée au regard des bénéfices agricoles importants perçus. La décision s'appuie sur les principes jurisprudentiels régissant la remise gracieuse des indus.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601252
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, rejette la demande d'un candidat aux élections municipales qui contestait le refus de la commission de propagande de distribuer sa circulaire. Le juge estime que la condition d'une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est pas remplie. Il considère, en application de l'article R. 27 du code électoral, que l'utilisation d'un fond bleu, blanc et rouge sur la circulaire est de nature à entretenir une confusion avec l'emblème national, justifiant ainsi la décision de la commission.
Avocat : LAVAL Thomas
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601173
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. B... contestant la suppression de son RSA. La juridiction estime la requête prématurée et donc irrecevable, car l'intéressé a saisi le juge administratif avant l'expiration du délai de deux mois laissé à l'autorité départementale pour statuer sur son recours administratif préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601960
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui sollicitait des mesures d'urgence, notamment le rétablissement de ses droits de subsistance et le versement d'un secours alimentaire. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré le caractère d'urgence de sa situation, ni justifié du fondement légal de ses demandes, comme l'exige l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée en application de la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code, faute de remplir les conditions nécessaires pour une ordonnance de référé.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600244
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) d'une ressortissante russe demandant l'injonction au préfet de délivrer un duplicata de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressée détenait une attestation de prolongation d'instruction valide lui permettant de justifier de son séjour, de travailler et de voyager, et que le titre était en cours de fabrication. Aucun élément ne démontrait l'existence de difficultés concrètes justifiant une mesure d'urgence.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602800
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Darbres en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire examiner un bâtiment présentant un danger potentiel pour la sécurité publique. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, consiste à constater l'état des lieux, évaluer l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures conservatoires nécessaires.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409926
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette l'opposition formée par un requérant contre une contrainte de France Travail pour recouvrement d'un indu d'allocation. Le juge estime que le seul moyen invoqué, fondé sur la précarité financière du requérant, est inopérant pour contester la créance elle-même. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, tout en indiquant au requérant la possibilité de solliciter une remise gracieuse ou un échéancier auprès de l'organisme débiteur.