Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601931
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 24 février 2026 assignant Mme B... à résidence. La juridiction a retenu que cette décision était entachée d'une erreur de droit et de fait, car elle se fondait sur un transfert vers les autorités allemandes alors que la procédure concernait en réalité un transfert vers les autorités bulgares. Cette décision d'annulation a été prise sur le fondement de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601932
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'OFII n'avait pas établi de manière certaine que le requérant avait effectivement reçu les convocations aux entretiens justifiant la cessation. La décision s'appuie sur les articles L.551-16 et D.551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent strictement la procédure de cessation.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601944
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'éloignement. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire et à l'atteinte disproportionnée à sa vie familiale, considérant que son parcours marqué par des condamnations et une absence d'insertion justifie la mesure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : HEBRARD
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602136
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de reconduite à la frontière. Le requérant contestait notamment l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence, invoquant un défaut d'examen de sa situation personnelle et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait légalement exercé son pouvoir de contrôle de l'immigration irrégulière, et a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602159
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. Le juge a estimé que les condamnations pénales de l'intéressé, notamment pour vol par effraction et conduite sous stupéfiants, caractérisaient une menace réelle et actuelle pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de la disproportion de l'interdiction de circulation ont également été écartés.
Avocat : CLAUSMANN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309226
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande d'annulation de retenues sur salaire et de restitution d'une somme, liées à la récupération d'un complément d'indemnité de fidélisation versé en 2016 à un gardien de la paix. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation, considérant que la demande portait sur des décisions implicites de rejet et que le requérant n'avait pas contesté dans les délais les décisions explicites de retenue. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires, estimant que la récupération de l'indemnité versée par erreur était légale et ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration concernant le retrait des actes créateurs de droits.
Avocat : LESUEUR
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2311174
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation de propriétaires contre la commune de Grézieu-la-Varenne, qui reprochaient à cette dernière des autorisations d'urbanisme illégales et une carence du maire. La juridiction a jugé que les conclusions indemnitaires étaient mal dirigées, car le maire, lorsqu'il statue sur les autorisations d'urbanisme, agit au nom de l'État en application des articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme, et non en tant que représentant de la commune. Par conséquent, la responsabilité de la commune n'est pas engagée pour ces actes.
Avocat : SELAS AGIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401027
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL Gourguillon 15, qui contestait le refus du maire de Lyon d'autoriser le changement d'usage d'un local d'habitation en location meublée de courte durée. Le tribunal a jugé que l'arrêté municipal était suffisamment motivé et que la procédure de consultation du maire d'arrondissement était régulière. Il a appliqué les articles L. 631-7 et L. 631-7-1 du code de la construction et de l'habitation, qui soumettent ce changement d'usage à autorisation préalable dans les grandes communes.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402114
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la préfète du Rhône d'accorder un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'administration ne peut légalement refuser de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande, sauf caractère abusif ou dilatoire, et que ce refus équivaut à une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit et les articles R. 431-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FRERY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403825
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Caluire-et-Cuire. Le requérant, un voisin, contestait notamment la régularité de l'instruction et la conformité du projet au PLU-H de la métropole de Lyon. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, relatifs à l'insuffisance du dossier, à la méconnaissance des règles d'urbanisme et à l'absence de sursis à statuer, n'étaient pas fondés.
Avocat : ROLLIN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404897
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de propriétaires contestant le classement de leurs parcelles en zone agricole (A) par le plan local d'urbanisme (PLU) de Saint-Clément-sur-Valsonne. Le tribunal a jugé que la commune, en appliquant les articles L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Le classement a été considéré comme justifié par la préservation du potentiel agronomique et la lutte contre l'étalement urbain, conformément aux objectifs du PLU.
Avocat : FRANCOU
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405516
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la maire de Lissieu. Le tribunal a jugé que le projet respectait les règles de hauteur maximales du plan local d'urbanisme et de l'habitat (PLUH), notamment en excluant les acrotères du calcul de la hauteur des façades conformément au règlement. Les autres moyens soulevés, concernant notamment la lutte contre l'incendie et l'imperméabilisation des sols, ont également été écartés.
Avocat : SCP CARNOT AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501840
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la préfète du Rhône du 2 décembre 2024 retirant la carte de résident d'un ressortissant chinois. Le juge a estimé que cette sanction, fondée sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers pour un manquement à l'article L. 8251-1 du code du travail (emploi d'étrangers sans titre), était disproportionnée. Cette appréciation a tenu compte de la durée et de la régularité du séjour, de l'absence de poursuites pénales, du caractère isolé des faits reprochés et de l'intégration familiale et sociale du requérant.
Avocat : SCP VEDESI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501847
**Sujet principal** : Recours contre le retrait d'une carte de résident d'une ressortissante chinoise pour emploi d'étrangers en situation irrégulière. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de retrait, la jugeant disproportionnée. Il relève l'absence de poursuites pénales, le caractère isolé des faits reprochés, et la bonne intégration de l'intéressée en France. **Textes appliqués** : Articles L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 8251-1 du code du travail, interprétés à la lumière du principe de proportionnalité des sanctions.
Avocat : SCP VEDESI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502466
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL Ceddia promotion visant à annuler le refus de permis de construire pour un ensemble de 23 logements. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l'article Ua 6 du PLU de Fleurieux-sur-l'Arbresle, qui impose l'alignement des façades sur rue, et que l'adaptation mineure prévue à l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme n'était pas applicable. Il a également écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, confirmant la régularité de la délégation.
Avocat : SCP DUCROT ASSOCIES - DPA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502513
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire, considérant le recours tardif. La juridiction a jugé que l'affichage du permis sur le terrain, justifié par des attestations et photographies, avait été effectué de manière continue pendant la durée légale requise, conformément aux articles R. 600-2, R. 424-15 et A. 424-16 du code de l'urbanisme. En conséquence, le délai de recours des tiers était épuisé.
Avocat : PETIT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503512
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D..., une ressortissante algérienne, qui contestait le refus de délivrance d'un titre de séjour "étudiant", l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la préfète du Rhône avait agi en toute légalité, notamment en relevant que la requérante, entrée avec un visa de court séjour, ne remplissait pas la condition de présenter un visa de long séjour exigée par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les moyens invoqués, tels que le défaut de motivation ou la méconnaissance du droit au respect de la vie privée, ont été écartés.
Avocat : AMIRA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507814
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les décisions de la préfète du Rhône du 13 janvier 2025 ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour contre M. B..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, fondé sur une erreur de fait concernant la présence de sa mère en France, ce qui affecte la légalité de la décision au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette annulation rend sans objet l'examen des autres moyens soulevés par le requérant.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507829
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'abrogation de son visa de séjour par la préfète de l'Ain. La juridiction a estimé que la décision, fondée sur l'article R. 312-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était légalement motivée par des faits de violences conjugales constituant une menace pour l'ordre public. Elle a également jugé que cette mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : NAANAI NOUREDDINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506496
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que les liens familiaux de l'intéressée en France ne justifiaient pas la délivrance d'un titre au titre de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que la décision ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LAWSON BODY