Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303117

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A... d’un recours contre une décision de la présidente du conseil départemental de la Charente-Maritime confirmant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 583,24 euros pour la période de novembre 2019 à avril 2021. La requérante soutenait ignorer l'obligation de déclarer certaines ressources (gains de jeux, vente de voiture, dons familiaux) et que la caisse n'avait pas tenu compte de ses explications sur des remboursements d'avances. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l'indu était fondé sur les articles L. 262-2, L. 262-3, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, et que Mme A... n'avait pas déclaré l'ensemble de ses ressources, notamment ses revenus de micro-entrepreneur erronés.

29 janvier 2026• 2ème chambre - JU
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 511489

Avocat : LOBEAU

28 janvier 2026ECLI:FR:CEORD:2026:511489.20260128• Juge des référés
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2402784

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., qui contestait le refus implicite du maire de Suresnes de prendre des mesures de protection pour son fils handicapé lors des activités périscolaires et demandait 20 000 euros de dommages et intérêts. Les conclusions à fin d’annulation des décisions implicites ont été jugées irrecevables, la première ayant seulement lié le contentieux et la seconde étant inexistante. Sur le fond indemnitaire, le tribunal a estimé qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n’était établie, ni dans l’organisation de la surveillance, ni dans la procédure de signalement, et a donc rejeté les demandes de réparation. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 114-1 et L. 114-1-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que sur le code de l’éducation.

28 janvier 2026• 1ère Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324768

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Mediawen International, qui contestait un rappel d'impôt sur les sociétés et de TVA pour 2018. La société soutenait qu'une somme de 520 000 euros reçue était une indemnité transactionnelle non imposable, mais l'administration l'avait requalifiée en produit imposable. Le tribunal a jugé la procédure de vérification régulière, estimant que la société avait bénéficié d'un débat oral et contradictoire suffisant. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, fondée sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : ROE

28 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325982

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Nes Informatique, représentée par son mandataire liquidateur, qui demandait la décharge de rappels de TVA et de taxe sur les véhicules de société pour les périodes 2016 à 2018. La société contestait la régularité de la procédure, invoquant une communication tardive de documents ayant méconnu l'article 47 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ainsi que le bien-fondé des rappels et la pénalité pour manquement délibéré. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions mises en recouvrement sur le fondement du 3 de l'article 272 du code général des impôts.

Avocat : PHILIPPE

28 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405813

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. D... et de son épouse, qui contestaient des rappels de TVA (2017-2019) et des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et prélèvements sociaux. Les requérants invoquaient notamment l’irrégularité de la procédure de contrôle (absence de vérification de comptabilité, méconnaissance du contradictoire et du droit à un procès équitable), un défaut de motivation des propositions de rectification, et un détournement de pouvoir. Le tribunal a jugé ces moyens infondés, confirmant la régularité de la procédure d’évaluation d’office et le bien-fondé des impositions, sans faire droit aux demandes de décharge. Les textes appliqués incluent les articles L. 47 C, L. 57 et L. 76 B du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET ADER, JOLIBOIS (AARPI)

28 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406257

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme B... et M. C... contestant des impositions supplémentaires sur la plus-value de cession de parts sociales au titre de l'année 2020. L'administration fiscale ayant accordé un dégrèvement partiel de 150 euros sur les pénalités, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie du litige. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande de décharge des impositions restantes, en application des articles 150 U, 150 VH, 150 VG, 1609 nonies G et 1728 du code général des impôts, considérant que la cession et son enregistrement en 2020 justifiaient l'imposition et les pénalités pour déclaration tardive.

28 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406541

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Cleyrop, qui contestait la déduction de subventions versées par Bpifrance de l'assiette de son crédit d'impôt recherche (CIR) pour 2022. Le tribunal a jugé que Bpifrance, bien que société anonyme, est une personne morale de droit public au sens du III de l'article 244 quater B du code général des impôts, car elle est contrôlée par l'État et remplit une mission de service public. En conséquence, les subventions reçues devaient être déduites des bases de calcul du CIR, conformément à la loi. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir partielle soulevée par l'administration.

Avocat : SELARLU RYCKMAN

28 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407217

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS D&P Finance, qui demandait la décharge du prélèvement sur les revenus de capitaux mobiliers au titre de 2022. La société contestait la régularité de l'avis de mise en recouvrement, notamment en raison de la qualité de la signataire, de l'imprécision des mentions et du montant des intérêts et pénalités. Le tribunal a jugé que la signataire, intégrée dans le corps des administrateurs de l'État, pouvait légalement exercer les fonctions de comptable public, et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 256 et R. 256-8 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur le décret n° 2021-1550.

Avocat : DEWOLF

28 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411561

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI LE SAINT ETIENNE, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 à 2017. L’administration fiscale avait remis en cause la déduction des intérêts d’un emprunt contracté pour financer le rachat et l’annulation des parts d’un associé, considérant cette opération comme un acte anormal de gestion. Le tribunal a jugé que la société n’a pas démontré que cette opération de rachat de parts, financée par un emprunt, avait été réalisée dans son intérêt propre, conformément aux articles 38 et 39 du code général des impôts. Par conséquent, la déduction des intérêts a été refusée et les impositions maintenues.

Avocat : IKHLEF

28 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413029

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société SOMARFI SA, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les années 2014 à 2020. La juridiction a confirmé que le siège de direction effective de la société était situé en France, justifiant ainsi son assujettissement à l’impôt sur les sociétés français, et a écarté les moyens tirés de la violation de la libre circulation des capitaux et de la liberté d’établissement. Le tribunal a également jugé fondée la qualification d’activité occulte, ce qui a permis l’application du délai de reprise de dix ans et de la majoration de 80 %, et a rejeté la demande de décharge de l’amende pour non-présentation de comptabilité. Les textes appliqués incluent les articles 209 et 1728 du code général des impôts, ainsi que l’article L. 169 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET PRAX AVOCATS (AARPI)

28 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428248

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de provision de 50 000 euros présentée par M. A..., ancien fonctionnaire de La Poste. Le requérant sollicitait cette somme en réparation du préjudice résultant de deux accidents de service (2013 et 2019), mais le juge estime que l'obligation de La Poste est sérieusement contestable, notamment en l'absence de décision reconnaissant l'imputabilité au service de ces accidents. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : RENOULT

28 janvier 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601201

Le tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de la commune d’Étrépilly, qui sollicitait la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune invoquait un danger pour la sécurité publique en raison de la dégradation de la toiture et de la cheminée d’une propriété, mais n’a produit aucun document permettant d’établir l’état réel de l’immeuble. En l’absence d’éléments suffisants pour démontrer que le bien entre dans le champ d’application de cet article, le juge des référés estime que la requête n’est pas fondée. La solution retenue est le rejet de la requête.

28 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2216485

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 22 novembre 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur invalidait le permis de conduire de Mme A... pour solde de points nul, ainsi que le retrait de quatre points consécutif à une infraction du 2 novembre 2022. Le tribunal a jugé que la procédure de retrait de points était irrégulière, faute pour l'administration d'établir que Mme A... avait reçu l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, garantie essentielle pour le conducteur. En conséquence, l'annulation du retrait de points a entraîné celle de la décision d'invalidation du permis.

28 janvier 2026• Magistrat : Mme MARTEL - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310443

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. B... pour solde de points nul, ainsi que l'une des deux décisions de retrait de quatre points contestées. Le juge a constaté que les deux retraits de points concernaient en réalité une seule et même infraction d'excès de vitesse commise le 18 février 2022, le ministre n'ayant pas démontré l'existence de deux infractions distinctes. En application des articles R. 413-14 du code de la route et L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de restituer les quatre points indûment retirés et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : SERARL SIRET & ASSOCIES

28 janvier 2026• Magistrat : Mme MARTEL - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518402

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de provision de M. El Barhdadi. Le requérant sollicitait une indemnité de 36 300 euros pour un déficit fonctionnel permanent, estimant que sa maladie était imputable au service. Le juge constate que le lien d'imputabilité au service de la pathologie est sérieusement contesté par l'administration, ce qui fait obstacle à la reconnaissance d'une obligation non sérieusement contestable. En conséquence, la demande de provision est rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GALY

28 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522108

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par M. A... pour obtenir l’exécution d’une décision du 6 mai 2025 de la commission de médiation de la Loire-Atlantique, qui lui reconnaissait un droit prioritaire à un logement de type T2-T3 avec bail glissant. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, au motif que ce dernier avait lui-même produit la décision litigieuse, conformément à son obligation de communication du dossier. Sur le fond, le juge a constaté qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été faite à M. A... dans le délai légal, en méconnaissance des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. En conséquence, il a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique d’assurer le logement ou le relogement de M. A... sous astreinte.

28 janvier 2026• Magistrat : Mme GIBSON THERY - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522461

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion d'un occupant sans droit ni titre d'un logement de la cité universitaire gérée par le CROUS de Nantes. La juridiction a retenu que le maintien dans les lieux de l'occupant, qui n'avait pas justifié de sa qualité d'étudiant, faisait obstacle au logement d'autres étudiants et portait atteinte à la continuité du service public, caractérisant ainsi une situation d'urgence et d'utilité. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation relatives à l'attribution des logements universitaires.

Avocat : SELARL PUBLI-JURIS

28 janvier 2026
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600206

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la commune de Gerbéviller sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin d'ordonner une expertise d'un immeuble appartenant à plusieurs propriétaires, situé rue Saint Pierre, en raison d'un risque potentiel pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande, estimant que les éléments fournis par le maire établissaient l'existence d'un risque au sens de l'article L. 511-2 du même code. Il a désigné un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer les risques pour la solidité et la sécurité, et de proposer des mesures pour y remédier, dans un délai de vingt-quatre heures. La solution retenue est donc l'organisation d'une mesure d'expertise préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.

28 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2304264

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise de dette d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 25 410,82 euros. Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas sa bonne foi, l’indu résultant de l’omission de déclaration des revenus fonciers de son époux, et que sa situation de précarité ne justifiait pas une remise totale ou partielle. La décision s’appuie sur les articles L. 262-2, R. 262-37 et L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.

Avocat : DUEZ

28 janvier 2026• juge unique (3)