Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2314699
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un professeur d'EPS contestant l'avis "très satisfaisant" émis par la rectrice de l'académie de Versailles pour son inscription au tableau d'avancement. La juridiction a jugé que cet avis, purement préparatoire à l'établissement du tableau, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret statutaire des professeurs d'éducation physique et sportive.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2314943
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir contre une sanction administrative infligée à la société Soleil Coiffure pour emploi d'un travailleur étranger sans titre de séjour. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII du 18 juillet 2023, ainsi que les titres exécutoires associés, en application du principe de la loi pénale plus douce. Il a fait application de la loi nouvelle du 26 janvier 2024, qui a abrogé les anciennes contributions forfaitaires et remplacé la contribution spéciale par une amende administrative, ces nouvelles dispositions étant plus favorables à l'employeur.
Avocat : GOMEZ
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400354
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société GRDF visant à annuler le refus de l'inspectrice du travail d'autoriser la mise à la retraite d'office d'un salarié protégé. Le tribunal a jugé que la décision de l'inspectrice du travail, qui s'appuyait sur une enquête contradictoire et une motivation suffisante, ne méconnaissait pas les dispositions du code du travail relatives à la procédure disciplinaire des salariés protégés. La juridiction a notamment considéré que les faits reprochés au salarié, en tenant compte de son statut de représentant syndical, ne justifiaient pas une sanction aussi grave que la mise à la retraite d'office.
Avocat : CABINET GIDE LOYRETTE NOUEL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400484
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du CNAPS de renouveler une carte professionnelle de sécurité. La juridiction constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur l'annulation, le CNAPS ayant délivré la carte après l'introduction de la requête. Elle condamne néanmoins le CNAPS à verser 600 euros au requérant au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL EBEDE-MONGBO
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400834
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler le retrait de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée par le CNAPS. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, fondée sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, était régulière en la forme (compétence du signataire et motivation suffisante) et que l'autorité administrative disposait d'un pouvoir d'appréciation pour constater l'incompatibilité du comportement du requérant avec l'exercice de ses fonctions. Les moyens soulevés, y compris celui tiré de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Avocat : MAILLET
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2402313
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du CNAPS refusant une autorisation préalable de formation pour devenir agent de sécurité. Le tribunal a jugé que le CNAPS avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur une condamnation ancienne (2015) pour refuser l'autorisation, sans tenir compte de l'absence de tout fait défavorable ultérieur et de la réinsertion professionnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui encadrent le contrôle du comportement et des agissements pour l'accès à cette profession.
Avocat : SCHORNSTEIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2402984
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant le renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. B. La juridiction a estimé que le CNAPS avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur des faits isolés, non condamnés et liés à la détention d'armes de chasse, pour conclure à un défaut de moralité au sens de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a enjoint au CNAPS de délivrer la carte professionnelle dans un délai de deux mois.
Avocat : BABONNEAU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2403134
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet de police retirant pour deux ans la carte professionnelle de taxi du requérant. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que le conducteur n'avait pas été régulièrement convoqué devant la commission de discipline, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ainsi que des dispositions de l'arrêté du 5 mai 2022 régissant cette commission. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande d'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : GOLDWIN PARTNERS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2404612
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du directeur du CNAPS retirant la carte professionnelle d'agent de sécurité privée au requérant. Le tribunal a jugé que les éléments invoqués, tirés d'un avis du SNEAS évoquant une pratique religieuse rigoriste et des liens non précisés avec une mouvance islamiste radicale, étaient insuffisants pour caractériser un comportement incompatible avec l'exercice de ses fonctions. La décision de retrait est donc entachée d'une erreur d'appréciation au regard des conditions strictes posées par l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
Avocat : KHITER SAMIA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506186
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet du Val-d'Oise n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que les conditions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'étaient pas remplies. Elle a également jugé que les atteintes alléguées au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE) n'étaient pas caractérisées.
Avocat : RICHARD
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506215
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant colombien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 20 mars 2025, considérant que la décision de refus de titre de séjour sur laquelle il se fondait était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conditions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a en conséquence annulé l'ensemble des mesures d'éloignement (OQTF sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour) et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé.
Avocat : HERVET
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506245
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise refusant un regroupement familial. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit en calculant incorrectement le SMIC de référence pour apprécier les ressources du demandeur, méconnaissant ainsi les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a jugé que le requérant remplissait bien les conditions de ressources requises.
Avocat : GOZLAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523977
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la société Tradi Art Construction visant à obtenir l'exécution forcée d'un jugement antérieur. La juridiction a jugé que la société n'avait pas la qualité de partie intéressée pour solliciter le versement d'intérêts, car les amendes administratives annulées avaient été infligées à son ancien dirigeant et non à la société elle-même, et que le jugement avait déjà été exécuté par la restitution des sommes à ce dirigeant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 911-4 du code de justice administrative relatives aux conditions de recevabilité des demandes en exécution.
Avocat : GUIEN LUGNANI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600301
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de renouvellement de titre de séjour étudiant et d'obligation de quitter le territoire (OQTF). Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant à son défaut de motivation et à son fondement juridique. En conséquence, il a suspendu l'exécution de la décision attaquée en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SADFI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601187
Sujet principal : Demande d'injonction et d'astreinte pour l'exécution d'une précédente ordonnance du juge des référés. Juridiction : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). Solution retenue : Donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Procédure de désistement dans le cadre du code de justice administrative.
Avocat : SELARL DOUCHET - DE LAVENNE - ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601280
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'un dysfonctionnement technique du téléservice ANEF l'ayant matériellement empêché de déposer sa demande, condition essentielle pour caractériser l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les principes dégagés par la jurisprudence concernant les obligations de l'administration en matière de rendez-vous en préfecture et l'appréciation de l'urgence dans le cadre du renouvellement d'un titre.
Avocat : CHAIB HIDOUCI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601311
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête d'une ressortissante marocaine demandant l'injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée n'est plus utile, car un rejet implicite de la demande est né au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante conserve la possibilité de former un recours en suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603278
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé) pour obtenir une convocation préfectorale en vue du renouvellement d'un titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Rejet de la requête, considérée comme sans objet, car l'administration a convoqué la requérante à un rendez-vous après l'introduction du recours. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence) et code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603639
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de carte de séjour. Le juge a considéré que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction par la préfecture rendait la requête sans objet, car elle régularisait temporairement la situation de l'intéressée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative relatifs au référé-suspension.
Avocat : HARIR
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603656
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'une demande de suspension en référé-liberté (article L. 521-1 du code de justice administrative) concernant un arrêté d'expulsion, un retrait de titre de séjour et une assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant malien. Le juge a rejeté la demande de suspension, considérant que le requérant n'apportait pas la preuve d'une urgence suffisante justifiant une mesure provisoire, malgré ses arguments fondés sur sa vie familiale (épouse et enfant française mineure) et son état de santé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : EDJANG