Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2506157
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait la remise partielle d'un trop-perçu de RSA. Le juge estime que la requérante, bien qu'invitée à motiver sa demande, n'a pas apporté les éléments de preuve suffisants (ressources, charges) pour établir que sa situation de précarité justifiait une remise totale. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes insuffisamment motivées.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532742
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. C... qui demandait l'annulation du refus implicite de la FFT de radier le Tennis Club d'Objat. Le juge estime que les moyens soulevés, fondés sur les articles 80.1.b, 80.2.b et 85 des règlements de la FFT, sont manifestement dépourvus des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative pour rejeter la requête en toutes ses conclusions.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1418722
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a radié la requête de la société Clair Embal car elle constituait un doublon d'une autre affaire déjà enregistrée. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article R. 413-5 du code de justice administrative relatives à l'enregistrement des requêtes. La demande de restitution de la contribution au service public de l'électricité et la demande de condamnation aux dépens ont donc été écartées sans examen au fond.
Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601842
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la préfète du Rhône d'expulser une personne d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge a constaté que l'occupante, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, occupait les lieux sans titre après une mise en demeure infructueuse, et que son maintien portait atteinte au service public de l'hébergement dans un contexte de saturation. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, justifiant la mesure par l'absence de contestation sérieuse et l'urgence de libérer le logement.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509529
Le Tribunal administratif de Strasbourg rejette par ordonnance une requête visant à saisir la Cour de justice de l'Union européenne d'une question préjudicielle sur la fiscalité des couples franco-luxembourgeois. Il estime que la demande est irrecevable car elle est présentée en dehors de tout litige concret soumis au juge, alors que le renvoi préjudiciel suppose un litige en cours dont la solution dépend de la question européenne. La juridiction fonde son rejet sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative et sur l'article 267 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600060
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contre le CHU Gabriel Montpied. Le tribunal a jugé la demande manifestement irrecevable, principalement parce que le requérant n'avait pas formulé de demande indemnitaire préalable auprès de l'administration, condition exigée par l'article R. 421-1 du code de justice administrative pour les actions en paiement. La requête était également irrecevable pour défaut de régularisation de sa forme, en violation de l'article R. 414-5 du même code.
Avocat : DUPLESSIS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511183
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SCI Yellow Capital comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal était la demande d'annulation d'un titre exécutoire émis pour le recouvrement d'une astreinte administrative. La juridiction a retenu cette solution car la société n'avait pas préalablement exercé, avant de saisir le tribunal, le recours administratif obligatoire exigé par l'article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, fondant ainsi son rejet sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP HEPTA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511182
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de la SCI Yellow Capital, qui contestait un titre exécutoire émis pour le recouvrement d'une astreinte administrative. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car la société n'avait pas exercé, préalablement à sa saisine, le recours obligatoire auprès de l'administration fiscale exigé par l'article 118 du décret n° 2012-1246. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP HEPTA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510970
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. La requérante contestait des décisions de suspension de son RSA et demandait le paiement d'arriérés et de dommages-intérêts, mais elle n'a pas produit les décisions attaquées et la réponse à sa demande préalable indemnitaire malgré une mise en demeure du tribunal. Le juge a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, qui exigent la production de ces pièces sous peine d'irrecevabilité.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406610
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait deux titres exécutoires émis en 2015. Le tribunal estime la requête manifestement irrecevable car elle est intervenue huit ans après la notification des titres, lesquels étaient devenus définitifs. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602376
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant un titre de recette émis par Mauges Communauté pour sa participation au financement de l'assainissement collectif. Le tribunal a jugé que le litige, né des rapports entre un usager et un service public industriel et commercial (le service de l'eau et de l'assainissement), relevait de la compétence des juridictions judiciaires. Cette solution s'appuie sur l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales et l'ordonnance de rejet est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600721
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. B... contestant une redevance d'enlèvement des ordures ménagères, pour incompétence de l'ordre juridictionnel administratif. Le juge estime que les litiges relatifs au paiement de cette redevance, instituée en vertu des articles L. 2333-76 et suivants du code général des collectivités territoriales, relèvent des juridictions judiciaires, le service étant géré comme une activité industrielle et commerciale créant des rapports contractuels de droit privé. La requête est donc rejetée sans examen au fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601547
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir des injonctions et des dommages-intérêts contre la CAF d'Ille-et-Vilaine. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas caractérisé l'urgence ni démontré une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, ses arguments étant jugés insuffisamment précis et circonstanciés. La demande d'indemnisation a également été jugée irrecevable, le juge des référés ne pouvant ordonner que des mesures provisoires.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407546
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A... qui demandait la décharge d'une taxe sur les engins maritimes. Cette solution est retenue car l'administration a dégrevé l'intégralité des droits et pénalités contestés après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. Le juge fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601157
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête aux fins d'annulation d'une lettre de relance émise par un comptable public pour le recouvrement d'une astreinte administrative de 24 800 euros. La juridiction estime que cette lettre de relance, prévue par l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, n'est ni un titre exécutoire ni un acte faisant grief, et que le recours est donc manifestement irrecevable. En conséquence, la demande de désignation d'un expert est également écartée.
Avocat : DAHAN
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600501
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre le paiement de ses taxes foncières 2024 et 2025. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une situation d'urgence financière et qu'aucun de ses moyens ne créait un doute sérieux sur la légalité des impositions. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent les conditions du référé-suspension.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303484
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la société Sade de son recours en plein contentieux. Ce désistement est réputé acquis car la société n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée, conformément aux articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. La procédure est donc close sans examen du fond de l'affaire, qui portait sur l'annulation d'un titre exécutoire émis par une communauté de communes.
Avocat : SCP BILLEBEAU MARINACCE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600137
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... dirigée contre France Travail concernant le versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi et le remboursement d'un trop-perçu. La juridiction a estimé que ce litige, relatif aux prestations d'assurance chômage servies par France Travail, relevait manifestement de la compétence de la juridiction judiciaire, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. En conséquence, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602998
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension de la décision de non-validation d'un stage médical. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, considérant que les conséquences alléguées de la décision (allongement des études, perte de rémunération future) ne présentent pas le caractère d'une atteinte grave et immédiate nécessaire à l'urgence. La demande est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602720
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant une saisie administrative pour le recouvrement d'une amende forfaitaire majorée. Le tribunal a estimé que les litiges relatifs au recouvrement forcé d'amendes, qui sont indissociables de la procédure pénale, relèvent de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. La requête a donc été déclarée irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et des articles du code de procédure pénale relatifs à la compétence du tribunal de police.