Jurisprudence administrative

384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

384 075

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA34OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602937

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 26 mars 2026 informant M. A... de la perte de validité de son permis de conduire. La requête a été jugée irrecevable car M. A... n’avait pas déposé de recours en annulation parallèle, condition prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative. À titre subsidiaire, le juge a estimé que le moyen tiré de ce que les infractions auraient été commises par son fils n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la réalité des infractions étant établie par le paiement des amendes forfaitaires conformément à l’article L. 223-1 du code de la route.

1 juin 2026
TA33OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604449

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B.... Ce dernier demandait, en pleine vague de chaleur et avant un rendez-vous médical, sa réintégration dans un hébergement d'urgence, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit à l'hébergement, droit à la vie et à l'intégrité physique). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie ou que la demande était manifestement mal fondée, au vu des nombreux hébergements déjà proposés au requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui garantissent l'accès à l'hébergement d'urgence, mais dont la carence n'a pas été caractérisée en l'espèce.

1 juin 2026
TA33OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604358

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de rupture de contrat de Mme B... prise par le maire de Léognan. Le juge a relevé que la requérante n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, rendant ses conclusions à fin de suspension manifestement irrecevables. Par ailleurs, il a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'agent en période d'essai ne bénéficiant pas d'un droit à la poursuite de son contrat et son absence non justifiée à l'entretien préalable ne permettant pas de retenir un préjudice grave et immédiat.

1 juin 2026
TA33OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604347

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., ressortissant béninois, contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le juge a jugé les conclusions irrecevables en raison de l'existence d'une procédure spéciale de recours suspensif prévue à l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le refus de séjour, la condition d'urgence n'étant pas contestée, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut d'examen particulier et la méconnaissance de l'article L. 422-1 du même code, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : GHETTAS

1 juin 2026
TA30OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2602574

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. La demande, qui visait à obtenir la suspension d'une procédure administrative non identifiée et des mesures liées au contradictoire, était dépourvue de toute précision. Le juge a également relevé que, si la requérante entendait contester une procédure judiciaire en cours devant la cour d'appel de Nîmes, ces conclusions relevaient de l'ordre judiciaire et non de la compétence administrative. La décision a été prise sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

1 juin 2026
TA14OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

1 juin 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609415

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... B..., qui demandait au juge de constater un refus implicite de la préfecture et de lui enjoindre de prendre une décision explicite. Le tribunal a rappelé que, hors procédures spécifiques, il ne peut être saisi que de recours en annulation ou en indemnisation, et qu'il n'a pas compétence pour adresser des injonctions à l'administration ou se substituer à elle. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.

1 juin 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

1 juin 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

Avocat : PINELLI

1 juin 2026
CAA31Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : OUDDIZ-NAKACHE

4 mai 2026Juge des référés
CAA75Ordonnanceplein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

Avocat : PETROUSSENKO

4 mai 2026Juge des référés
CAA31Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01632

La Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l’arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 13 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La cour a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les éléments médicaux et procéduraux invoqués par le requérant, postérieurs à l’arrêté, ne pouvaient être pris en compte pour en contester la légalité. Elle a également jugé que le droit d’être entendu n’avait pas été méconnu, l’intéressé ayant eu l’occasion de présenter ses observations lors de sa demande d’asile. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : ESCUDIER JULIE

4 mai 2026Juge des référés
CAA31Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01633

Cette ordonnance de la Cour administrative d'appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de M. et Mme C..., de nationalité marocaine, contestant les arrêtés du préfet du Gard leur faisant obligation de quitter le territoire français. La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nîmes qui avait rejeté leur demande d'annulation de ces arrêtés. Elle estime que les moyens soulevés en appel, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur des actes, du défaut de motivation, de la méconnaissance du principe du contradictoire et de l'erreur manifeste d'appréciation, sont manifestement infondés. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin de statuer sur la régularité du jugement de première instance.

Avocat : ANEGAY

4 mai 2026Juge des référés
CAA31Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01691

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... contre le jugement du tribunal administratif de Toulouse ayant validé le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour juge que la requérante ne peut utilement invoquer une erreur manifeste d’appréciation des premiers juges, l’appel ayant un effet dévolutif. Sur le fond, elle confirme que le préfet a pu légalement refuser l’admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute pour l’intéressée de justifier d’une insertion professionnelle ou d’une présence habituelle suffisante en France. La demande d’aide juridictionnelle provisoire est également rejetée, faute d’urgence.

Avocat : CANTIER ET ASSOCIES

4 mai 2026Juge des référés
CAA31Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01697

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de M. D... contre un arrêté du préfet de Vaucluse l’obligeant à quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour d’un an. La cour écarte le moyen d’incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d’une délégation régulière. Elle juge également que l’arrêté est suffisamment motivé au regard de la situation personnelle et familiale de l’intéressé, et que le préfet n’était pas tenu d’examiner d’office un droit au séjour. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : FARYSSY

4 mai 2026Juge des référés
CAA31Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01708

Cette ordonnance de la Cour administrative d'appel de Toulouse rejette la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. La cour juge que le moyen tiré d'une erreur de fait ou de droit dans le jugement attaqué relève du juge de cassation, et non du juge d'appel. Elle estime que la mesure d'éloignement ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), ni à l'intérêt supérieur de ses enfants, compte tenu de son entrée récente en France et de l'absence de liens intenses établis. La requête est donc rejetée comme manifestement dépourvue de fondement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : GONAND

4 mai 2026Juge des référés
CAA31Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01716

Cette ordonnance de la Cour administrative d'appel de Toulouse rejette la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Aveyron. La cour, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estime que la requête est manifestement dépourvue de fondement. Elle écarte les moyens tirés de la méconnaissance du droit au séjour en qualité de membre de famille d'un citoyen européen, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme le jugement du tribunal administratif de Toulouse et valide l'arrêté préfectoral.

Avocat : CARDI CHARLOTTE

4 mai 2026Juge des référés
CAA31Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01718

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse rejette la requête de Mme et M. D..., de nationalité arménienne, qui contestaient le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour, statuant en référé, estime que les moyens soulevés, tirés notamment d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et d’une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), sont manifestement infondés. Elle confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Toulouse ayant rejeté leurs demandes.

Avocat : TOUBOUL

4 mai 2026Juge des référés
CAA31Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01837

La Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de M. A... contre le jugement du tribunal administratif de Nîmes ayant validé la prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français. La cour écarte les moyens d’irrégularité du jugement, d’incompétence du signataire, et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant d’établir une vie privée et familiale stable en France. La requête est jugée manifestement dépourvue de fondement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : DE PALMA

4 mai 2026Juge des référés
CAA13Ordonnanceexcès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA01082

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Marseille, statuant en référé, rejette la requête de la SCI Timoté comme manifestement irrecevable. La société contestait un jugement du tribunal administratif de Toulon qui avait annulé un titre de recettes émis par la commune de Grimaud à l’encontre de Mme A... pour occupation sans titre d’un poste à quai en 2022. La cour rappelle qu’une personne non mise en cause en première instance ne peut former appel, et que la SCI Timoté, simple acquéreur postérieur de droits immobiliers, ne justifie d’aucune qualité pour agir en lieu et place de Mme A.... La requête est rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, faute de régularisation malgré une demande en ce sens.

Avocat : ADALTYS AFFAIRES PUBLIQUES

4 mai 2026Juge des référés