Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314607
Sujet principal : Recours contre le refus de remise de dettes liées à un paiement indu de prime d'activité. Juridiction : Tribunal administratif de Nantes (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse, estimant qu'elle n'apporte pas la preuve d'une situation de précarité financière justifiant la remise gracieuse. Textes appliqués : Article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, encadrant la récupération et la possible remise des indus de prime d'activité en cas de bonne foi ou de précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600771
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'enregistrement d'une liste de candidature aux élections municipales de 2026 à Mayotte. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (siégeant au tribunal administratif de La Réunion). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du demandeur. Il considère que le préfet était fondé à refuser l'enregistrement car la liste déposée ne satisfaisait pas aux conditions légales impératives, notamment l'absence de signature manuscrite et de la mention manuscrite de consentement exigée pour chaque candidat par l'article L. 265 du code électoral. **Textes appliqués** : Les articles L. 260, L. 264 et principalement L. 265 du code électoral, qui fixent les conditions de forme strictes pour la validité du dépôt d'une liste de candidature.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600720
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral d'éloignement sans délai d'un ressortissant comorien né et ayant toujours vécu à Mayotte. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 511-2 du même code.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600744
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'éloignement. Il estime que la requérante, bien que mère d'un enfant français, ne justifie pas d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH). La condition d'urgence est reconnue, mais le fondement juridique de l'atteinte à une liberté fondamentale n'est pas établi.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603462
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune d'Allauch en désignant un expert pour évaluer un bâtiment présentant un risque pour la sécurité publique. Le juge a ordonné une expertise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, suivant la procédure de référé prévue aux articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, évaluer l'imminence du danger et proposer les mesures nécessaires pour y mettre fin.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502321
**Sujet principal** : Opposition à une contrainte pour le recouvrement d'indus de prestations sociales (prime d'activité, allocation logement, etc.). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. Le juge estime qu'il ne lui appartient pas d'imposer ou de valider un échéancier de remboursement, cette demande relevant de l'administration. **Textes appliqués** : L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables, et sur le principe selon lequel le juge administratif ne peut se substituer à l'administration pour fixer les modalités d'un remboursement.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501399
**Sujet principal** : Recours contre des décisions de recouvrement d'indus de prestations sociales (RSA et prime d'activité) et le refus de remise gracieuse. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que les avis de sommes à payer sont réguliers et que les créances ne sont pas prescrites. Il estime également que le refus de remise gracieuse par le département et la caisse d'allocations familiales n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, au regard notamment de la situation financière de la requérante et de l'absence de bonne foi dans ses déclarations. **Textes appliqués** : Les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au RSA et à sa récupération, ainsi que les règles de procédure administrative contentieuse.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502246
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... K... visant à annuler la décision du département du Gard mettant fin à ses droits au RSA et ordonnant la récupération d'un indu de 24 092,69 €. Le tribunal a considéré que la requête, formellement dirigée contre la décision initiale de la CAF, devait être regardée comme visant la décision de rejet du recours administratif préalable du 10 avril 2025, conformément à la procédure prévue par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Les moyens soulevés par le requérant n'ont pas été jugés fondés pour remettre en cause la légalité de la décision contestée.
Avocat : CHELLY
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502374
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus du département de Vaucluse de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017, pris en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, pour apprécier la réduction importante de la capacité de déplacement. Il a estimé que l'état de santé de la requérante ne remplissait pas les conditions légales exigées pour l'obtention de cette mention.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601127
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, donne acte du désistement de la requérante suite au retrait par France Travail de la décision contestée de refus d'inscription comme demandeur d'emploi. La juridiction constate ainsi un non-lieu à statuer sur la demande de suspension. Elle rejette par ailleurs la demande d'allocation de frais irrépétibles formulée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PASSET
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505314
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SARL Guéguen Couverture de son recours en annulation contre un marché public de travaux. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202630
**Sujet principal** : La requérante, une rédactrice territoriale du département de l'Isère, conteste le rejet de sa demande de réintégration après un congé de maladie et son placement en disponibilité d'office, et demande réparation de ses préjudices. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Grenoble (8ème Chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le poste précédemment occupé par l'agent, nécessitant un temps complet et un accueil du public, est inadapté à son état de santé tel qu'évalué par le médecin de prévention, qui préconisait un temps partiel avec des restrictions. Le département n'a donc pas commis d'erreur en refusant la réintégration sur ce poste spécifique. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les dispositions statutaires de la fonction publique territoriale (notamment la loi du 26 janvier 1984), par opposition au statut de la fonction publique de l'État (loi du 11 janvier 1984) invoqué à tort par la requérante.
Avocat : POULET-MERCIER-L'ABBE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504231
Sujet principal : Désistement d'une requête concernant le calcul d'une pension civile de retraite, notamment la prise en compte de la majoration pour enfants. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant au président du tribunal administratif de constater un désistement.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511521
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de la société 2RS-ETN comme manifestement irrecevable. Le litige portait sur le rejet de l'offre de la société dans le cadre d'un marché public de la commune de Marquette-les-Lille. La juridiction a constaté que la requête, qui se bornait à transmettre une correspondance, ne contenait pas l'exposé des faits, moyens et conclusions requis par l'article R. 411-1 du code de justice administrative, justifiant son rejet en application de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601210
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le litige, opposant le requérant à la société privée Stellantis concernant l'achat d'un véhicule, relève en effet du juge judiciaire. Le tribunal a fondé sa décision sur l'article R. 222-1 2° du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes ne relevant pas de la compétence de la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601415
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un titre de séjour conforme au statut de réfugiée. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, la condition d'urgence n'étant plus remplie depuis la délivrance d'un récépissé mentionnant la qualité de réfugiée. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601833
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné l'expulsion de deux anciens demandeurs d'asile d'un centre d'accueil (CADA) de Vaulx-en-Velin. Le juge a fait droit à la demande de la préfète du Rhône, considérant que l'occupation des lieux était sans titre après le rejet définitif de leurs demandes d'asile et que la libération du logement présentait un caractère d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602694
Sujet principal : Recours contre le refus de délivrance d'un récépissé de candidature pour une liste aux élections municipales de Belleville-en-Beaujolais. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête et confirme la décision de la préfète. Il estime que le dossier de candidature était incomplet, car la liste ne comportait que 34 candidats au lieu des 35 requis, et que l'administration n'avait pas l'obligation de conseiller la requérante ou de permettre une régularisation. Textes appliqués : L'article L. 265 du code électoral, qui régit les conditions de dépôt et d'enregistrement des listes de candidatures.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602695
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un récépissé de candidature pour une liste aux élections municipales de Vaulx-en-Velin en 2026, en raison d'une irrégularité dans le dossier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la décision de la préfète. Il estime que l'irrégularité (l'incapacité à justifier de la qualité d'électeur communal d'un colistier dans les délais) était de la responsabilité du requérant et justifiait légalement le refus d'enregistrement. **Textes appliqués** : L'article L. 265 du code électoral, qui fixe les conditions strictes de dépôt et d'enregistrement des listes de candidatures.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602697
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours contre le refus du préfet de l'Ain de délivrer un récépissé pour une liste aux élections municipales d'Oyonnax. Le tribunal a annulé la décision préfectorale, considérant que les motifs du refus, notamment des doutes sur l'identité de colistiers portugais et des mentions au casier judiciaire, n'étaient pas légalement fondés au regard des conditions d'enregistrement. La décision s'appuie sur les dispositions du code électoral, en particulier l'article L. 265, qui régit la délivrance du récépissé de candidature.
Avocat : MARIE