Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420772

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les décisions de retrait de points et d'invalidation du permis de conduire de M. B... La juridiction a jugé que la procédure de retrait de points consécutive à l'infraction du 18 décembre 2023 était irrégulière, car l'administration n'a pas prouvé que les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avaient été délivrées au requérant, ce qui constitue une formalité substantielle. Par voie de conséquence, la décision du 4 juillet 2024 constatant la perte de validité du permis a également été annulée.

Avocat : CABINET SAMSON SELARL (SEL)

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420852

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision ministérielle constatant la perte de validité d'un permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal constate que la décision attaquée a été retirée à la suite de l'enregistrement d'un stage de récupération de points, rendant le permis à nouveau valide. Il prononce donc un non-lieu à statuer sur la demande d'annulation et rejette les autres conclusions, sans condamnation de l'État aux dépens.

Avocat : LACOUR

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421310

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation de multiples retraits de points de permis de conduire et de la décision d'invalidité du permis. Le tribunal a jugé irrecevables ou sans objet la plupart des conclusions, constatant que de nombreux points avaient déjà été restitués ou que les décisions litigieuses avaient été retirées avant l'introduction de la requête. Concernant les infractions restantes, le tribunal a rappelé que la délivrance de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route est une formalité substantielle, mais a estimé que le paiement de l'amende forfaitaire majorée (régi par l'article 529-2 du code de procédure pénale) établissait la réception de cette information pour certaines infractions.

Avocat : DE CAUMONT

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518098

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 26 août 2024 refusant un titre de séjour, prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que le préfet de police avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en refusant le titre de séjour au titre de la vie privée et familiale, et que les mesures d'éloignement n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : TALEB

25 mars 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521829

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 juillet 2025 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que l'arrêté était légal, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire et en estimant que le refus était suffisamment motivé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également considéré que la demande d'admission exceptionnelle au séjour fondée sur l'article L. 435-1 du CESEDA n'était pas justifiée.

Avocat : SANGUE

25 mars 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524935

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 19 août 2025 lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire et la motivation, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 435-1, ni les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CISSE

25 mars 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530732

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante tunisienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 22 août 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la requérante, ayant déposé sa demande de renouvellement hors des délais légaux (après l'expiration de son titre), ne justifiait plus des conditions de séjour requises. La solution s'appuie sur les articles L. 422-1, L. 433-1 et R. 431-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : OHLGUSSER

25 mars 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600246

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir de M. A... B... contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que le préfet avait procédé à l'examen requis de la situation personnelle du requérant et des risques en cas de retour. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DOOKHY

25 mars 2026• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600724

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé, notamment en se référant au rejet définitif de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA, et qu'il ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a toutefois admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.

Avocat : DUPOURQUE

25 mars 2026• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600824

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant algérien, visant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'éloignement. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal, écartant les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur de fait, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH). Il a notamment estimé que l'autorité administrative avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant avant de prendre sa décision.

Avocat : CAOUDAL

25 mars 2026• Section 8 - Chambre 1
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505552

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et son interdiction de retour. Le juge a estimé que les décisions préfectorales du 25 juillet 2025 n'étaient entachées d'aucune illégalité, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande de délivrance d'un titre de séjour a également été rejetée.

Avocat : GUEYE

25 mars 2026• 7ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601698

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... D..., un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que le préfet des Alpes-Maritimes était compétent pour signer l'arrêté en vertu d'une délégation régulière et que la motivation de la décision était suffisante. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme, pour conclure à la régularité de la procédure d'éloignement.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

25 mars 2026• Magistrat Mme ASNARD
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601784

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant brésilien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la mesure, prise en raison de violences conjugales et d'une absence d'insertion du requérant, ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE). La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL J2F

25 mars 2026• Magistrat Mme ASNARD
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601803

Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de M. D... visant à annuler le renouvellement de son assignation à résidence. Le juge estime que la décision préfectorale du 9 mars 2026 est régulière, notamment car elle est suffisamment motivée au regard de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres moyens, dont celui tiré de l'incompétence ou de la méconnaissance de l'article L. 732-7 du CESEDA, sont écartés. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

25 mars 2026• Magistrat Mme ASNARD
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2110590

Le Tribunal administratif de Marseille a annulé la mise en demeure du maire de Sausset-les-Pins du 29 mars 2021, qui enjoignait à un riverain de retirer des obstacles sur un chemin. La juridiction a retenu que l'acte municipal était entaché d'une erreur de fait, le tribunal judiciaire ayant préalablement établi que le chemin litigieux n'appartenait pas au domaine communal. Les conclusions des parties sur les frais de procédure ont été rejetées.

Avocat : TATARIAN

25 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301017

**Sujet principal** : La requérante conteste des rehaussements d'impôt sur le revenu et des pénalités pour manquement délibéré, suite à un contrôle fiscal ayant remis en cause la déduction de certains amortissements et charges liés à ses revenus locatifs. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge des impositions et pénalités. Il estime que les amortissements contestés, notamment ceux d'une maisonnette, ne sont pas déductibles car ils n'ont pas été "réellement effectués", c'est-à-dire correctement comptabilisés dans les écritures de l'entreprise de la requérante, conformément aux usages. **Textes appliqués** : L'article 39 du code général des impôts, qui régit la détermination du bénéfice imposable et les conditions de déduction des amortissements.

Avocat : SELARL LEXALTO

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302303

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de l'association de la Boule de l'Arc de Triomphe, qui demandait l'annulation d'une convention d'occupation domaniale. Le tribunal a jugé que l'association requérante n'avait pas démontré un intérêt à agir suffisamment direct et certain pour contester ce contrat. Il a également considéré que les vices allégués, notamment concernant la personnalité morale du bénéficiaire à la date de signature, n'étaient pas établis ou étaient couverts par la régularisation ultérieure de la situation de l'association. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et de la loi du 1er juillet 1901.

25 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303944

**Sujet principal** : Demande en indemnisation d'une victime d'une chute sur la voie publique due à une excavation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (5ème Chambre). **Solution retenue** : La responsabilité de la métropole d'Aix-Marseille-Provence est engagée pour défaut d'entretien normal de la voie publique. Elle est condamnée à indemniser la requérante pour ses préjudices, y compris les frais d'assistance à expertise et l'aide humaine fournie par un membre de sa famille. **Textes appliqués** : Article R. 612-6 du code de justice administrative (acquiescement aux faits par défaut de mémoire en défense) et principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics.

Avocat : CHICOULAA

25 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304147

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SASU DMMS, qui contestait le refus d'une subvention au titre du bonus écologique. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement rejeté la demande, celle-ci étant restée incomplète malgré une mise en demeure de régularisation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'arrêté du 29 décembre 2017 relatif aux aides pour les véhicules peu polluants.

25 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305278

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités suite à un contrôle fiscal sur pièces de sa société. Le tribunal a jugé la procédure régulière (contrôle sur pièces ne nécessitant pas d'avis de vérification) et a estimé que les rehaussements des résultats de la société, fondés sur le code général des impôts (notamment l'article 39), étaient justifiés, notamment quant au refus de déduire certaines charges et amortissements. La demande de sursis de paiement a été déclarée sans objet et la demande de condamnation de l'État aux dépens rejetée.

Avocat : GAILLARD

25 mars 2026• 6ème Chambre