Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306029

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision de l'Agence de services et de paiement refusant l'octroi d'une prime à la conversion au requérant. Le juge a estimé que l'administration avait commis une erreur de droit en ne tenant pas compte des autres moyens de preuve (déclaration de cession, facture, attestation d'assurance) produits pour établir la propriété du véhicule, alors que l'article 1 de l'arrêté du 29 décembre 2017 ne fait pas du certificat d'immatriculation la preuve exclusive. Le tribunal a enjoint à l'agence de verser la prime de 7 000 euros, mais a rejeté les demandes indemnitaires complémentaires pour défaut de preuve du préjudice allégué.

25 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306673

La décision concerne un recours en plein contentieux devant le **Tribunal Administratif de Marseille** portant sur la contestation par une société de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 et 2022. Le tribunal **rejette la demande** de la société Carmila Vitrolles, qui réclamait un abattement de 30% sur la valeur locative de ses locaux professionnels. Il applique principalement les **articles 1518 A quinquies, 1518 E et 1498 du code général des impôts**, en rappelant que la valeur locative non révisée au 1er janvier 2017 doit être déterminée selon les règles en vigueur au 31 décembre 2016, sans que la situation défavorable des locaux par rapport au local-type ne justifie l'abattement invoqué.

Avocat : SCHIANO-GENTILETTI

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308444

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande de M. et Mme C... visant à obtenir la reconnaissance d'une réduction d'impôt au titre de dons effectués en 2017. La juridiction estime que les requérants ne rapportent pas la preuve que les versements litigieux ont été effectués au profit d'organismes éligibles, les reçus fiscaux produits étant jugés non probants. La décision s'appuie sur les conditions de justification prévues à l'article 200 du code général des impôts et par l'arrêté du 26 juin 2008.

Avocat : IKHLEF

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308677

**Sujet principal** : Recours d'une SCI contre un titre de recette émis par la commune de Marseille pour le recouvrement des frais d'hébergement d'urgence d'un locataire évacué. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette le recours en annulation. Il estime que le titre de recette est régulier, notamment car il est correctement signé par une personne dûment habilitée et qu'il indique suffisamment les bases de la liquidation de la créance. **Textes appliqués** : L'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales (règles de forme du titre de recette) et l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique (obligation de motivation sur les bases de la liquidation).

Avocat : SAGNA

25 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308770

La SARL La Carta conteste devant le **Tribunal Administratif de Marseille** la reconstitution de son chiffre d'affaires et les redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) qui en découlent pour les années 2016 à 2018. Le tribunal, statuant en **plein contentieux**, rejette la requête de la société, considérant que l'administration fiscale était fondée à rejeter sa comptabilité, jugée non probante, et à procéder à une reconstitution par la méthode des vins. La décision s'appuie sur les dispositions du **code général des impôts** et du **livre des procédures fiscales** relatives au contrôle et à la rectification des déclarations.

Avocat : BOUSCASSE

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309030

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'un contribuable contestant des impositions rectificatives et des pénalités pour manquement délibéré au titre des années 2018 et 2019. Le tribunal a jugé que la prime de bilan litigieuse, bien qu'inscrite comptablement en 2018, n'était devenue disponible pour l'associé qu'après la décision de l'assemblée générale en janvier 2019, justifiant son imposition en 2019. Il a également estimé que les conditions d'application de la pénalité pour manquement délibéré étaient remplies, rejetant les moyens du requérant fondés sur les articles 12, 109, 156 et 158 du code général des impôts.

Avocat : BINISTI

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309205

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme C... visant à annuler le retrait d'une subvention départementale pour l'achat d'un véhicule électrique. La juridiction estime que la décision de retrait, motivée par l'absence de justificatif de règlement émanant du bénéficiaire, était régulière et que la requérante ne remplissait pas les conditions d'attribution. Le jugement s'appuie notamment sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration concernant la motivation des décisions défavorables.

25 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309451

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de contribuables contestant des rectifications et pénalités fiscales pour les années 2016 et 2017. Le juge a estimé que l'administration était fondée à qualifier certaines sommes perçues sur leurs comptes de revenus d'origine indéterminée et d'autres de revenus distribués, sans avoir à mettre en œuvre la procédure spécifique de l'abus de droit. La décision s'appuie sur les articles L. 64 du livre des procédures fiscales et 111-1 du code général des impôts concernant la qualification des revenus et la charge de la preuve.

Avocat : FOUDIL

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309452

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de contribuables contestant une taxation d'office sur des sommes perçues sur un compte bancaire aux Émirats Arabes Unis. Les juges estiment que les requérants, soumis à la charge de la preuve en vertu de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales, n'ont pas démontré que ces sommes correspondaient à des remboursements d'avances et non à des revenus imposables. En l'absence de pièces comptables probantes, l'imposition de ces montants comme revenus d'origine indéterminée est confirmée.

Avocat : FOUDIL

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311585

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'indemnisation d'un usager ayant chuté sur une voie publique. Le tribunal a estimé que les légères déformations du bitume (3-4 cm) ne constituaient pas un danger anormal et que la chute résultait de l'inattention exclusive de la victime, qui connaissait parfaitement les lieux. La responsabilité de la métropole d'Aix-Marseille-Provence n'est donc pas engagée.

Avocat : SCP MOTEMPS & TRIBOT

25 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509078

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la mesure, prise en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a considéré que le requérant, entré en France récemment et sans attaches familiales établies dans le pays, ne justifiait pas d'une insertion sociale ou professionnelle suffisante pour faire obstacle à son éloignement.

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509131

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant turque contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa faible insertion en France. Il a également jugé que le requérant n'apportait pas la preuve de risques personnels en cas de retour en Turquie au titre de l'article 3 de la même Convention, sa demande d'asile ayant été définitivement rejetée.

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509863

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que l'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée. Les moyens soulevés contre le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour ont également été écartés.

Avocat : MAWAS

25 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510152

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien du territoire français, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et sans délai de départ volontaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de l'arrêté attaqué. Il écarte les moyens soulevés, notamment le vice de compétence (la délégation de signature était régulière) et les griefs tirés de la méconnaissance des textes protecteurs (CESEDA, CEDH, Convention internationale des droits de l'enfant), estimant que la motivation de l'arrêté est suffisante et que les conditions légales de l'obligation de quitter le territoire sont remplies. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 613-1 notamment), Convention européenne des droits de l'homme, Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : GONAND

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510154

Sujet principal : Recours contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante comorienne. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête et confirme la décision préfectorale, estimant que l'étrangère ne démontre pas de liens personnels et familiaux en France justifiant un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale. Textes appliqués : Article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), dont la méconnaissance n'est pas retenue au vu des circonstances de l'espèce.

Avocat : KOUEVI

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510155

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a jugé que le préfet des Bouches-du-Rhône n'avait commis aucune illégalité dans son appréciation de la situation au regard des textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a ainsi confirmé la légalité du refus de titre de séjour, de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et des mesures d'interdiction de retour associées.

Avocat : QUINSON

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510156

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de la requérante algérienne. La juridiction a jugé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard de sa situation familiale établie en France (vie maritale, deux enfants nés en France), méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également fait application des dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : GONAND

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510157

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'éloignement. Le tribunal estime que l'obligation de quitter le territoire français est légale au regard de l'article L. 611-1 du CESEDA, l'intéressé étant en situation irrégulière. Il juge également que le refus d'accorder un délai de départ volontaire est justifié par l'absence de demande de titre de séjour, conformément aux articles L. 612-2 et L. 612-3 du même code.

Avocat : KOUEVI

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510158

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant comorien, visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et ses mesures annexes. Le tribunal a jugé que l'OQTF était légalement fondée, M. A... ne pouvant justifier d'une entrée ou d'un séjour régulier, et que le refus d'accorder un délai de départ volontaire était conforme au code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 612-2 et L. 612-3 CESEDA), l'intéressé n'ayant pas sollicité de titre de séjour. Les conclusions relatives à l'interdiction de retour et à la fixation du pays de destination ont également été rejetées.

Avocat : KOUEVI

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510160

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant algérien, visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de la courte durée de séjour et de l'absence d'intégration familiale ou sociale établie en France. Le tribunal a ainsi jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale.

Avocat : BARA

25 mars 2026• 6ème Chambre