Jurisprudence administrative

965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 937

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508565

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 10 juin 2025 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a considéré que le refus de titre de séjour était légal, notamment au regard de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, puisque la décision de la CNDA lui accordant la protection subsidiaire avait été annulée. Les conclusions concernant la fixation du pays de destination sont devenues sans objet suite au retrait de cette mesure par le préfet.

Avocat : GASIMOV

31 mars 2026• 5e chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505949

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête d'un ressortissant arménien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en relevant que la durée de séjour du requérant était liée à son refus d'exécuter des mesures d'éloignement antérieures, qu'il représentait une menace pour l'ordre public en raison de condamnations pénales, et que sa vie familiale pouvait se reconstituer dans son pays d'origine. Les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour sont ainsi maintenues.

Avocat : ELMRINI

31 mars 2026• 5e chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600820

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), l'interdiction de retour et son assignation à résidence. Le juge a estimé que le préfet du Bas-Rhin était compétent pour prendre ces mesures et que celles-ci n'étaient pas entachées d'illégalité, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La demande d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour a également été rejetée.

Avocat : AIRIAU

31 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601402

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande du préfet de la Moselle d'expulser une famille géorgienne d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge estime que la mesure d'expulsion se heurte à une contestation sérieuse, compte tenu de la situation de grande précarité de la famille, notamment la présence de quatre enfants mineurs et l'absence de solution de relogement. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

31 mars 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601882

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) qu'elle occupait sans titre. Le juge a fait droit à la demande du préfet de la Moselle, considérant que le maintien des occupants, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, faisait obstacle à l'accueil d'autres demandeurs et présentait un caractère d'urgence et d'utilité. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, après constat de l'infructuosité d'une mise en demeure préalable.

31 mars 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601942

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'une demande de référé-liberté du préfet visant à expulser des occupants d'un centre d'Accueil de Demandeurs d'Asile (CADA). Le juge des référés a pris acte du désistement pur et simple du préfet, mettant ainsi fin à la procédure. Il a également admis provisoire les occupants à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser une somme à leur avocat au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : AIRIAU

31 mars 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602226

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C... A..., qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du CESEDA pour un dépôt tardif de demande d'asile sans motif légitime, était légalement motivée et avait pris en compte l'évaluation de la vulnérabilité de la requérante. Il a considéré que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas établis.

Avocat : GRÜN

31 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602602

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral du 17 mars 2026 renouvelant l'assignation à résidence d'un ressortissant albanais. Le juge estime que l'acte, pris par une personne ayant reçu délégation, est régulier et suffisamment motivé au sens de l'article L. 732-1 du CESEDA. Il écarte également le moyen d'erreur d'appréciation, considérant que les conditions légales de l'assignation à résidence prévues aux articles L. 731-1 et suivants du CESEDA sont remplies.

Avocat : SCHWEITZER

31 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602611

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du préfet du Bas-Rhin assignant à résidence un ressortissant burkinabé. Le juge a estimé que l'obligation de se présenter une fois par semaine à la police aux frontières, imposée en application des articles L. 731-1 et L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, constituait une erreur d'appréciation, car disproportionnée au regard de la situation personnelle du requérant et des finalités de la mesure.

Avocat : SNOECKX

31 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602825

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'une demande de document de circulation pour étranger mineur. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en raison d'un délai de sept mois et demi entre la formation de la décision et la saisine du juge. Par voie de conséquence, les demandes d'injonction et de condamnation aux dépens ont également été rejetées.

Avocat : AIRIAU

31 mars 2026
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601542

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. et Mme B... dirigée contre leur bailleur. Il estime que ce litige relève des juridictions judiciaires, car il porte sur des rapports de droit privé issus d'un contrat de location d'habitation. La décision s'appuie sur l'article L. 213-4-4 du code de l'organisation judiciaire, qui attribue cette compétence au juge des contentieux de la protection, et applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable pour incompétence.

31 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310120

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation du refus de paiement d'heures supplémentaires effectives (HSE). Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en procédant à une compensation annualisée des heures, conformément au décret du 20 août 2014. Il a également estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet du recours gracieux n'était pas recevable.

Avocat : FERRON

31 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310338

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., maîtresse de conférences, qui contestait le refus de lui accorder un congé pour recherches ou conversions thématiques. Le tribunal a jugé que le président de l'université, compétent pour statuer après avis du conseil académique, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la demande au regard des critères légaux. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 19 du décret n°84-431 du 6 juin 1984 et de l'arrêté du 27 septembre 2019 relatifs à ce congé.

Avocat : MESSAOUDI

31 mars 2026• 1ère chambre
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602656

Le Tribunal administratif de Strasbourg rejette par ordonnance une protestation électorale visant l'annulation des élections municipales de Herbitzheim du 15 mars 2026. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été déposée hors délai, ayant été reçue le 24 mars alors que le délai expirait le 20 mars à 18 heures. La décision s'appuie sur l'article R. 119 du code électoral, qui fixe ce délai, et sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.

31 mars 2026
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602832

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement et le retrait de l'attestation de demandeur d'asile. Le juge a estimé que la contestation de cette obligation de quitter le territoire français (OQTF) relevait exclusivement de la procédure spéciale prévue par les articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non du référé-liberté. Par conséquent, la requête fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative a été jugée manifestement irrecevable.

31 mars 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306883

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par une enseignante pour manque de diligence de l'État dans la gestion de son congé de maladie et de sa situation administrative. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, considérant que l'État n'a pas commis de faute dans la gestion de la situation de la requérante et que les préjudices allégués ne sont pas établis. **Textes appliqués** : L'article 34 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 (repris aux articles L. 822-1 et suivants du code général de la fonction publique) et l'article 34 du décret n°86-442 du 14 mars 1986, relatifs aux conditions et procédures d'octroi des congés de longue maladie et de longue durée dans la fonction publique.

Avocat : CAUTENET

31 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307749

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête d'un directeur d'école contestant son affectation et demandant réparation. Le juge a jugé irrecevables plusieurs conclusions, notamment celles dirigées contre le rejet de son recours gracieux pour tardiveté, et celles indemnitaires pour défaut de demande préalable. Sur le fond, il a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en l'affectant à un poste conforme aux préconisations médicales, et n'avait pas méconnu une précédente décision de justice.

Avocat : BENABDESSADOK

31 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402679

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête du FIPHFP visant à annuler l'avis de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) d'Auvergne-Rhône-Alpes et à obtenir l'inscription d'office d'une créance de 16 768 euros au budget de la commune de Vic-le-Comte. Le tribunal a jugé que la CRC avait correctement qualifié cette dépense comme non obligatoire, car la commune contestait sérieusement son principe et son montant, en soutenant avoir effectué sa déclaration dans les délais. La décision s'appuie sur l'article L. 1612-15 du code général des collectivités territoriales, qui subordonne la qualification de dépense obligatoire à l'absence de contestation sérieuse.

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404621

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) présentée par une professeure de yoga pour les années 2014 à 2023. La juridiction a jugé irrecevable la demande pour les années 2014 à 2022 en raison du délai de réclamation dépassé, conformément à l'article R. 196-2 du Livre des Procédures Fiscales. Pour l'année 2023, la requête a été rejetée au fond car l'enseignante ne remplissait pas les conditions de l'exonération prévue à l'article 1460 du Code Général des Impôts, disposant d'un local affecté à son activité et ne démontrant pas l'absence d'exclusivité de son usage.

31 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406910

**Sujet principal** : Recours en plein contentieux d'une société contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 et 2018, ainsi que la régularité de la procédure de vérification fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure. Il estime que la société ne démontre pas en quoi l'absence de restitution de certains documents saisis dans le cadre d'une enquête pénale a concrètement porté atteinte à ses droits de la défense ou au caractère contradictoire de la procédure fiscale, d'autant que l'administration a communiqué des extraits puis l'intégralité des procès-verbaux. **Textes appliqués** : Les dispositions du Livre des Procédures Fiscales relatives aux droits de la défense et au débat contradictoire lors d'une vérification de comptabilité.

Avocat : LANGEVIN AVOCATS

31 mars 2026• 4ème chambre