Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600895
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d'un référé-suspension concernant l'opposition du maire de Nevers à une déclaration préalable pour le rehaussement d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la présomption prévue par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, au regard de la couverture existante du territoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article L. 521-1) et du code de l'urbanisme.
Avocat : PAMLAW - AVOCATS
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401444
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a examiné trois requêtes de M. E... visant à contester des décisions de mise en recouvrement d'indu émanant de la CAF. Le tribunal a annulé les décisions attaquées concernant les primes exceptionnelles et le RSA, au motif principal d'un défaut de motivation suffisante et de vices de procédure, notamment l'absence de consultation préalable de la commission de recours amiable. Il a en conséquence déchargé le requérant du paiement des sommes et a ordonné leur restitution. Les textes appliqués incluent les articles L. 761-1 du code de justice administrative et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : BAPCERES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401142
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de France Travail de financer sa formation. Le juge a écarté l'irrecevabilité soulevée par l'administration mais a estimé que le rejet, fondé sur le caractère non prioritaire de la formation au regard des besoins du bassin d'emploi, ne constituait pas une erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 6121-4 du code du travail ainsi que sur la délibération n°2015-10 de France Travail relative à l'aide individuelle à la formation.
Avocat : BERGELIN
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401216
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par une requérante contestant des décisions de recouvrement d'indu de RSA et de primes d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable la demande de remise de dette, car elle n'avait pas été préalablement présentée à l'administration, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Les autres moyens soulevés par la requérante n'ont pas été examinés au fond en raison de cette irrecevabilité.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600743
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral de mise en demeure d'évacuer un terrain occupé par un véhicule habité. Le juge a estimé que l'occupation, en violation d'un arrêté municipal d'interdiction, était constitutive d'une atteinte à la salubrité publique justifiant la procédure. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600753
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral de mise en demeure d'évacuer un terrain. Le juge a estimé que les requérants, bien qu'ils ne se qualifient pas comme gens du voyage, stationnaient avec des résidences mobiles sur un terrain communal en violation d'un arrêté municipal d'interdiction, justifiant la procédure. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, qui encadre ce type d'évacuation forcée.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601105
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. La juridiction a jugé que l'arrêté, pris par une sous-préfète disposant d'une délégation régulière, n'était pas entaché d'incompétence et que son contenu était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : AGUILAR
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601126
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. B... visant à annuler un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le tribunal estime que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et que la mesure ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), compte tenu de la brièveté du séjour et de l'absence d'intégration particulière en France. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LONGERON
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601389
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté d'éloignement et d'interdiction de retour. Le tribunal écarte les moyens de l'étranger, notamment l'incompétence de la signataire et la violation du droit au respect de la vie familiale, estimant qu'il n'apporte pas la preuve de liens personnels et familiaux stables en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TEISSONNIERE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206466
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté les recours d'un agent suspendu de ses fonctions par la commune. La juridiction a jugé que la suspension, fondée sur l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, était justifiée par des faits présentant un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité. Elle a également écarté le moyen d'incompétence, estimant que l'arrêté avait été régulièrement signé dans le cadre d'une délégation de fonctions.
Avocat : GAUTIER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206467
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un agent contre son arrêté de suspension. Le juge a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et que les faits allégués d'agression et de harcèlement sexuel, fondés sur des éléments concordants, présentaient un caractère suffisamment vraisemblable et grave pour justifier la mesure conservatoire. La décision s'appuie sur les articles L. 531-1 du code général de la fonction publique et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GAUTIER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2201221
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son licenciement prononcé par le président du conseil départemental de la Haute-Garonne. Le tribunal a jugé que la décision, intervenue au terme de la période d'essai d'un contrat à durée déterminée, n'était pas soumise à une obligation de motivation spécifique, contrairement à un licenciement pendant cette période. La solution s'appuie sur les dispositions du décret n°88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.
Avocat : LESCOURET
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2201757
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal plaçant un agent en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation, car l'arrêté attaqué avait été expressément retiré par une décision ultérieure devenue définitive. Cette solution s'appuie sur les principes généraux du contentieux de l'excès de pouvoir, selon lesquels le retrait définitif d'un acte en cours d'instance prive le recours de son objet.
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205636
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la société The Walnut Tree, qui contestait l'arrêté municipal s'opposant à sa déclaration préalable de travaux. Le juge a considéré que l'administration était en situation de compétence liée pour refuser l'autorisation, car la déclaration ne comprenait pas l'ensemble des constructions existantes sur la parcelle, dont certaines édifiées sans autorisation. La décision s'appuie sur les articles L. 421-9 du code de l'urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP PETIT & BOULARD
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206075
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en annulation d'un arrêté municipal refusant un permis d'aménager. Le juge a estimé que le projet de lotissement, en densifiant un terrain partiellement végétalisé dans une zone à caractère traditionnel, méconnaissait les règles du plan local d'urbanisme (article UA 11) relatives à l'harmonie des lieux et à la préservation de l'environnement. La demande d'injonction de délivrer un permis et la condamnation pécuniaire de la commune ont également été écartées.
Avocat : SCP VPNG AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2105109
Le Tribunal Administratif de Toulouse a statué sur un recours en excès de pouvoir visant le refus d'octroyer la protection fonctionnelle à un agent territorial. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision du maire de Toulouse, fondée sur une enquête administrative, ne présentait pas d'erreur manifeste d'appréciation quant à l'absence de lien direct entre les faits allégués de harcèlement et l'exercice des fonctions de l'agent. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 relative aux droits et obligations des fonctionnaires.
Avocat : SEBAN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305092
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus implicite d'abroger un espace boisé classé (EBC) dans le PLU de Toulouse. La juridiction a considéré que la demande avait perdu son objet, car le PLU intercommunal (PLUi-H) approuvé postérieurement a substantiellement modifié l'emprise de l'EBC litigieux et abrogé l'ancien PLU. Le juge a appliqué les principes du contentieux de l'excès de pouvoir, relevant qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'annulation d'un acte qui n'était plus en vigueur.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2306723
Le Tribunal Administratif de Toulouse a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un permis de construire modificatif tacite. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que les requérants n'avaient pas démontré un intérêt à agir suffisant pour contester ce permis modificatif, qui ne portait pas atteinte à leurs conditions de vie. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307284
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la requête d'un agent communal contestant un titre de recettes pour rappel de salaire lié à des absences médicales. Le juge estime que le requérant se borne à contester le bien-fondé de la somme sans fournir les précisions nécessaires pour apprécier son moyen, ce qui entraîne le rejet de sa demande. La demande de la commune de condamner le requérant aux frais est également rejetée.
Avocat : SEBAN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307643
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête en annulation de la délibération modifiant le PLU de Toulouse. Il estime que les moyens soulevés par les requérants, notamment l'insuffisance du rapport de présentation et un vice de procédure, ne sont pas suffisamment précis. Concernant l'incompatibilité avec le SCoT, le tribunal juge, après analyse globale, que la suppression de l'OAP et la création d'emplacements réservés ne contrarient pas les objectifs de densification du schéma directeur. La décision s'appuie sur les articles L. 131-4 du code de l'urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DUFOUR