Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200771
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'une demande en responsabilité contre le département du Puy-de-Dôme suite à un accident de la route causé par la présence d'hydrocarbures sur une route départementale. La juridiction a jugé que le département, en tant que gestionnaire de la voirie, était responsable en raison d'un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public. Elle a condamné le département à indemniser la victime et son assureur pour leurs préjudices matériels, et à garantir les éventuelles condamnations au titre de la loi Badinter, rejetant les moyens de défense du département sur l'absence de faute de la victime.
Avocat : NOLOT
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200916
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante pour une chute sur un trottoir public verglacé. La juridiction a estimé que la commune de Riom n'était pas responsable, car la requérante n'a pas démontré de manière certaine le lien de causalité entre l'état du trottoir et son accident. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public et a jugé inopérants les moyens soulevés contre la décision de rejet implicite.
Avocat : SHVEDA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202418
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a statué sur une demande d'indemnisation de parents suite au décès de leur nouveau-né à l'hôpital. La juridiction a reconnu la responsabilité du centre hospitalier pour faute, en retenant une perte de chance de survie de l'enfant fixée à 50%. Elle a condamné l'établissement à indemniser les préjudices des parents et de l'enfant, en application des principes de la responsabilité hospitalière et du code de la santé publique.
Avocat : CHAMARD-CABIBEL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306180
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., un militaire contestant une sanction de vingt jours d'arrêts. Le juge a reconnu un vice de procédure, l'intéressé n'ayant pas été mis en mesure de préparer sa défense sur quatre des griefs retenus, en méconnaissance des articles L. 4137-1 et R. 4137-15 du code de la défense. Cependant, la sanction a été maintenue car les faits restants (une altercation dans la nuit du 17 au 18 mars 2023) étaient matériellement établis et suffisaient, à eux seuls, à justifier la décision.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500236
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie pour des travaux de terrassement non autorisés réalisés par M. D... sur une zone dunaire du domaine public maritime. Le tribunal a constaté que les faits, non contestés, constituent une infraction aux articles L. 2122-1 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Conformément à la demande du préfet et à la reconnaissance des faits par M. D..., le tribunal l’a dispensé de l’amende prévue à l’article L. 2132-26 du même code. Il a ordonné à M. D... de compléter, si nécessaire, les travaux de remise en état du site par des plantations de végétaux dunaires avant le 31 mars 2027, sous peine d’exécution d’office à ses frais.
Avocat : DESMONTS
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600204
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l’attribution d’un logement ou d’un hébergement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la décision de la commission de médiation ni d’un justificatif d’impossibilité, et la demande de régularisation adressée à la requérante est restée sans réponse. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2401930
Cette décision du Tribunal Administratif de Mayotte concerne une demande de provision formée par la SAS Edeis aéroport Mayotte, gestionnaire de l'aéroport, à l'encontre de la SARL SMIG CAPEX pour le non-paiement de redevances d'occupation du domaine public aéroportuaire, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Le juge des référés rappelle que, suite à l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire de la SARL SMIG CAPEX par le tribunal mixte de commerce, les dispositions des articles L. 622-21 et L. 622-22 du code de commerce interdisent toute action en justice tendant à la condamnation du débiteur au paiement d'une somme d'argent. En conséquence, la juridiction administrative se déclare incompétente pour statuer sur la demande de provision, cette compétence relevant désormais exclusivement de l'autorité judiciaire pour la constatation et l'admission de la créance.
Avocat : CHEVRIER ASSOCIES
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600719
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le requérant invoquait une atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), en raison de sa résidence à Mayotte depuis l'âge de 13 ans et de ses attaches scolaires et familiales. Le juge a estimé que ces allégations, non étayées par des pièces et imprécises quant à la nature des attaches invoquées, ne démontraient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : AHAMADA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209601
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B..., professeure contractuelle, d'une demande d'indemnisation pour faute de l'administration. Elle estimait que le rectorat l'avait induite en erreur en lui laissant croire, par des courriers et une attestation, qu'elle bénéficiait d'un congé de grave maladie, avant de lui réclamer le remboursement des sommes versées. Le tribunal a jugé que ces informations erronées constituaient une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute, sans qu'un texte spécifique soit cité dans l'extrait.
Avocat : BOUTANG
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501851
Rejet d'une requête pour irrecevabilité manifeste. Le Tribunal Administratif de La Réunion a constaté que Mme B... n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée de la commission de recours amiable de la CAF. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501753
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné la commune de Kani-Kéli à verser à la société MaoréDiscount une provision de 4 439,16 euros au titre d'une facture impayée de fourniture de matériel informatique. Le juge a estimé que la créance n'était pas sérieusement contestable, la commune n'ayant pas produit de mémoire en défense et la facture ayant été certifiée "service fait". La décision applique les articles L. 2192-10 et R. 2192-10 du code de la commande publique, qui fixent un délai de paiement de trente jours pour les pouvoirs adjudicateurs. La demande relative aux intérêts moratoires et à l'indemnité forfaitaire a été renvoyée à une évaluation ultérieure, le juge des référés ne pouvant statuer sur leur montant exact dans le cadre de la présente procédure.
Avocat : BUKULIN
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2403208
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie pour non-respect d’un feu rouge au port de Ouistreham. Le tribunal a constaté que les faits, établis par procès-verbal et non contestés, constituent une infraction aux articles L. 5337-1 et R. 5333-25 du code des transports ainsi qu’au règlement particulier de police du port. En application des articles L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques et R. 5337-1 du code des transports, M. C... a été condamné à une amende, dont le montant a été modulé en fonction de la gravité des faits.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2403209
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie pour des travaux d’enrochement et de mouvement de sable réalisés sans titre sur le domaine public maritime naturel à Cricqueboeuf. Le tribunal a constaté que l’action publique était prescrite, un délai de plus d’un an s’étant écoulé entre la constatation des faits en mai 2023 et le procès-verbal du 24 septembre 2024, en application des articles L. 2122-1 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a relaxé la commune de Cricqueboeuf et la société Legrix Estuaire des poursuites pénales. Toutefois, le tribunal a ordonné la remise en état des lieux sous astreinte, conformément à l’article L. 2132-26 du même code, en enjoignant aux contrevenants de déposer un projet d’enrochement auprès de la DDTM dans un délai de deux mois.
Avocat : DESMONTS
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600350
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d’une demande visant à faire cesser le blocage de son compte sur l’administration numérique des étrangers en France (ANEF) afin de renouveler sa carte de résident. Le préfet du Calvados ayant pris une décision favorable sur cette demande et mis le titre en fabrication, le juge a constaté que les conclusions aux fins d’injonction étaient devenues sans objet. En conséquence, l’ordonnance prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejette la demande de frais de justice.
Avocat : WAHAB
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201316
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête des ayants droit de M. B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contributions sociales et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus au titre de l'année 2015. Le tribunal a jugé que l'absence de notification de l'avis d'imposition aux requérantes, qui n'avaient pas informé l'administration du décès du contribuable, était sans incidence sur la régularité de la procédure. La solution s'appuie sur les articles L. 253 du livre des procédures fiscales et 1682 du code général des impôts.
Avocat : CABINET D'AVOCATS NATAF & PLANCHAT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600787
Le Tribunal Administratif de Dijon était saisi par M. C... d’un recours en plein contentieux visant à contester le refus d’enregistrer sa candidature sur une liste électorale pour les élections municipales de mars 2026. Le tribunal a rejeté la requête en considérant qu’elle était sans objet, dès lors que la liste déposée le 18 février 2026 ne comportait pas le nom de M. C... et qu’un récépissé définitif avait été délivré. Il a rappelé qu’en vertu de l’article L. 265 du code électoral, la déclaration de candidature ne peut résulter que du dépôt d’une liste mentionnant l’ensemble des candidats, ce qui n’était pas le cas en l’espèce.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504039
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de la famille B.... Cette décision fait suite à deux incendies survenus les 11 et 12 janvier 2025 dans leur propriété à Montauban, le second étant potentiellement lié à une faute d'intervention du service départemental d'incendie et de secours de Tarn-et-Garonne. Le tribunal a jugé la mesure utile malgré l'existence d'une expertise assurantielle, les parties ne parvenant pas à un accord. La mission de l'expert portera sur l'origine des incendies, les modalités d'intervention des secours et l'étendue des préjudices.
Avocat : SCP JEAY-MARTIN DE LA MOUTTE-JAMES-FOUCHER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601592
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme D... pour contester le refus de la sous-préfète de Saint-Girons d'enregistrer sa candidature sur une liste pour les élections municipales du Fossat, au motif de son inéligibilité fonctionnelle. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a jugé que le refus de délivrance du récépissé de candidature ne pouvait être contesté que par la voie d'un recours contre les opérations électorales elles-mêmes, et non par une action directe en annulation de cette décision préalable. Cette solution s'appuie sur les articles L. 255-4 et L. 265 du code électoral, qui réservent au juge de l'élection le contentieux de l'éligibilité.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505249
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une demande d’expertise médicale présentée par M. A..., policier adjoint en formation, dans le cadre d’un litige potentiel avec le ministère de l’intérieur sur son inaptitude aux fonctions. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la requête en estimant que la mesure d’expertise est utile, compte tenu des avis médicaux contradictoires et de la procédure de licenciement en cours. Il ordonne en conséquence une expertise pour déterminer l’aptitude de l’intéressé à ses fonctions et à un éventuel reclassement. En revanche, il rejette la demande de frais d’instance, aucune partie n’étant considérée comme perdante.
Avocat : STINCO
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601568
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Lézignan-Corbières sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater les désordres d'un immeuble présentant un risque pour la sécurité de ses occupants. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert. La mission de l'expert consiste à examiner l'immeuble, déterminer s'il existe un péril grave et imminent, et proposer des mesures pour y mettre fin.