Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401061

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour l'année 2023. Le tribunal a jugé que l'assujettissement était légal, car la communauté de communes a régulièrement supprimé l'exonération pour les zones non desservies par une délibération prise avant le délai légal. La décision s'appuie sur les articles 1520, 1521 et 1639 A bis du code général des impôts, qui établissent le caractère d'imposition et non de rémunération de la TEOM.

25 mars 2026• JUGE UNIQUE 1
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406739

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, visant à annuler les décisions du préfet de la Loire lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de la décision contestée était compétent et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en examinant la demande au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement ne méconnaissaient pas les droits du requérant, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : KADRI

25 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603340

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale de suspension et d'injonction, le juge a simplement donné acte de ce désistement. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais exposés par le requérant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GILLIOEN

25 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409221

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler l'invalidation d'un permis de conduire pour solde de points nul et les décisions de retrait de points sous-jacentes. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer partiel concernant plusieurs infractions, le permis du requérant ayant été rétabli avec un solde positif en cours de procédure. Sur le fond, il a annulé les retraits de points pour deux infractions (28 août 2023 à 13h46 et 10 novembre 2021) au motif que l'administration n'avait pas prouvé avoir délivré l'information préalable sur les conséquences pointuelles, en méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, formalité substantielle pour la régularité de la procédure.

Avocat : CABINET FRANCK COHEN AVOCAT

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416532

**Sujet principal** : Recours contre des décisions de retrait de points du permis de conduire et l'interdiction de conduire qui en découle. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation statuant en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le moyen tiré de l'absence de notification individuelle des retraits de points est inopérant, et que la contestation de l'imputabilité des infractions relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. Concernant le défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route), le tribunal reconnaît son caractère substantiel, mais son analyse complète sur ce point n'est pas reproduite dans l'extrait fourni. **Textes appliqués** : Code de la route (notamment articles L. 223-3 et R. 223-3) et code de justice administrative.

Avocat : MORAND-LAHOUAZI

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418231

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler les retraits de points de son permis de conduire et l'interdiction de conduire. Le tribunal a jugé que la décision de retrait du 6 juin 2024 était devenue sans objet suite à sa révocation par l'administration et à la restitution partielle de points. Il a également estimé que l'absence de notification individuelle de certains retraits antérieurs et le défaut d'information préalable lors des constatations d'infraction, prévus aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, n'affectaient pas la légalité de la procédure aboutissant à la perte de validité du permis.

Avocat : CABINET ARTAUD, BELFIORE, CASTILLON, GREBILLE-ROMAND (SCP)

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418266

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler les décisions de retrait de points et d'invalidation de son permis de conduire. Le juge a estimé que les garanties procédurales, notamment l'information sur les conséquences des infractions, avaient été respectées, en s'appuyant sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La juridiction a également déclaré irrecevables les conclusions relatives aux retraits de points antérieurs qui avaient déjà été restitués avant l'introduction du recours.

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418587

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre des décisions de retrait de points sur le permis de conduire. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer partiel concernant certaines infractions, en raison notamment de l'annulation d'une contravention et de la délivrance d'un nouveau permis probatoire. Pour les autres infractions, il a jugé que la délivrance de l'avis de contravention, prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et les articles A. 37-15 à A. 37-18 du code de procédure pénale, satisfaisait à l'obligation d'information préalable au paiement de l'amende forfaitaire.

Avocat : DE CAUMONT

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526603

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction estime que la décision, fondée sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers, a été prise par une autorité compétente et est suffisamment motivée, notamment au regard de l'absence de contrat de travail visé. Les griefs tirés d'une erreur d'appréciation ou d'une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) sont également écartés.

Avocat : TOMASI

25 mars 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600121

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et fondé sur un examen particulier de sa situation, et qu'il était légalement pris après le rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : KEUFAK TAMEZE

25 mars 2026• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600380

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'éloignement pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 7 décembre 2025 de la préfète de l'Essonne, considérant que la procédure était entachée d'un vice de forme, notamment une insuffisance de motivation et un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DANDALEIX

25 mars 2026• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600842

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un étudiant albanais, visant à annuler le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet de police avait légalement constaté que le requérant ne suivait pas d'études réelles et sérieuses et avait dépassé la limite légale de travail accessoire (60% de la durée annuelle), ne remplissant donc plus les conditions des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la compétence de l'autorité signataire et au vice de procédure, ont également été écartés.

Avocat : DELILAJ KLIT

25 mars 2026• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600849

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la situation du requérant, ressortissant malien, ne présentait pas de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois accordé au requérant l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET LFMA (SELARL)

25 mars 2026• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600861

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de M. A... et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas suffisamment motivé son refus en ne tenant pas compte de l'ensemble du parcours académique cohérent du requérant, qui inclut l'obtention d'une licence. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs aux conditions de délivrance et de renouvellement de la carte de séjour étudiant.

Avocat : REYNOLDS

25 mars 2026• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604727

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête d'un agent pénitentiaire demandant la suspension de son interdiction d'accès à son établissement. Le juge décline sa compétence territoriale, estimant que le litige relève du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en raison du lieu d'affectation du requérant dans les Hauts-de-Seine. La décision s'appuie sur les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative pour déterminer la compétence, et l'article R. 522-8-1 du même code pour rejeter les conclusions.

25 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607687

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de certificat de résidence. Le juge des référés a estimé que le requérant, présent en France depuis de nombreuses années et muni d'un récépissé, ne justifiait pas d'une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La juridiction a également écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, considérant que la délivrance d'un récépissé ne privait pas la requête de son objet.

Avocat : DJEMAOUN

25 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608129

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à contraindre le préfet de police à fixer un rendez-vous pour l'enregistrement d'une demande de titre de séjour et à délivrer un récépissé autorisant le travail. La juridiction a constaté que la préfecture avait, postérieurement à la requête, convoqué le demandeur, rendant ainsi sa demande d'injonction sans objet. Elle a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.

Avocat : CABINET LFMA (SELARL)

25 mars 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601374

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers la Croatie. Le requérant, un ressortissant soudanais, contestait notamment la motivation de la décision et son non-respect des dispositions du règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013). Le tribunal a admis le demandeur au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a jugé les moyens invoqués insuffisants pour annuler la décision de transfert.

Avocat : EDEN AVOCATS

25 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601469

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que le préfet avait procédé à l'examen particulier de la situation personnelle du requérant requis par les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : MUKENDI NDONKI JOSEPH

25 mars 2026• POLE URGENCES
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516184

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par le CROUS de Créteil d'une demande d'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement universitaire. Le juge, appliquant l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion en considérant l'urgence liée à la continuité du service public et l'absence de contestation sérieuse de la décision du CROUS. Il a toutefois accordé à l'occupant un délai pour quitter les lieux afin de tenir compte des exigences liées au respect de sa dignité.

25 mars 2026