Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602322
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir d'un ancien agent contractuel de la direction générale de l'armement (DGA) qui demandait sa réintégration et une indemnisation. Le tribunal estime que l'administration n'a commis aucune illégalité fautive, car l'agent n'a pas respecté la procédure formelle de demande de réemploi prévue par l'article 24 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986, malgré des échanges informels antérieurs. La décision s'appuie sur ce décret et sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter des moyens jugés manifestement infondés.
Avocat : P & A SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602354
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait la redevance d'enlèvement des ordures ménagères (REOM) mise à sa charge. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du litige, considérant que ce service, financé par une redevance calculée en fonction du service rendu, revêt un caractère industriel et commercial. Par conséquent, la compétence pour juger ce contentieux relève de la juridiction judiciaire, conformément aux articles L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales et 1520 du code général des impôts.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2104417
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus d'inscrire à l'ordre du jour une demande de modification du PLU de Sévrier. Le tribunal a jugé que le vice-président de la communauté d'agglomération du Grand Annecy était compétent pour prendre cette décision de refus et que ce refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives à la délégation de signature et sur le code de l'urbanisme concernant le contenu et la modification des plans locaux d'urbanisme.
Avocat : LAUMET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200606
La société RTZ Corp contestait devant le **Tribunal administratif de Grenoble** la fermeture administrative de son restaurant-bar ordonnée par le préfet pour non-respect des obligations relatives au passe sanitaire. Le tribunal a **rejeté sa requête**, considérant que l'arrêté préfectoral était légal au regard des dispositions de la **loi du 31 mai 2021** et du **décret du 1er juin 2021** qui imposaient le contrôle du passe sanitaire dans les établissements de restauration. La demande d'indemnisation a également été rejetée.
Avocat : MARIN PACHE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400932
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la demande d'indemnisation de M. B... visant à engager la responsabilité de la préfecture de Haute-Savoie pour une erreur administrative dans la gestion de la suspension de son permis de conduire. Le tribunal a jugé que les préjudices allégués (manque à gagner, frais de défense, troubles dans les conditions d'existence et préjudice moral) n'étaient pas établis avec suffisamment de certitude et que le lien de causalité direct avec la faute administrative n'était pas démontré. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de justice administrative.
Avocat : MENIRI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401400
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus préfectoral d'échanger un permis de conduire marocain. Le juge a estimé que la demande, déposée le 19 février 2016, était tardive au regard de l'article 4 de l'arrêté du 12 janvier 2012, le délai d'un an ayant commencé à courir à compter du début de la résidence normale en France, fixé au 7 juillet 2014. L'acquisition de la nationalité française en 2015 et la production d'un relevé d'information intégral n'ont pas été jugés de nature à modifier cette qualification ou à constituer un titre de conduite.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402081
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du maire de Chamonix-Mont-Blanc refusant un permis de construire pour trois maisons mitoyennes. Le juge a estimé que les motifs du refus, tirés d'une prétendue méconnaissance des articles UE 4 et UE 12 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), étaient erronés en droit. Il a constaté que le projet prévoyait bien les raccordements aux réseaux et que, constituant trois habitations individuelles et non un immeuble collectif, il respectait les règles de stationnement.
Avocat : ASTERIO - CABINET D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402699
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme C... visant l'annulation d'un arrêté préfectoral restreignant son permis de conduire aux véhicules équipés d'un éthylotest antidémarrage. La juridiction a écarté les moyens soulevés, estimant que le signataire de l'arrêté était compétent par délégation, que l'urgence justifiait l'absence de procédure contradictoire préalable (article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration), et que la situation professionnelle de la requérante ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. La décision de police administrative, fondée sur le code de la route, est ainsi maintenue.
Avocat : RONDET
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502994
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La décision est rejetée pour irrecevabilité manifeste, principalement car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation et agit au nom d'un tiers sans en avoir le droit, méconnaissant ainsi les articles R. 412-1 et R. 431-2 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600415
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de Mme C... pour irrecevabilité. La requérante, qui demandait une injonction au préfet pour son relogement, n'a pas produit l'intégralité de la décision de la commission de médiation, malgré une mise en demeure. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour constater ce défaut de régularisation procédurale.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600762
La requête de Mme C... visant à obtenir son relogement a été rejetée par le Tribunal Administratif de Nice pour irrecevabilité manifeste. La requérante n'a pas produit, malgré une mise en demeure, l'intégralité de la décision de la commission de médiation, pièce nécessaire à l'examen de son recours. Le tribunal a fondé sa décision sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, qui exigent le dépôt de l'acte attaqué et permettent le rejet des requêtes non régularisées.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600773
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion "stationnement". La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable car la requérante, bien qu'invitée à régulariser, n'a pas produit le recours administratif préalable obligatoire ou la décision le rejetant, comme l'exigent les articles R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles et R. 412-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600866
Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de M. A... en ordonnance de référé. Le sujet principal est la demande d'injonction au préfet de procéder à un relogement d'urgence. La juridiction a retenu l'irrecevabilité manifeste de la requête car le requérant n'a pas produit, malgré une mise en demeure, l'intégralité de la décision de la commission de médiation, pièce obligatoire en vertu des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1, 4°, du même code.
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400558
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre un licenciement prononcé au cours d'une période d'essai par un centre hospitalier universitaire (CHU). **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de licenciement du 19 avril 2024 pour vice de forme, en raison de son absence de motivation, ce qui constitue une méconnaissance de l'article 7 du décret n°91-155 du 6 février 1991. Il rejette en revanche les autres moyens soulevés par la requérante (détournement de pouvoir, erreur d'appréciation, irrégularités de l'entretien préalable). **Textes appliqués** : Article 7 du décret n°91-155 du 6 février 1991 relatif aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière et dispositions du code de justice administrative.
Avocat : MINIER MAUGENDRE ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401176
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par un ancien fonctionnaire d'une Chambre de Commerce et d'Industrie suite à l'annulation de sa radiation pour abandon de poste. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'indemnisation. Il reconnaît l'illégalité de la décision de radiation (confirmée par un arrêt de la CAA de Bordeaux), constituant une faute. Cependant, il estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'un préjudice direct et certain résultant de cette illégalité, notamment concernant le harcèlement moral allégué. **Textes appliqués** : Statut du personnel des chambres de commerce et d'industrie (articles 28 et 33) et principes généraux de la responsabilité administrative pour faute.
Avocat : HODEBAR-LOUIS
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500516
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté litigieux. Il écarte tous les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, défaut d'examen sérieux de la situation personnelle, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3 de la CIDE). **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et suivants), la Convention européenne des droits de l'homme (article 8) et la Convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400275
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler sa radiation des cadres de la région Guadeloupe pour abandon de poste. La juridiction a jugé que la procédure de radiation, fondée sur une absence non justifiée malgré une mise en demeure, était régulière et que le retrait ultérieur de l'acte de réintégration par l'administration était légal. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables pour défaut de demande préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à l'abandon de poste.
Avocat : EROSIE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601043
**Sujet principal** : Demande en référé d'un réfugié pour enjoindre au préfet de Mayotte de lui délivrer un titre de séjour et un titre de voyage. **Juridiction** : Tribunal administratif de Mayotte (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est compétent pour ordonner au préfet de fixer un rendez-vous à l'étranger dans un délai bref, notamment lorsque des dysfonctionnements administratifs l'empêchent d'accomplir les formalités en ligne et portent atteinte à ses droits dans un contexte d'urgence. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délivrance de la carte de résident pour réfugié dans un délai de trois mois).
Avocat : EKEU
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2401615
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal constate que la requérante n'a pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire auprès du ministre chargé des naturalisations, tel que prévu par l'article 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. La requête est donc jugée manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502475
**Sujet principal** : Recours contre le classement sans suite d'une demande d'acquisition de la nationalité française pour dossier incomplet. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. Le juge estime que le classement sans suite, intervenu après défaut de production d'un extrait de casier judiciaire étranger demandé, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative (irrecevabilité manifeste) et article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 (classement sans suite pour dossier incomplet).