Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2410277
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que l'administration avait correctement appliqué les critères légaux, en l'occurrence ceux définis par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision confirme que l'octroi de cette carte est subordonné à la démonstration d'une réduction importante et durable de la mobilité pédestre répondant aux conditions strictes fixées par ces textes.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404161
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision ministérielle ayant entraîné la perte de validité du permis de conduire du requérant. Le juge a retenu que l'administration avait commis une erreur majeure en indiquant au conducteur un nombre de points erroné, ce qui l'avait induit en erreur sur la nécessité et les effets d'un stage de récupération de points. En conséquence, le tribunal a annulé le refus de prise en compte de ce stage et la décision de solde nul, et a enjoint au ministre de l'Intérieur de rétablir trois points sur le permis.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403716
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... qui contestait le retrait de trois points sur son permis de conduire. Le juge estime que la réalité de l'infraction (usage du téléphone au volant) est légalement établie par l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, conformément aux articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route. Il déclare par ailleurs incompétent pour statuer sur l'imputabilité de la contravention, cette question relevant du tribunal de police aux termes des articles 521 et 522 du code de procédure pénale.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406628
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que l'état de santé du requérant ne remplissait pas les critères stricts de mobilité pédestre réduite définis par l'arrêté du 3 janvier 2017, pris en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. La décision administrative, fondée sur l'avis de la commission départementale, est donc confirmée.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406441
Le Tribunal Administratif de Grenoble donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui avait saisi la justice pour contester la perte de points sur son permis de conduire. La procédure est ainsi close sans examen du fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403107
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus préfectoral d'échanger son permis de conduire suisse. Le tribunal a jugé que la demande, déposée le 3 janvier 2023, était tardive car l'intéressé, de double nationalité franco-suisse, s'était établi en France le 31 décembre 2021 et devait effectuer sa demande dans l'année suivant cette date, conformément à l'article 4 de l'arrêté du 12 janvier 2012. Le motif de refus fondé sur ce délai a donc été considéré comme légal.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401986
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour sept mois suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, la durée de la suspension étant justifiée par le barème départemental et l'historique du conducteur. Les circonstances personnelles (situation familiale et professionnelle) invoquées par le requérant n'ont pas été retenues comme affectant la légalité de la mesure de police prise en application du code de la route.
Avocat : CABINET KIRMEN & LEFEBVRE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400914
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la suspension de son permis de conduire pour dix mois. Le juge a estimé que la durée de dix mois, fixée par le préfet de la Haute-Savoie, était légale car elle s'appuyait sur le barème départemental applicable en cas de récidive d'un excès de vitesse de plus de 40 km/h dans un délai de cinq ans. Les arguments personnels du requérant et sa contestation fondée sur l'article L. 224-8 du code de la route (limitant la suspension à six mois) ont été écartés, l'administration ayant établi l'existence d'une infraction similaire antérieure.
Avocat : VERCELLONE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300974
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite d'abroger un Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant le zonage et une prétendue erreur de procédure, n'étaient pas fondés. Il a également déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'annulation de la délibération réapprouvant le PLUi, celle-ci ayant déjà été annulée par des jugements antérieurs définitifs.
Avocat : SELARL DL AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207504
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le PLUi de Chautagne et son classement de parcelles en zone naturelle. La juridiction estime que les modifications apportées au plan après l'enquête publique ne remettent pas en cause son économie générale et que le classement contesté est justifié au regard de la protection du site et des objectifs de modération de la consommation foncière, conformément aux dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 151-24.
Avocat : CABINET CCMC - CAPRON - MANIEUX - CHOPINEAUX
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204635
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Hôtel de l'Arve visant à annuler un arrêté municipal de sursis à statuer sur une demande de permis de construire. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, était légal, suffisamment motivé et émis par une autorité compétente. Il a estimé que le projet de construction, en augmentant significativement la capacité hôtelière, était de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan local d'urbanisme en cours d'élaboration.
Avocat : SCP ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602199
**Sujet principal** : Le Tribunal Administratif de Rennes statue sur une requête contestant les résultats des élections municipales de 2026 à Landudal et rejetant des "plaintes" connexes. **Juridiction & Solution** : Par ordonnance, le tribunal rejette l'ensemble de la requête. Il déclare incompétent pour connaître des "plaintes" à caractère pénal, qui relèvent de la juridiction judiciaire. Concernant le contentieux électoral, il rejette la contestation comme irrecevable pour tardiveté (délai de recours expiré) et infondée, notamment parce que les allégations d'inéligibilité (liées à des "fautes lourdes" ou des "faux") ne correspondent à aucune cause d'inéligibilité prévue par le code électoral. **Textes appliqués** : Les articles R. 222-1 du code de justice administrative (pour le rejet par ordonnance) et les articles L. 252, L. 260 et L. 258 du code électoral (pour les règles applicables aux élections municipales dans les communes de moins de 1000 habitants).
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602165
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple formé par le requérant dans le cadre d'un recours en annulation d'une élection municipale. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203687
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite d'abroger le classement de deux parcelles en zone agricole protégée (Ap) dans un PLUi. La juridiction estime que le classement contesté n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation et est conforme aux dispositions de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme, compte tenu des caractéristiques agronomiques, paysagères et de la localisation des parcelles. Les conclusions tendant à une injonction et à l'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.
Avocat : SELARL DL AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202966
**Sujet principal** : Demande en indemnisation d'une société exploitant un hôtel-restaurant contre une commune, pour préjudice économique lié à l'interdiction d'accès à un sentier touristique (chute de la Druise) et au maintien de barrières après la levée de l'interdiction. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (8ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'indemnisation. Il considère que la société ne démontre pas le lien de causalité entre les mesures prises par la commune (arrêtés d'interdiction et barrières) et la baisse de son chiffre d'affaires, cette dernière pouvant s'expliquer par d'autres facteurs comme la crise sanitaire. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde sur les principes généraux de la responsabilité administrative, exigeant la preuve d'un préjudice certain et d'un lien de causalité direct, sans référence à un texte spécifique de rupture d'égalité devant les charges publiques dans les motifs essentiels.
Avocat : SELARL CABINET CHAMPAUZAC
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601981
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E... visant à annuler son arrêté d'assignation à résidence. Le juge a estimé que l'arrêté, pris par une autorité compétente en vertu d'une délégation, était suffisamment motivé et ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 731-1 et suivants) et considère que la mesure est proportionnée au regard de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BEGUIN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601839
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contestant son assignation à résidence. Le juge a constaté que le requérant n'avait formulé aucune conclusion ni moyen en vue de l'annulation de l'arrêté préfectoral, et ne s'était pas présenté à l'audience. La requête a donc été jugée irrecevable et rejetée en application des dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601740
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet des Côtes-d'Armor avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée et du séjour irréguliers du requérant. Il a également estimé que la motivation de l'arrêté, qui détaillait la situation personnelle et les risques de soustraction à l'éloignement, était suffisante et que les moyens tirés de la méconnaissance des droits procéduraux ou des conventions internationales n'étaient pas fondés.
Avocat : JEANMOUGIN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507439
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait, par la voie du recours pour excès de pouvoir, des décisions fiscales (une acceptation partielle de réclamation et une mise en demeure de payer). Le tribunal rappelle que ces actes, non détachables des procédures d'imposition et de recouvrement, ne sont pas susceptibles d'un tel recours et relèvent des voies de contentieux spécifiques prévues par le livre des procédures fiscales. La décision s'appuie sur les articles L. 190 et suivants et L. 281 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BLEVIN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602463
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un titre de perception émis contre la SARL Le Tavla. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la société n'a pas démontré que le paiement de l'amende administrative de 20 500€ porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation économique. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative ainsi que sur les dispositions du livre des procédures fiscales relatives aux titres de perception.
Avocat : EPAILLY