Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307335
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante auprès de l'ONIAM. Le juge a considéré que les préjudices allégués relevaient d'un échec thérapeutique et non d'un accident médical non fautif ouvrant droit à la solidarité nationale au sens des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique. Les conclusions visant à faire homologuer un rapport d'expertise ont également été déclarées irrecevables, cette demande n'étant pas de la compétence du juge administratif.
Avocat : DE SCHRYVER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503507
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus d'attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville à un éducateur de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulouse (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il juge que le bénéfice de la NBI est attaché à l'emploi et aux fonctions effectivement exercées, et non au seul lieu d'affectation dans le ressort d'un contrat local de sécurité. **Textes appliqués** : Loi n°91-73 du 18 janvier 1991 (article 27), décret n°93-522 du 26 mars 1993 (article 1er), et décret n°2001-1061 du 14 novembre 2001 (articles 1er et 4, et son annexe). Le tribunal interprète ces textes comme conditionnant l'attribution à l'exercice effectif de fonctions spécifiques dans le cadre de la politique de la ville.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404304
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B..., éducatrice PJJ, qui contestait l'arrêté ministériel du 3 mai 2024 mettant fin à sa nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. La juridiction a jugé que l'arrêté était légal, car l'agent n'exerçait plus ses fonctions dans le ressort d'un contrat local de sécurité (CLS), condition d'attribution prévue par le décret du 14 novembre 2001. Elle a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'autorité de la chose jugée d'un jugement antérieur, celui-ci n'ayant pas définitivement statué sur son droit à la NBI.
Avocat : CABINET LABRY - NORAY ESPEIG
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300610
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté les requêtes de la SCI MJE visant à annuler trois arrêtés préfectoraux (amendes et astreinte) pour exploitation illégale d'une installation de transit de déchets. La juridiction a jugé que la société, en tant que propriétaire du site, était responsable des manquements constatés, notamment la présence de déchets sans autorisation, et que les moyens soulevés (procédure irrégulière, prescription) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement relatives à la responsabilité du détenteur des déchets et à la police des installations classées.
Avocat : SELARLU BOUCHE JEAN-PAUL
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502252
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus d'attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville à un éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'octroi de la NBI, régi par le décret du 14 novembre 2001, est subordonné à l'exercice effectif et à titre principal des fonctions dans le ressort d'un contrat local de sécurité (CLS) en vigueur. Or, le requérant n'apporte pas la preuve que son unité d'affectation (UEMO Toulouse La Gare) intervenait principalement dans le ressort d'un CLS encore exécutoire après le 1er novembre 2021, date à laquelle il réclamait le bénéfice de l'indemnité. **Textes appliqués** : Loi n°91-73 du 18 janvier 1991 (article 27), décret n°93-522 du 26 mars 1993 (article 1er), décret n°2001-1061 du 14 novembre 2001 et son arrêté d'
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503932
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et une autorisation de travail et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le préfet avait correctement appliqué les conditions légales, notamment celles de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et des articles du code du travail (L. 5221-2 et R. 5221-20), qui subordonnent la délivrance d'une autorisation de travail à la présentation d'un contrat visé et au respect des conditions du marché de l'emploi. La décision conclut que le refus de régularisation n'était pas entaché d'erreur de droit ou de détournement de pouvoir.
Avocat : BAUMHAUER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402370
**Sujet principal** : Demande en responsabilité contre une commune suite à un accident de la circulation causé par des plaques métalliques sur la chaussée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre, magistrat statuant seul). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir soulevée par la commune et met hors de cause la communauté d'agglomération. Il retient la responsabilité de la commune d'Avignon, considérant que le lien de causalité entre l'ouvrage public (plaques métalliques) et le dommage est établi, et que la commune n'apporte pas la preuve d'un entretien normal de la chaussée ou d'une faute de la victime. **Textes appliqués** : Article R. 411-1 du code de justice administrative (règles de recevabilité de la requête) et principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics (charge de la preuve).
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500686
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance et d'action de la Grand Belfort Communauté d'Agglomération dans son litige contre Groupama Grand Est relatif à un sinistre de grêle. La juridiction a rejeté la demande de Groupama Grand Est de voir condamner la collectivité à lui verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code, qui permet au juge de constater un désistement et de statuer sur les seules questions résiduelles de frais.
Avocat : DA ROS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601161
Le Tribunal administratif de Dijon rejette la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre d'un ressortissant malien. La juridiction écarte l'exception d'incompétence territoriale, estimant être compétente car l'assignation est située dans son ressort. Elle rejette également les moyens de droit soulevés, notamment ceux relatifs à la délégation de signature et au droit d'être entendu, en s'appuyant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.
Avocat : CISSE BALLA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601149
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande d'annulation des arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence d'un ressortissant tunisien en situation irrégulière. La juridiction estime que le préfet était compétent pour signer les décisions et que l'ingérence dans la vie privée, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, est proportionnée, compte tenu de la situation personnelle du requérant, de son séjour irrégulier et de son implication dans des faits de fraude documentaire. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : NDONG NDONG PIERRE
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600606
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre le refus de sa candidature à un détachement dans la police nationale. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater ce désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600664
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Corte de désigner une experte. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état d'un immeuble présentant un risque pour la sécurité et à proposer des mesures pour y remédier. La mission d'expertise, régie par les articles R. 531-1 et suivants du code de justice administrative, doit être réalisée dans un délai de vingt-quatre heures.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600481
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'admission exceptionnelle au séjour et l'assignation à résidence d'un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé la décision de refus de séjour, considérant que l'administration n'avait pas suffisamment motivé son refus au regard des liens personnels et familiaux du requérant en France, et n'avait pas procédé à la consultation obligatoire de la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 435-1 du CESEDA. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation de l'assignation à résidence, estimant que cette mesure était justifiée par la perspective d'un éloignement effectif.
Avocat : MAESTRINI
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503705
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande d'une étudiante visant à enjoindre à la Rectrice de l'académie de Normandie de formuler trois propositions d'admission en Master 1. Le juge estime que la requête, fondée sur les articles L. 612-6 et R. 612-36-3 du code de l'éducation, se heurte à une contestation sérieuse quant à l'urgence et à l'utilité de la mesure sollicitée, notamment au regard des capacités d'accueil des formations.
Avocat : SARL RD AVOCAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604274
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision municipale refusant le renouvellement d'une autorisation d'occupation du domaine public pour une terrasse de restaurant. Le juge a déclaré la requête irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604273
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision municipale refusant le renouvellement d'une autorisation d'occupation du domaine public pour une terrasse de restaurant. Le juge constate que la requête en référé n'est pas accompagnée de la copie de la requête au fond, ce qui la rend irrecevable au regard des articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative. Par conséquent, il n'est pas procédé à l'examen des conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602592
Sujet principal : Demande d'annulation d'une décision de mise à charge d'un indu d'aide personnelle au logement. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (formation de jugement non précisée). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, et la notification de cette demande est jugée régulière. Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, relatifs au rejet des requêtes irrecevables et à l'obligation de joindre la décision attaquée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515663
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant du contentieux général de la sécurité sociale. La compétence appartient au tribunal judiciaire, conformément aux articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515498
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre la CAF des Bouches-du-Rhône. Le litige porte sur le recouvrement d'une pension alimentaire par l'ARIPA, un sujet qui relève exclusivement de la compétence de l'autorité judiciaire. La juridiction administrative se déclare donc incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les articles L. 582-1 du code de la sécurité sociale et 373-2-2 du code civil confirmant la compétence du juge aux affaires familiales.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605039
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. E... B... visant à annuler son arrêté de reconduite à la frontière. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral du 20 mars 2026 était légal, notamment car il était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente en vertu d'une délégation. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'accord franco-algérien.
Avocat : LLINARES