Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605359
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la convocation en préfecture en vue de la délivrance d'un certificat de résidence portant la mention "commerçant". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que la requérante, Mme A..., qui sollicite un premier titre de séjour "commerçant" et non un renouvellement, n'apporte pas la preuve de circonstances particulières caractérisant une urgence justifiant une injonction à très bref délai. Ses arguments (erreur administrative, impossibilité de déposer une nouvelle demande, impact sur une demande de naturalisation) ne sont pas suffisants pour établir l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CHAIB HIDOUCI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605346
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'injonction visant à contraindre le préfet à convoquer une ressortissante étrangère pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée en l'absence d'éléments suffisants sur la situation professionnelle de la requérante. En revanche, celle-ci a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : KORCHI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605075
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment en raison de la délivrance postérieure d'une autorisation provisoire de séjour, et n'a donc pas examiné l'existence d'un doute sérieux sur la légalité. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET URIELLE ADANDÉ
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604655
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à la requérante une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté que le récépissé délivré, bien que valide, ne mentionnait pas explicitement l'autorisation de travail, constituant ainsi un défaut partiel d'exécution et un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Par conséquent, le tribunal a modifié l'injonction initiale pour ordonner la délivrance d'un document portant expressément cette mention, sous astreinte, et a mis une partie des frais à la charge de l'État.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604490
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de M. B... Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus, au regard notamment des conditions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : JEANMOUGIN FÉLIX
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604464
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet du Val-d'Oise de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Considérant que l'administration n'avait pas statué sur la demande de titre de séjour de la requérante depuis plus de 17 mois, le juge a modifié l'injonction initiale en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a ainsi ordonné au préfet de réexaminer et de statuer expressément sur la demande dans un délai d'un mois, sans prononcer d'astreinte, et a mis une somme de 1 000 euros à la charge de l'État au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : FAZOLO
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604413
**Sujet principal** : Demande en référé d'une ressortissante russe pour enjoindre au préfet de délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, dans le cadre du renouvellement de sa carte de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande. Il estime que la requérante n'a pas démontré que sa situation relevait de l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment en ne prouvant pas que son employeur était sur le point de suspendre son contrat de travail. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé "mesures utiles") et articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (modalités de dépôt des demandes de titre de séjour).
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604365
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet du Val-d'Oise pour inexécution d'une précédente ordonnance. Le requérant s'étant désisté après que l'administration eut délivré un titre de séjour provisoire, le juge a donné acte de ce désistement partiel. Il a néanmoins condamné l'Etat à verser au requérant la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans le litige.
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604346
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que, du fait du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, une décision implicite de rejet était née. Or, l'injonction sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, sauf à prévenir un péril grave.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604277
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait des injonctions pour obtenir le versement de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a estimé que les litiges relatifs à l'AAH relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. Par conséquent, la demande était irrecevable devant la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604048
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son défaut partiel d'exécution par le préfet. Le juge a assorti d'une astreinte l'injonction faite au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de la requérante, étrangère en attente de décision sur son droit au séjour. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative et condamne l'État à verser une somme au titre des frais exposés.
Avocat : FUNCK
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602204
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a retenu un moyen d'ordre public, substituant l'article L. 551-15 du CESEDA à l'article L. 551-16 invoqué par l'administration, et a jugé que la décision était entachée d'une erreur de droit. Le requérant a également été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : KA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600525
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. B... Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la situation irrégulière de l'intéressé et de la menace pesant sur son emploi, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MORIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600503
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du CJA), rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, bien que dans une situation précaire, n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisamment caractérisée pour justifier la mesure, notamment au regard de l'absence de menace d'éloignement immédiat. Il considère également que les moyens soulevés contre la légalité de la décision préfectorale ne sont pas de nature à créer un doute sérieux.
Avocat : BAKIR
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600494
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "recherche d'emploi – création d'entreprise". Le juge a estimé que le requérant, dont la précédente carte de séjour "étudiant" était expirée, ne justifiait pas d'une situation d'urgence suffisante au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, car son cas ne constituait pas un renouvellement de titre. Aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'a été retenu.
Avocat : BAKIR
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2525167
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une demande de liquidation d'une astreinte pour inexécution tardive d'une injonction. Le juge a rejeté la requête de Mme B..., considérant que l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2025, bien que tardif, constituait une exécution de l'ordonnance lui enjoignant de réexaminer sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 911-7 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : GRISOLLE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523146
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'une décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale" et de délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision implicite de rejet. Il enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à la requérante une carte de séjour pluriannuelle portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois, constatant qu'elle remplit les conditions légales (mariage avec un ressortissant français, communauté de vie persistante). **Textes appliqués** : Articles L. 423-1, L. 411-4 (10°), R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : TOUJAS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517725
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... E... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le refus était légal, notamment car la requérante, bien qu'entrée régulièrement avec un visa de long séjour "mineur scolarisé", ne justifiait pas de la poursuite d'études supérieures ininterrompues depuis l'âge de seize ans, condition exigée par les articles L. 311-1, L. 412-1 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour déroger à l'exigence d'un nouveau visa. Les autres moyens, dont l'incompétence de la signataire et le défaut de motivation, ont également été écartés.
Avocat : MAILLET
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2512013
**Sujet principal** : Recours contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à un ressortissant algérien. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le refus de titre de séjour est légal, car le préfet a procédé à un examen particulier de la situation et a motivé sa décision en relevant l'absence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant une régularisation. L'OQTF est donc fondée. **Textes appliqués** : Article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à l'admission exceptionnelle au séjour, et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le juge a contrôlé l'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet.
Avocat : PARASTATIS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511705
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... D... visant à annuler l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour prononcées par le préfet des Hauts-de-Seine. La juridiction a jugé que le préfet était compétent pour prendre ces décisions après le rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), et que la motivation était suffisante au regard des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et la demande de provision pour frais d'avocat ont également été rejetées.
Avocat : AMZALLAG